Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Les candidats à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2012 avancent en terrain miné lorsqu’ils parlent religion, avortement, mariage homosexuel ou contraception, des sujets parfois controversés qui risquent de leur aliéner l’électorat centriste, selon des experts.
E-llico.com
Mis en ligne le 29/02/2012
L’éventail des thématiques conservatrices a refait surface dans la campagne républicaine et les attaques contre la contraception, l’avortement, ou le mariage homosexuel sont devenues autant d’armes pour critiquer la politique sociale de l’administration.
Mais certains conservateurs sont inquiets à l’idée de voir s’envoler les voix des électeurs républicains modérés, des indépendants ou encore celles des femmes.
Selon Henry Olsen, du cercle de réflexion conservateur American Enterprise Institute (AEI), les seuls gagnants d’une campagne menée sur ces sujets pourraient bien être les démocrates.
"Dans l’ensemble, les démocrates préféreraient faire campagne sur les questions sociales plutôt que sur l’économie", a-t-il dit.
Le débat s’est orienté ces dernières semaines vers les valeurs morales avec notamment une polémique sur le remboursement de la contraception.
En pleine campagne pour les élections de novembre 2012, les républicains s’opposent à la volonté de l’administration d’appliquer des dispositions sur le remboursement de la contraception issues de la réforme de l’assurance-maladie promulguée en 2010.
Le candidat conservateur Newt Gingrich, catholique de confession, a déclaré récemment que Barack Obama avait entrepris "une guerre contre l’église catholique".
De son côté, Mitt Romney, un mormon habituellement modéré dans ses déclarations, a accusé Obama lors d’un débat la semaine dernière de vouloir saper "la conscience religieuse, la liberté religieuse, la tolérance religieuse".
L’ultra-conservateur chrétien Rick Santorum, auteur de retentissants succès ces derniers temps, a été le plus actif sur le sujet.
Récemment, il a reproché au président américain de faire la promotion d’une "théologie bidon" à travers ses politiques sur l’environnement.
Rick. Santorum, fervent catholique et père de sept enfants, a aussi qualifié les écoles publiques "d’usines" et estimé que le financement public des écoles était un "anachronisme".
La presse américaine a fait référence la semaine dernière à des propos controversés prononcés en 2008 par Santorum lors d’un discours dans une université catholique.
Ce dernier avait alors dit que "Satan a les Etats-Unis dans le collimateur".
Au Congrès, les républicains y vont aussi de leur couplet en s’attaquant au financement de la contraception, accusant Obama de se livrer à une attaque "systématique" de la religion, à neuf mois de l’élection présidentielle lors de laquelle le président démocrate va briguer un second mandat.
D’autres républicains au contraire s’inquiètent des conséquences électorales de positions trop conservatrices.
Selon Karl Rove, ancien stratège électoral du président George W. Bush, "il ne faut pas que ces candidats se placent trop à droite dans la primaire républicaine de telle façon que cela devienne impossible pour eux de gagner l’élection générale".
http://yagg.com/2012/02/23/eva-long…
Publié par Judith Silberfeld
L’équipe de campagne de Barack Obama pour l’élection présidentielle de novembre prochain a annoncé hier, mercredi 22 février, les noms de ses 35 « co-chairs » au niveau national.
On y retrouve des habitué-e-s de la politique, bien sûr, mais également des bénévoles de la campagne et des personnalités issues de ce qu’on appelle en France « la société civile ».
Parmi elles, l’« actrice et philanthrope » Eva Longoria et l’actuel président de l’organisation LGBT Human Rights Campaign, Joe Solmonese, qui doit quitter ses fonctions le mois prochain.
Le rôle de ces 35 personnes sera de conseiller l’équipe sur divers sujets et d’aider à mobiliser les électeurs/trices.
Les homosexuels et transexuels américains vont continuer à se battre pour avoir "les mêmes protections sociales" que les autres, ont réaffirmé vendredi les militants de LGBT réunis à Baltimore lors de la 24e Conférence nationale sur l’égalité des LGBT.
E-llico.com
Mis en ligne le 28/01/2012
Quelque 3.000 militants d’organisations LGBT ont réaffirmé à l’occasion de l’assemblée annuelle des militants LGBT (National Gay & Lesbian Task Force) que "nous tombons amoureux, nous bâtissons des familles, nous voulons les mêmes protections sociales que les autres", a indiqué à l’AFP Rea Carey, responsable du mouvement (photo).
