Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Rédaction 15 juillet 2010,
REVUE DE PRESSE. Les jeunes gays et lesbiennes seraient trop souvent envoyés dans des centres de redressement et y subiraient plus de violences que leurs codétenus hétérosexuels. Une enquête inquiétante qui vient de sortir dans le journal américain « The Nation ».
Krystal, une jeune trans de 18 ans, affirme avoir subi la violence de ses co-détenus au quotidien, après avoir refusé les avances de certains matons.
Comme elle, les adolescents LGBT sont plus fréquemment et injustement envoyés en prison que leur camarades hétéros. C’est en tout cas ce que prétend un article du journal américain The Nation.
D’après Marty Beyer, une psychologue clinicienne américaine, « les jeunes LGBT sont plus susceptibles d’être arrêtés que les jeunes hétéros, parce qu’ils sont souvent chassés de leur foyer et se retrouvent dans la rue ».
Plus facile donc d’envoyer les jeunes SDF en détention que de les aider.
Marty Beyer ajoute même : « une fois arrêtés, les ados homosexuels sont souvent soumis à une incarcération inutile, à la violence verbale et physique de leurs pairs et des gardiens, aux tentatives de conversions religieuses antigay, et parfois même aux agressions sexuelles ».
Agressés douze fois plus souvent
Si l’étude estime à 10% environ la proportion de gays, lesbiennes, bi ou trans dans la population américaine, les jeunes LGBT représentent 15% de la population carcérale.
Pire encore, d’après un rapport du ministère de la Justice datant de 2009, les jeunes homos incarcérés sont douze fois plus souvent agressés sexuellement par un codétenu que les hétéros.
Autre aspect particulièrement préoccupant : en Louisiane, par exemple, 10% de tous les abus sexuels sur les jeunes gays sont perpétrés par un membre du personnel pénitentiaire
e-llico :
Plus de 12% des jeunes placés dans des centres de détention pour mineurs aux Etats-Unis, soit près d’un sur huit, ont été agressés sexuellement dans ces établissements en 2008-2009, la plupart du temps par le personnel d’encadrement, indique un rapport du département de la Justice.
Quelque 26.550 mineurs sont en détention dans ces centres aux Etats-Unis. Plus de la moitié ont 16 ans ou moins.
Sur l’ensemble des détenus, 10,3% ont rapporté une agression de la part d’un gardien, alors que 2,6% ont été agressés par des codétenus.
Dans la majorité des cas d’agressions par des gardiens, ces derniers n’ont pas besoin d’employer la force (69%), tandis que dans le cas d’incidents entre détenus, la violence intervient dans 46% des cas.
Les jeunes identifiés comme étant homosexuels ont aussi 10 fois plus de risques d’être agressés sexuellement par un autre détenu que les hétérosexuels.
ellico Mis en ligne le 11/01/2010
Les gardiens prétendent corriger l’homosexualité de mineurs de moins de 15 ans en les violant !
Ils agissent par la terreur sans avoir besoin de frapper.
Même si les victimes ont entre 15 ans et 18 ans, les gardiens sont des fonctionnaires d’autorité donc ce sont des pédophiles et il faut les punir comme tels.
En quoi le système pénitentiaire français, est-il différent ? Quelles enquêtes indépendantes de la hierarchie ont-elles été faites ?
Le système pénitentiaire est-il à l’image de l’armée, un grand muet ?
Une protection pour les victimes qui dénonceraient les pédophiles gardiens ou prisonniers est-elle prévue ?
Et pour les prisonniers majeurs, où en sont les chiffres des viols ? Les mesures prises ?

"Non seulement la société définit le sexe comme une réduction à partir de différents facteurs biologiques et sociaux, mais surtout elle transforme les individu-e-s de façon à les faire correspondre aux archétypes de sexe." Guillaume Carnino "La prise de conscience de la gravité du phénomène homophobe est un préalable nécessaire à l’action répressive, car dans le cas contraire, celle-ci sera ressentie comme partiale, au service exclusif des intérêts d’une partie de la population" Daniel Borillo