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Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Un bisou entre garçons ? Ça ne fait pas peur aux jeunes hétéros anglais

Heterhomo :

Edith Cresson nous avait prévenus en 92 : "ces anglais tous des tapettes" !.

Les mecs hétéros ne craignent plus de s’embrasser sur la bouche

Une étude universitaire britannique montre que les hommes hétérosexuels aiment manifester leur affection à leurs amis du même sexe.
9 garçons sur dix s’embrassent volontiers sur la bouche et passer pour gay ne leur fait pas peur.

E-llico.com

Mis en ligne le 05/01/2011

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Fred en couple

les acteurs espagnols Javier Calvo (à gauche) et Adrian Rodriguez (à droite) se roulent des pelles plusieurs fois pour jouer dans la série "Physique ou Chimie, sont pourtant hétéros.

Les garçons hétéros seraient de plus en plus nombreux à se rouler des pelles : des recherches qui font saliver

6 janvier, 2011

http://pdnews.yagg.com/2011/01/06/l…

Les hétéros seraient de plus en plus nombreux à se rouler des pelles entre eux par jeu mais aussi pour afficher leur amitié, selon des recherches effectuées par un enseignant de l’université de Bath (Angleterre). Pour autant, faut-il y voir comme ce dernier « un déclin de l’homophobie » chez les nouvelles générations ? C’est toute la question.

Connaissez-vous le jeu du « Gay chicken » (littéralement du poulet gay) ? Probablement pas.
Pourtant, ce jeu fait actuellement fureur chez les étudiants hétéros des campus anglais et américains au point de devenir un véritable phénomène de société.
Le but de cette compétition très particulière ? Deux garçons hétéros se roulent un patin.
Celui qui tient le plus longtemps est déclaré vainqueur. Vous avez dit idiot (ou chouette, c’est selon) ?

Il y en a pour tous les goûts : ici, la version cheveux gras et appareils dentaires, là, le défi entre étudiants amourachés…
Et les groupes consacrés à ce jeu sont légions sur Facebook.

Ce phénomène a récemment fait l’objet d’une étude plus poussée de la part d’Eric Anderson, maître de conférence au département de l’Education à l’université de Bath en Angleterre. Dans une longue interview accordée au Guardian, celui-ci raconte ce qui l’a poussé à faire cette étude : « Deux étudiants sont venus me demander si j’avais entendu parler du gay-chicken et comme je n’avais aucune idée de ce que c’était, ils me l’ont montré ». Les deux étudiants de sexe masculin s’embrassent devant leur professeur.
Pour ce dernier qui a consacré sa thèse de doctorat sur « les contacts entre le sport, les masculinités et le déclin de l’homophobie » c’est une révélation : il décide d’en faire son nouveau projet de recherche.

« J’ai commencé par consulter les profils de mes étudiants sur Facebook -avec leur permission- et j’ai été inondé de photos de garçons s’embrassant lors de soirées

 », explique le professeur Anderson.

Puis, l’enseignant sonde 145 étudiants de sexe masculin.
Des garçons qui étudient les sports dans son université, un homme sur trois de deux universités différentes quittant la bibliothèque à un jour donné, et des lycéens de 16 à 18 ans.

L’enquête montre que 89% des sondés se déclarent « contents » d’embrasser un autre garçon sur les lèvres par amitié.
Presque 40% des sondés ajoutent qu’ils se sont « initialement engagés dans un baiser soutenu pour le choc des valeurs, mais qu’ils le faisaient désormais juste pour rire  ».

Pour le professeur Anderson, lui-même homosexuel, les résultats de ce sondage indiquent que l’homophobie est en déclin sur les campus et que le jeu du « gay-chicken » reflète cette tendance : « ils [les garçons] ne craignent plus d’être considérés comme gay en étant affectueux avec un ami du même sexe ou en s’embrassant pour rigoler.
D’ailleurs, le professeur découvre que le jeu avait presque disparu au Royaume-Uni ces dernières années « parce que personne ne perd jamais ».

Le professeur ajoute que ces tendances ne sont pas l’apanage de l’université de Bath : « J’ai interrogé des étudiants des cycles supérieurs qui ont eu leur baccalauréat dans d’autres universités, et ont été à des clubs de premier cycle et des pubs de Bristol à Birmingham et à Edimbourg – Je peux dire avec certitude que, même si les pourcentages peuvent varier en fonction de la ville, la classe et la race, ces comportements se produisent dans tout le pays ».

Deux raisons expliqueraient cette évolution des mentalités selon l’enseignant : « Les minorités sexuelles ont fait d’énormes améliorations culturelles et juridiques en matière d’égalité – les médias sont saturés d’images de minorités sexuelles. Pour l’enseignant, « L’homosexualité est presque normalisée aujourd’hui ».

Son étude n’a pas fait l’unanimité notamment dans le monde académique. Les réactions de ses collègues oscillent entre incrédulité, moquerie et déni : « Un collègue m’a dit qu’il devait y avoir quelque chose dans l’eau de Bath alors que l’étude avait porté sur trois universités différentes, d’autres ne m’ont pas cru ».