Si l’un des membres du couple meurt, l’autre ne peut rester dans la maison "où il a vécu des dizaines d’années" et ne bénéficie pas de sa retraite, a-t-elle ajouté.
L’opinion publique est de plus en plus favorable au mariage homosexuel, et ceux qui y sont opposés concèdent de plus en plus qu’il est inéluctable, a-t-elle dit.
Le mariage gay est légal dans sept Etats américains, dont New York, plus le District of Columbia (Etat de la capitale, Washington).
Le Maryland, le New Jersey, le Maine et l’Etat de Washington envisagent de le légaliser.
A l’opposé, des lois interdisant le mariage homosexuel seront soumises au vote en mai en Caroline du Nord et dans le Minnesota en novembre.
"Nous devons jouer l’attaque et la défense", a lancé Rea Carey aux militants lors du congrès qui se termine dimanche.
Au niveau fédéral, les militants chercheront à obtenir l’abrogation de la loi sur le mariage, qui le définit comme l’union d’un homme et d’une femme.
Evoquant les élections à venir et les déclarations contre le mariage homosexuel des républicains, Rea Carey a indiqué que "l’Histoire les dépassera, c’est à leur propre risque que des membres du parti républicain auront été, non seulement pas d’un grand secours, mais en réalité anti-gay et anti-LGBT."
Cette conférence est l’un des plus grands rassemblements axés sur l’égalité des LGBT jamais organisés aux USA.
Têtue par Marie Billon lundi 19 décembre 2011,
Candace Gingrich-Jones, la demi-sœur de Newt Gingrich, candidat favori à l’investiture républicaine aux Etats-Unis, se battra pour que Barak Obama soit réélu.
Paradoxalement, la notoriété de son frère homophobe favorise ses combats pour les droits LGBT.
Que des hommes conservateurs et ouvertement homophobes atteignent les plus hautes responsabilités en politique peut parfois avoir des conséquences surprenantes.
Dans le cas de Newt Gingrich, cela a suscité l’émergence d’une grande figure des droits des LGBT américain.
La demi-sœur du candidat en tête de la course à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle américaine de 2012, Candace Gingrich-Jones, met aujourd’hui sa notoriété à profit pour promouvoir l’égalité des droits.
Un combat fratricide
C’est en 1995, quand son demi-frère, de 23 ans son ainé, est devenu Président de la Chambre des représentants des Etats-Unis que Candace Gingrich-Jones a décidé de s’engager.
Elle travaille aujourd’hui à la Human Rights Campaign, et s’est faite connaître avec son autobiographie publiée en 1996, Accidental Activist : A Personal and Political Memoir (« L’activiste accidentelle : une autobiographie personnelle et politique »).
Cela lui a valu d’être élue femme de l’année par le magazine féministe Ms la même année. Les fans de la série Friends l’auront vu célébrer la cérémonie qui a liée l’ex-femme de Ross, Carole, à sa partenaire.
L’élection présidentielle américaine approchant, Candace Gingrich-Jones a assuré à la présentatrice lesbienne de MSNBC, Rachel Maddow, qu’elle « travaillerait très très dur pour que Barak Obama soit réélu, quel que soit le candidat républicain ».
Newt Gringich, faux homophobe ?
Ce n’est pas un geste très familial, mais le candidat républicain Newt Gingrich ne s’est jamais gêné pour dénoncer l’homosexualité et les droits LGBT.
Il est contre le mariage des homos, légal dans plusieurs Etats américains.
Il estime que ce n’est qu’une « aberration passagère », notamment parce que les homos « choisissent » d’être gays.
Il souhaite aussi la remise en vigueur de la loi « Don’t ask, don’t tell », annulée en septembre dernier.
Toutes ces sorties ont valu au candidat et à sa femme de se voir vider une boite de confettis multicolores sur la tête lors d’un dîner officiel en mai dernier.
« Ressens l’arc-en-ciel, Newt. Arrête la haine et les politiques anti-gays. Elles divisent notre pays et ne sauvent pas l’économie », lui disait en même temps Nick Espinosa, un activiste des droits des LGBT.
Candace Gingrich-Jones remet cependant en cause la sincérité de l’homophobie de son frère.
« Je ne l’ai jamais vu nous (elle et son épouse, ndlr) traiter différemment de notre sœur et son mari ».
