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Un attentat aux bisous kamikazes, et présence fasciste

Un vaste mouvement d’activisme buccal

Les kiss-in contre l’homophobie, ce n’est pas qu’à Paris

Têtu par Mathieu Bouthier Lundi 17 mai 2010,

C’est aujourd’hui la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Plus de 150 actions sont prévues autour de ce thème, dont plusieurs kiss-in organisés dans de nombreuses villes françaises. Hier, on s’embrassait à Paris, mais aussi à Bordeaux. TÊTU y était et rapporte des photos.

Heterhomo : peu à peu la culture populaire s’installe

Et pour le goûter, ce sera un baiser, une pelle, une galoche, un patin ?

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Dimanche 16 mai, à l’heure du choco BN, gays, lesbiennes, bi, trans mais aussi « hétéros, célibataires ou mêmes timides » étaient invités à se retrouver, place des Quinconces, en bord de Garonne pour « un attentat aux bisous kamikazes ».
Un kiss-in organisé par Wake up , l’association bordelaise des étudiants LGBT, qui s’inscrivait dans le cadre de la journée contre l’homophobie et d’un vaste mouvement d’activisme buccal : des rassemblements de la sorte étaient organisés ce week-end partout en France et dans le monde.

Et si, sous la pression d’intégristes catholiques, la manifestation a dû être repoussée à Lyon, ici, tout s’est déroulé comme prévu.
« A Bordeaux, ni pouvoirs publics, ni groupuscules hostiles n’ont menacé, et à aucun moment, notre initiative », se réjouit Louis Adrien président de l’association organisatrice.
« C’est plutôt le beau temps et le week-end prolongé qui nous ont joué un tour : la participation est en retrait comparé à l’édition de la Saint-Valentin, les gens ont sans doute préféré aller à la plage… »

« Un droit fondamental »

Et donc, vers 15 h 50, une trentaine de militants à la lippe bien pendue ont commencé à converger, vers l’esplanade en bord de fleuve : « C’est notre troisième kiss-in depuis le début de l’année. Et si besoin, on sera là au prochain !
Car pouvoir s’embrasser ou s’étreindre où l’on veut, quand on veut, sans craindre les railleries (ou pire), c’est un droit fondamental.
Bordeaux est une ville tolérante, on n’a jamais rencontré de problèmes.

Cependant on a vu à la télé l’émission Les infiltrés et les propos tenus sur les homos par les membres d’un groupuscule d’extrême-droite bordelais (ndlr : Dies Irae) nous ont fait froid dans le dos », s’insurgent Benjamin et Gilles, un couple de plasticiens formé pour l’occasion…

Mais pas le temps de développer, un coup de sifflet marque le début des festivités… Les bouches se rapprochent, les lèvres s’entrouvrent, les langues se délient, se relient et se mélangent. Exclusivement en mode homo et en duo… Hé, toi l’homophobe, « bouche de là ! »

Lyon : Kiss-in sous haute tension devant la cathédrale Saint-Jean, pourquoi provoquer les catholiques, et ne pas faire ce kiss-in devant les symboles du pouvoir ?

Expostion des faits et critique :
Têtu par Rédaction 19 mai 2010

« Vade Retro les fachos ! » contre « Saint-Jean est à nous » : l’ambiance était électrique lors du rassemblement qui s’est finalement tenu hier soir. Les organisateurs dénoncent « le manque de courage du préfet du Rhône » face aux intégristes.

Près de 400 personnes ont participé au kiss-in de Lyon mardi soir, selon les organisateurs de l’événement. Mais le rassemblement qui se tenait devant la cathédrale Saint-Jean s’est déroulé sous haute tension : des contre-manifestants, catholiques traditionnalistes, s’étaient aussi donné rendez-vous sur place.

« Vade Retro les fachos ! »


Séparés par un cordon de plusieurs dizaines de gendarmes mobiles et de CRS, les deux groupes se sont répondus à coups de slogans, de huées et de banderoles interposées dans un face à face de plus de deux heures.

Du côté des gays et des lesbiennes, rassemblés derrière une banderole indiquant : « L’homophobie tue. Libres d’aimer partout », on entendait : « Assez de cette société qui ne respecte pas les gouines, les trans et les pédés » ou « Vade Retro les fachos ! ».
En face d’eux, campés devant la cathédrale, plusieurs dizaines de catholiques se disant traditionnalistes scandaient « Nous sommes des enfants d’hétéros, 1re, 2e, 3e génération » ou encore « Saint-Jean est à nous ». D’autres entonnaient à genou le « Je vous salue Marie ». Derrière une banderole dénonçant « la Cathophobie » s’agitait une dizaine de jeunes gens, cheveux ras et écharpes sur le nez, qui désiraient visiblement en découdre.

Au bout d’une heure, une dizaine de couples ont joué concrètement le jeu du kiss-in en s’embrassant pendant quelques minutes, sous les applaudissements des LGBT et les quolibets de leurs opposants. La manifestation s’est achevée vers 22H00 : les forces de l’ordre ont dû utiliser des gaz lacrymogènes pour disperser les opposants au kiss-in. Deux d’entre eux ont été interpellés, selon le Progrès.

« Manque de fermeté et de courage du Préfet du Rhône »

Prévue samedi dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, la manifestation avait été reportée par la préfecture pour des motifs administratifs, ce qu’avaient dénoncé la Lesbian and Gay pride de Lyon, qui organise l’événement.
L’association a encore mis en cause hier la préfecture du Rhône, s’étonnant que les forces de l’ordre ait toléré la présence d’opposants à une manifestation qui cette fois était dûment autorisée.
« La lesbian and Gay Pride de Lyon tire la sonnette d’alarme sur le manque de fermeté et de courage du préfet du Rhône à l’encontre des mouvements intégristes catholiques, proche de l’extrême droite » s’insurgent les organisateurs dans un communiqué.
Mais ils se félicitent aussi du succès de l’événement : « plus de 400 personnes ont pu se réapproprier la Place Saint Jean et s’embrasser sous les cris haineux d’une centaine d’intégristes catholiques qui ont multiplié les provocations, insultes, bras d’honneur et saluts nazis ».

Des kiss-in organisés dans le cadre de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie ont eu lieu ces derniers jours dans plusieurs villes de France. C’est Nancy qui vient clore cette tournée : la place Stanislas accueillera le dernier kiss-in français ce soir à 17h.

Photos : AFP
de : www.têtu.com
de www.e-llico.com :

Heterhomo :

Voyant à quel point les homos s’aiment et aiment leur prochain comme eux-mêmes, certains fidèles touchés par la grâce, se sont mis à genoux pour demander pardon à Dieu et aux homos d’avoir passé leur vie à les offenser, les insulter, les tabasser, même si ce n’était la plupart du temps qu’en rêve ou en pensée.
Donnons leur notre miséricorde, mais on aimerait voir Mgr Barbarin imiter ce bon exemple.

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Citations

A Tardieu éminent professeur en 1857 : "le pédéraste a une dilatation extrême de l’orifice anal, l’incontinence des matières, les ulcérations, les rhagades, les hémorroïdes, les fistules, la blennorragie rectale, la syphilis, les corps étrangers introduits dans l’anus, la forme et la dimension excessive du pénis, une verge tordue sur elle-même, signent l’appartenance à l’espèce nouvelle, stigmates physiques, témoins matériels d’une dépravation profonde inscrite dans l’esprit des invertis". Suite demain…

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