Un collègue lui rappelle même le cas de Matthew Shepard [un étudiant gay battu à mort en 2001 ndlr]. « Je lui ai répondu que c’était à 10 000km d’ici et que c’était il y a 11 ans. Nous sommes très bons pour faire d’un cas particuliers une expérience commune mais l’expérience commune pour les enfants homosexuels est qu’ils sont très bien traités ».

« Cela ne veut pas dire que tous les jeunes sont gay-friendly, nuance le professeur Anderson, mais il y a une prise de conscience que n’importe qui peut être gay sans déclencher une homophobie hystérique – où les hommes essaient d’agir de manière sexiste, hyper-macho et homophobe pour prouver qu’ils ne sont pas gays ».

Le professeur Anderson, qui espère faire de l’étreinte platonique entre garçons son prochain sujet de recherche conclut en expliquant qu’il serait « gravement erroné de penser que la plupart des jeunes sont homophobes  » : Les enfants sortent de plus en plus tôt – c’est le résultat de la théorie du contact : nous avons tous des amis et des membres de la famille qui sont gays de nos jours. L’homophobie recule rapidement, rien à voir avec ce que c’était quand j’étais petit ».

Sur les forums consacrés au « gay-chicken », les avis divergent : s’agit-il d’une pratique offensante envers les gays ou un jeu visant à dédramatiser l’homosexualité ?
« Encore une manière de ridiculiser l’homosexualité  » peste un internaute. « Je trouve ces vidéos à la fois drôles et pathétiques, explique une autre internaute car elles montrent la bêtise des tabous de nos sociétés qui suscitent à la fois la peur et l’envie de la transgression. Je trouve amusant la façon que les jeunes ont trouvé de jouer avec ces interdits, tout en les ayant eux-mêmes intégrés. C’est vraiment paradoxal  ».

L’étude a été menée par Eric Anderson, un professeur de sociologie de l’Université de Bath en Grande-Bretagne.

Des tendances similaires ont été observées dans des études sur les équipes de football où les effusions démonstratives se multiplient et Eric Anderson pense que le sport peut avoir un effet significatif sur cette évolution en créant un effet d’entraînement libérateur.

"L’homosexualité est presque normalisée aujourd’hui, estime-t-il.
Cela est particulièrement vrai des jeunes.
Les jeunes se sont désolidarisés de l’homophobie comme ils le faisaient autrefois du racisme".

Des détails :

Têtu par Theo Merz 09 novembre 2010

INSOLITE. Une tendance s’installe sur les universités et les lycées anglais.
De plus en plus de jeunes mecs hétéros ont embrassé au moins une fois leurs amis mâles, selon une enquête récente.

Menée par l’Université de Bath dans le sud-ouest de l’Angleterre, une enquête révèle que et 37% des lycéens ont même eu un baiser « prolongé » (snog en argot anglais).
Pour autant, ils ne considèrent pas que ce geste était sexuellement motivé ; pour eux, il s’agissait plutôt d’une marque d’amitié.

« Les jeunes ont perdu leur homophobie »

Selon Eric Andersoni, ces chiffres montrent que « le stéréotype de l’homme bourru, mesquin et homophobe des années quatre-vingts est mort ».

Il explique que les filles hétéros anglaises, comme les américaines, ont déjà adopté ce petit jeu depuis un moment.

Certaines s’embrassent en signe d’amitié ou même pour satisfaire les trips lesbiens de leurs copains hétéros.

Maintenant, ce sont les garçons qui s’embrassent pour le divertissement des filles, si l’on en croit certaines réponses à l’enquête.

Des terrains de foot aux lycées

Pour Anderson, ce changement dans le comportement des jeunes Anglais aurait vu le jour sur les terrains de foot, un endroit qui n’est généralement pas considéré comme le plus gay-friendly.

Selon le chercheur, les joueurs de foot professionnels ont fêté leurs buts avec des embrassades de plus en plus exubérantes au cours des dernières années (en photo les joueurs Paul Scholes et Gary Neville de Manchester United).

Un phénomène qui s’est reproduit sur les terrains de foot des lycées avec les étudiants, qui ont porté la mode aux boîtes, aux soirées et aux bars.
Les statistiques semblent confirmer son argument : parmi ceux qui ont participé au sondage, 95% des mecs qui ont joué un sport avaient embrassé un autre homme, contre 80% parmi ceux qui ne pratiquait pas d’activités sportives.

Pour Eric Anderson, le phénomène relevé par cette amusante étude de moeurs devrait apporter une meilleure considération pour les homos.
« Cette tendance rend plus acceptable pour les hommes de s’embrasser en public, explique-t-il.
Parfois vous voyez deux hommes s’embrasser et vous ne savez pas s’ils sont hétéros ou homos. »
Une vision sans doute un peu trop rose des choses.
N’empêche que l’on se demande quand cette mode du bisou sur la bouche débarquera en France !

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Citations

Dicton : « une femme honnête n’a pas de plaisir »

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