Newt Gingrich a cependant refusé d’assister au mariage des deux femmes, tout en leur envoyant un cadeau.
« Respect mutuel »
Candace Gingrich-Jones assure que son frère et elle ont toujours été dans un « respect mutuel ».
En 2008, elle lui avait cependant écrit une lettre ouverte l’accusant de vivre dans un monde qui n’existe plus.
« C’est un mouvement qui vient du peuple qui te faire peur. Un mouvement vers le progrès ». Elle conclut sa lettre en l’apostrophant : « Arrête d’être une personne qui déteste, grand frère ! ».
Newt Gingrich n’est pas le seul républicain américain qui doit mêler positions homophobes et situation familiale contradictoires.
Mitt Romney, son plus sérieux concurrent dans la primaire républicaine, a une fille ouvertement lesbienne.
Têtu par Mélanie Vives 12 décembre 2011,
VIDÉO. Selon l’association évangélique American Family Association, une fois le mariage des homos légalisé, plus rien n’empêcherait les gens de vouloir épouser… un bâtiment, une automobile ou un chien !
HETERHOMO : en fait ils pensent à de la merde de chiens mais ne sont pas homophobes, Oh non !
Un Hitler chrétien qui ferait gazer 400 millions d’homos serait-il homophobe ? Non juste un protecteur de la nature.
Si le ridicule tuait, les conservateurs américains, d’ores et déjà en ordre de bataille pour les prochaines présidentielles, auraient vu leurs rangs décimés ces derniers temps…
Il y a quelques jours, Rick Perry était moqué sur le net pour sa vidéo contre les gays, alors que Michele Bachmann affirmait avec le plus grand des sérieux que la légalisation du mariage entre personnes de même sexe était la porte ouverte à la célébration d’unions avec des objets, dont la Tour Eiffel.
Cette fois, c’est l’American Family Association (AFA), association évangélique américaine, qui lance une nouvelle pierre dans cette mare d’aberrations.
Buster Wilson, directeur général de l’American Family Radio -une filiale de l’AFA- a estimé la semaine dernière sur ses ondes qu’une fois le mariage gay légalisé, plus rien n’empêcherait les gens de vouloir épouser « un bâtiment, une voiture ou un chien ».
Les menaces de la polygamie et du polyamour
« Si nous nous battons avec vigueur pour le mariage traditionnel, a-t-il déclaré, ce n’est pas parce que nous sommes homophobes et que nous détestons les homosexuels.
C’est que cet état d’esprit qui est imposé aux États-Unis, si nous y cédions, aurait comme résultat final d’ouvrir la porte toute grande à tout ».
Ajoutant que du mariage homo surgiraient les menaces de la polygamie et du polyamour, il poursuit : « Nous avons déjà parlé de gens qui ont publiquement déclaré leur désir de se marier, l’un, avec un bâtiment, l’autre, avec une voiture, et un autre, avec son chien.
C’est simplement incroyable, si vous jetez par-dessus bord les limites, si on enlève tout christianisme pour guider notre nation dans ses décisions, alors tout est permis. »
Le site internet québécois Cyberpresse, qui relaie l’information, rappelle que l’AFA prétend être suivie par 2 millions d’internautes, exploite des stations de radio aux Etats-Unis et combat activement la légalisation du mariage gay, déjà autorisé dans six États américains et le district fédéral de Washington.
Têtu par Paul Parant 09 décembre 2011,
Le candidat républicain à l’élection présidentielle a diffusé un spot bien réac contre les homosexuels et pour la prière à l’école.
Un « coup » revenu à lui aussitôt… sous la forme de dizaines de pastiches hilarants.
www.tetu.com/actualites/international/usa-rick-perry-moque-sur-le-net-pour-sa-video-contre-les-homos-20665
Ancien leader de la course à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle américaine de novembre prochain, Rick Perry fait désormais figure de bouffon de la campagne.
Alors que les sondages le montrent au plus bas à la suite de nombreuses gaffes, le gouverneur du Texas a diffusé une vidéo de campagne clairement destinée à draguer les électeurs chrétiens les plus extrémistes.
« Je n’ai pas honte de dire que je suis chrétien.
