Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
23 mai 2011
http://prose.yagg.com/2011/05/23/un…
On en discutait il y a quelques temps, et je me suis dit que ça méritait une note à part.
Je crois que c’est une question qui me surprend plus qu’elle ne m’agace, tout simplement parce qu’aujourd’hui (mais ça n’a pas toujours été le cas) la réponse me semble évidente et que j’ai du mal à comprendre que ce ne soit pas le cas pour tout le monde.
Un bi célibataire ne dérange pas.
S’il dit qu’il est bi, on le croit (à moins d’être biphobe).
Bon, s’il a été en couple ou au minimum a eu des relations sexuelles avec les deux genres, on le croit encore mieux.
Mais un bi, en couple… est-il toujours bi ?
Oui. Parce que l’orientation sexuelle c’est l’attirance, c’est la potentialité, et non les pratiques proprement dites.
Si on suppose un bi fidèle, en couple avec un homme :
• les relations qu’il a pu avoir des femmes par le passé ne perdent pas soudain leur sens
• il n’est pas brusquement devenu insensible au physique féminin, il est toujours capable de trouver des femmes « attirantes » (ce qui n’implique pas nécessairement qu’il ait envie d’aller voir ailleurs)
• s’il y a séparation, il peut très bien vivre des choses avec des femmes ensuite
• (plus conceptuel :) si son partenaire avait été une femme, il l’aurait peut-être bien aimé de la même manière
Et c’est valable quelque soit le temps que dure la relation.
C’est valable, même si on enchaîne plusieurs relations avec des personnes d’un même genre (ça peut être une coïncidence, ou on peut préférer ce genre-là à l’autre !).
Il arrive qu’une personne se définissant bi finisse par se percevoir comme hétéro ou homo après avoir « perdu » son attirance pour un genre, mais il ne faut pas généraliser à outrance.
D’autant que l’inverse arrive aussi (un homo/hétéro qui finit par se considérer bi après avoir éprouvé/vécu quelque chose avec le genre qui ne l’attirait pas auparavant).
Ce qui me dérange un peu avec cette question, c’est qu’elle semble parfois sous-entendre qu’il existe des interrupteurs « bi – hétéro » et « bi – homo ».
Sauf que non.
Etre homo/bi/hétéro ce n’est pas juste sortir ou aimer quelqu’un de tel ou tel genre. Ce n’est pas que ça.
C’est être potentiellement attiré par des personnes d’un (ou des deux) genre(s), et c’est se sentir appartenir à un groupe, avec lequel on partage une certaine expérience, et éventuellement une « culture ».
Pour parler un peu de moi, je ne veux pas un jour renoncer à mon identité pour « faire plaisir » à quelqu’un (mon copain, ma copine, mon entourage ou la société).
Si je sors avec un homme, je ne veux pas avoir à (lui) cacher que les filles me plaisent aussi.
Si je sors avec un homme, je continuerais à aller sur Yagg, à suivre l’actualité LGBT, à rager contre les discriminations homophobes, à désirer que le mariage soit ouvert à tous.
Je continuerais à me sentir personnellement concernée par tout ça parce que je ne serais pas brusquement devenue hétéro.
Si je sors avec une femme, je ne deviendrais pas lesbienne non plus.
Je continuerais à grommeler contre la biphobie, qu’elle soit extérieure à la communauté ou pas.
Et si je dois porter des couleurs à la marche des fiertés, ce sera le rose, le violet et le bleu du drapeau bi.
Que je sois célibataire, ou que je tienne la main d’une femme ou d’un homme, ça n’y change absolument rien.
Je suis allée à un apéro Yagg en tant que bi célibataire.
J’aime à croire que je ne serais pas perçue comme hétéro (et comme indésirable ? :D ) si j’y retourne dans quelques temps alors que je suis en couple avec un homme.
Sinon, ça signifierait que du point de vue LG(B)T une bi acceptable est une bi qui ne sort pas avec des hommes – donc une lesbienne ?

"La famille matrilinéaire est un système de filiation dans lequel chacun relève du lignage de sa mère. Cela signifie que la transmission, par héritage, de la propriété, des noms de famille et titres passe par le lignage féminin". Wikipedia Suite demain…