Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
De Yagg Publié par Judith Silberfeld
http://yagg.com/2010/06/04/les-sein…
Pour le procureur de Nancy, qui refuse la demande de changement d’état civil de Delphine Ravisé-Giard, la réponse semble être positive.
Ne pouvant plus exiger d’opération de réassignation sexuelle pour refuser la modification de l’état civil d’une personne trans’, comme l’a rappelé le ministère de la Justice le 25 mars dernier, le procureur de Nancy a trouvé une nouvelle façon de rejeter la demande de Delphine Ravisé-Giard : « En l’absence de pièces démontrant l’irréversibilité du processus du fait d’une hormonothérapie et d’opérations plastiques telles que, par exemple, la pose de prothèses mammaires et une modification esthétique du visage, il ne parait pas qu’il puisse être fait droit à la requête de l’appelant ».
Pour être une femme, il faut donc des seins qui se voient. Allez dire ça à Jane Birkin ou à Keira Knightley…
« À partir de quelle taille de bonnets la requérante peut- elle avoir son « brevet d’état de féminité » ?
Cette grosseur de bonnets sera-t-elle fixée nationalement par la ministre de la Justice, ou dépendra-t-elle des appréciations et des goûts personnels de chaque Procureur ?, » ironise, avec une amertume compréhensible, l’association Trans Aide, dont Delphine Ravisé-Giard est membre.
« Notre association rappelle que les bases d’un changement d’état civil pour les personnes transgenres devraient être, partout en Europe et donc en France, celles qui ont été définies dès 2009 par le Commissaire aux droits de l’Homme, M. Thomas Hammarberg, dans ses recommandations aux pays membres du Conseil de l’Europe, et qui stipulent que le changement d’état civil ne doit pas être soumis à une obligation légale de stérilisation ou tout autre traitement médical. »

Têtu Par Gwenaël André samedi 21 novembre 2009,
L’adjudante transgenre de la base aérienne de Toul (en photo à gauche), à qui l’Armée de l’air avait accordé le « statut » de femme, s’est vue retirer ses papiers militaires féminins. Elle doit reprendre son ancienne identité masculine, suite à une décision de justice.
L’adjudante Delphine Ravisé-Giard (en photo au second plan, derrière Stéphanie Nicot, porte-parole de Trans Aide) paie cher sa demande de changement d’Etat civil effectuée, cet été, devant la chambre civile du tribunal de Nancy. La jeune femme souhaitait régulariser une situation acceptée depuis près de deux ans par l’Armée de l’Air, sa hiérarchie de la base aérienne 133 de Toul, ses collègues.
En février 2008, Thierry est devenu Delphine avec tenue de travail, badges et papiers militaires féminins (lire TÊTU d’octobre 2008).
Mais le tribunal nancéien a rejeté la demande de changement d’Etat civil, au motif que l’adjudante de 40 ans refuse de produire tout certificat médical attestant d’une opération chirurgicale, cela « au nom des libertés fondamentales ».
Conséquence : « L’armée de l’air ne pouvait se soustraire à une décision de justice et il a été décidé que cette personne retrouve son identité initiale qui est masculine », fait savoir le Sirpa Air.
Tenue, badge et papiers militaires repassent au masculin
Delphine a été alertée aussi humainement que possible par sa hiérarchie de la base de Toul, mais le choc a été rude, il y a quelques jours, en découvrant sur sa solde le prénom de Thierry.
Extrême raffinement, on lui a retiré la prime de sous-vêtements féminins accordée aux femmes militaires, et on lui a même imputé le remboursement de toutes celles qu’elle avait « indûment » perçues depuis deux ans !
Delphine, sous le choc, est en arrêt maladie. Son badge et ses papiers militaires sont également redevenus masculins.
L’Armée lui consent juste le droit de travailler en vêtements féminins. Son avocat, Me Emmanuel Pierrat, vient d’adresser à l’administration une mise en demeure de respecter la vie privée de Delphine.
« Elle ne peut pas travailler comme ça ! C’est comme si on la harcelait tous les jours », dénonce Stéphanie Nicot, porte parole de Trans Aide. Et d’assurer que « l’Armée de l’Air a toujours été correcte, c’est devenu un problème politique à partir du moment où Delphine a entamé une procédure judiciaire pour légaliser son changement d’identité. Il est clair que les consignes viennent du gouvernement et du cabinet d’Hervé Morin ».
La Fédération LGBT vient d’adresser une lettre au ministre de la Défense, « pour l’honneur d’un militaire ». Tandis que Delphine se réfugie dans le silence…

"La violence contre les homosexuels n’est autre que la manifestation de la haine contre la partie de soi, homosexuelle que l’on voudrait effacer, ce mécanisme de défense permettrait de réduire l’angoisse intérieure de s’imaginer soi-même en train de désirer un individu du même sexe, l’homophobie est un dysfonctionnement psychologique" Daniel Borillo