Mais pas besoin d’aller à l’office tous les dimanches pour comprendre qu’il y a un problème dans notre pays, quand on voit que les gays peuvent ouvertement servir dans l’armée alors que nos enfants ne peuvent même pas célébrer Noël ouvertement ou prier à l’école », dit Rick Perry dans ce clip.
Une référence évidente à la fin du Don’t ask, don’t tell grâce à Obama ainsi qu’à la « guerre contre Noël », selon les Républicains qui regrettent que dire « joyeux Noël » passe pour politiquement incorrect dans un pays aussi multiculturel.
En bref, Rick Perry annonce un retour en force de l’Eglise dans l’Etat s’il était élu.
Furieux contre ce nouvel angle de campagne, l’un des directeurs de GOProud, une organisation « gay » républicaine a lancé une volée de bois vert contre le staff de Rick Perry, fustigeant « ces pédés qui se remplissent les poches de chèques d’homophobes, et qui nous jettent en pâture aux lions. »
Il a expliqué plus tard faire allusion à Tony Fabrizio, l’une des têtes pensantes de la campagne de Perry… et l’a outé au passage !
En tout cas la vidéo, qui date d’à peine trois jours, suscite énormément de commentaires (et de railleries) aux Etats-Unis.
Vue plus de trois millions de fois, elle serait parmi les plus « détestées » de YouTube, en tout cas le buzz est très négatif comme en démontre la proportion des commentaires sur le site.
Et très très vite, les parodies se sont multipliées.
Certains n’ont pas manqué de s’apercevoir que le gouverneur porte la même veste que Heath Ledger dans Brokeback Mountain…
Les allusions en ce sens font florès, pour celui dont le net avait déjà fustigé l’hypocrisie, puisqu’il prône l’abstinence sexuelle alors qu’il a investi dans un studio de films pornos, qui produisait notamment des films bisexuels .
S’en sont suivis quelques détournements de son image, désormais célèbre, sur fond de forêt américaine. Au côté de Tinky Winky, le Teletubby supposé gay, du roi du fitness Richard Simmons ou en cowboy à chapeau rose… tous les moyens sont bons, pour sous-entendre des choses… pas toujours très subtilement !
Sont venues ensuite les inévitables détournements vidéos et autres gifs animés :
« Ce ne sont pas des présidents gays qui ont déclenché la guerre en Irak, la crise financière, ou transformé votre hypothèque en papier-toilette.
Peut-être faut-il laisser les croyants à ce qu’ils font de mieux, prier (ce qui ne marche clairement pas), et donner le pouvoir aux sodomites et aux infidèles. »
Jesus répond à Rick Perry : « Moi j’ai honte que tu sois chrétien… Comment oses-tu inventer des choses comme ça ? C’est le truc de mon père… Je dois être bête mais je ne comprends pas comment les blancs riches peuvent se plaindre sans cesse de persécution ! Je suis Jésus et je désapprouve ce dangereux idiot. »
Et aussi la parodie par le site Funny Or Die :
« Saviez-vous que les gays pouvaient travailler où ils veulent dans notre pays ? Pendant que nos enfants sont forcés d’apprendre que tout le monde ne célèbre pas Noël ? Car les gays veulent enculer le Père Noël. Et c’est mal. »
Têtu par Rédaction (avec agence) 07 décembre 2011
Coup sur coup, Hillary Clinton a annoncé aux Nations-unies la création d’un fonds pour lutter contre les discriminations sexuelles dans le monde, et le président se dit « très inquiet » de l’homophobie dans le monde.
Leur engagement marquera l’histoire de la lutte contre l’homophobie d’une pierre blanche : coup sur coup, le président des Etats-Unis et sa secrétaire d’Etat, Hillary Clinton (photo) aux Nations-Unies, ont marqué très explicitement leur désir de lutter contre les discriminations des LGBT dans le monde.
Barack Obama « très inquiet »
Sans aller toutefois jusqu’à menacer de couper l’aide internationale aux pays qui s’en rendraient coupables, Barack Obama a appelé hier « tous les organismes engagés à l’étranger à s’assurer que la diplomatie américaine et l’aide (financière internationale) promeuvent et protègent les droits des homosexuels, des bisexuels et des transsexuels », dans une note interne diffusée depuis Washington.
La note appelle aussi le département d’Etat et celui de la Sécurité intérieure à traiter correctement les demandeurs d’asile ou réfugiés homosexuels persécutés dans leurs pays.
« Je suis très inquiet des violences visant les lesbiennes, les homosexuels, les bisexuels et les transsexuels dans le monde », a-t-il souligné, alors que les Etats-Unis font fréquemment part de leur inquiétude à l’endroit de projets de loi réprimant l’homosexualité, notamment en Russie et en Afrique (la semaine dernière, les Etats-Unis se sont déclarés inquiets d’un projet de loi nigérian interdisant les manifestations publiques amoureuses entre personnes du même sexe, et Obama avait tonné contre un projet de loi homophobe en Ouganda.
Hillary Clinton aux Nations-Unies
Barack Obama ne va cependant pas aussi loin que le Premier ministre britannique David Cameron, qui a menacé fin octobre d’exclure des programmes britanniques d’aide les pays « qui ne respectent pas les droits de l’homme", évoquant notamment « le traitement réservé aux homosexuels ».
Le même jour, sa secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, a annoncé à Genève la création d’un Fonds mondial pour l’égalité, destiné à « soutenir le travail des organisations de la société civile » engagées dans la lutte pour l’égalité des individus sans distinction de leur orientation sexuelle, dans un discours qualifié d’« historique » par des blogueurs américains.
3 millions de dollars contre l’homophobie
Ce fonds, qui sera doté de plus de 3 millions de dollars (2,2 millions d’euros), permettra aux organisations de mieux défendre les intérêts des LGBT.
« C’est une violation des droits de l’homme quand des gens sont battus ou tués en raison de leur orientation sexuelle, ou parce qu’ils ne se conforment pas aux normes culturelles imposant ce à quoi les hommes et les femmes doivent ressembler ou comment ils doivent se comporter », a insisté Mme Clinton.
« Etre gay n’est pas une invention des pays occidentaux. C’est une réalité de l’humanité.
Et protéger les droits de l’homme de tous les gens, gays et hétérosexuels, n’est pas le seul fait des gouvernements occidentaux », a insisté Mme Clinton, citant notamment l’Afrique du Sud, la Colombie et le Népal.
Publié par Judith Silberfeld
http://yagg.com/2011/12/07/droits-humains-des-lgbt-les-etats-unis-lancent-un-fonds-mondial-pour-legalite/
L’annonce est saluée comme un événement, avec ce que cela entraîne d’émotion mais aussi de critiques.
Hier, mardi 6 décembre, à quelques jours du 10 décembre qui célèbre l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, les États-Unis ont mis les droits humains des personnes LGBT au cœur de leur politique étrangère.
« LE BILAN DE MON PROPRE PAYS SUR LES DROITS HUMAINS DES LGBT EST LOIN D’ÊTRE PARFAIT »
« Aujourd’hui je voudrais parler du travail qu’il reste à accomplir pour protéger un groupe de personnes dont les droits humains sont encore niés dans de trop nombreuses parties du monde, a déclaré la secrétaire d’État américaine (l’équivalent de notre ministre des Affaires étrangères) Hillary Clinton, lors d’un discours d’une trentaine de minutes à la tribune des Nations Unies à Genève.
Il s’agit, à de nombreux points de vue, d’une minorité invisible.
Elles sont arrêtées, battues, terrorisées, voire exécutées.
Elles sont souvent traitées avec mépris et violence par leurs concitoyens tandis que les autorités chargées de les protéger détournent le regard ou, trop souvent, participent à ces violations.
On leur refuse des opportunités de travail et d’apprentissage, on les chasse de leurs foyers et de leur pays, on les oblige à dissimuler ou nier qui elles sont pour se protéger du danger. »
« Je parle des personnes lLGBT, des êtres humains nés libres et auxquels ont été octroyées égalité et dignité, qui ont le droit de s’en réclamer, ce qui est maintenant l’un des derniers défis de droits humains de notre époque.
J’aborde ce sujet en sachant que le bilan de mon propre pays sur les droits humains des LGBT est loin d’être parfait.
Jusqu’en 2003, c’était encore un crime dans certaines parties de notre pays.
Quantité d’Américains LGBT ont subi violence et harcèlement dans leur propre vie, et certains, dont bon nombre de jeunes, sont victimes quotidiennement de harcèlement et d’exclusion.
Nous, comme toutes les nations, avons encore du travail à accomplir pour protéger les droits humains chez nous. »
« Je sais qu’il s’agit d’un sujet sensible pour de nombreuses personnes et que les obstacles qui se dressent sur la voie de la protection des droits humains des personnes LGBT reposent sur des croyances personnelles, politiques, culturelles et religieuses profondément ancrées.
Je viens donc à vous avec respect, compréhension et humilité.
Bien que les progrès sur ce front ne soient pas aisés, nous ne pouvons pas attendre pour agir.
C’est dans cet esprit que je veux parler des questions difficiles et importantes que nous devons examiner ensemble pour trouver un consensus global qui reconnaîtra les droits humains des citoyens LGBT partout dans le monde. »
« SOYEZ DU BON CÔTÉ DE L’HISTOIRE »
Ce discours, qui met chacun-e – gouvernements, institutions internationales, peuples – devant ses responsabilités, s’inscrit dans un ensemble.
« Ce matin, à Washington, le président Obama a instauré le premier plan du gouvernement des États-Unis consacré à lutter contre les violations des droits humains des personnes LGBT au-delà de nos frontières, a poursuivi Hillary Clinton. (…)
Je suis également heureuse d’annoncer que nous lançons un Fonds mondial pour l’égalité qui soutiendra les actions des organisations de la société civile qui travaillent sur ces sujets de par le monde. »
Les États-Unis ont débloqué plus de 3 millions de dollars pour lancer le Fonds, et espèrent que d’autres viendront soutenir cet effort, a souligné la ministre des Affaires étrangères.
Et de rappeler une maxime des États-Unis en matière de droits humains : « Soyez du bon côté de l’Histoire ».
« L’Histoire des États-Unis est celle d’un pays qui s’est toujours débattu avec l’intolérance et l’inégalité, a rappelé Hillary Clinton.
Nous avons vécu une guerre civile brutale autour de l’esclavage.
D’un bout à l’autre du pays, des campagnes ont uni les citoyens pour la reconnaissance des droits des femmes, des peuples indigènes, des minorités raciales, des enfants, des personnes handicapées, des immigrants, des travailleurs, et d’autres encore.
Et la marche vers l’égalité et la justice a continué.
Ceux qui se battent pour élargir le cercle des droits humains étaient et sont du bon côté de l’Histoire, et l’Histoire les honore.
Ceux qui ont tenté de restreindre les droits humains ont eu tort, et cela se reflète également dans l’Histoire. »
HETERHOMO : elle a mouché la Bachmann
Têtu par Sylvain Zimmermann 06 décembre 2011,
VIDÉO. La candidate républicaine à l’élection présidentielle américaine est restée sans voix lorsqu’un garçonnet est venu lui dire que sa maman lesbienne n’avait pas besoin de réparation…
On dit que la vérité sort de la bouche des enfants.
Michele Bachmann, candidate à l’investiture républicaine connue pour ses positions antigays, vient d’en faire l’amère expérience.
Alors qu’elle dédicaçait son livre en Caroline du Sud, la favorite du Tea Party est restée médusée lorsqu’un jeune garçon de huit ans est venu lui murmurer à l’oreille : « Ma mère est lesbienne et elle n’a pas besoin d’être soignée. »
Sur le blog Chicago Now, la personne qui a filmé la scène explique que rien n’était planifié, ou un coup monté par une association LGBT.
Le garçon serait venu de lui-même pour défendre sa mère.
On imagine que Michele Bachmann espérait une toute autre confidence de la part du garçonnet, et voyait plutôt la situation comme l’occasion de faire de jolies photos…
La candidate républicaine essaie en effet depuis quelque temps de donner l’image d’une femme plus ouverte, de faire oublier par exemple que son mari dirige une clinique chrétienne qui propose des thérapies « réparatrices » pour « soigner » les gays .
Il y a quelques jours, Michele Bachmann expliquait que les Américains avaient tous les mêmes droits, et les homos ont bien celui de se marier… avec une personne du sexe opposé !
HETERHOMO : Elle a donc le droit de se marier avec une femme, et elle en a le devoir puisque les homos ont étés et sont encore souvent obligés de se marier avec l’autre sexe, afin qu’on ait les mêmes droits et les mêmes devoirs

"Comment pénaliser le discours de ceux qui refusent l’égalité des droits, dans la mesure où c’est l’inégalité qui est aujourd’hui la norme, la loi, et pour certains ce "bon sens" homophobe, qu’il ne va pas être facile de criminaliser" Didier Eribon