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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Un collectif d’organisations demande une relance de la campagne contre l’homophobie à l’école

HETERHOMO :

Rapport sur les discriminations commandé par le ministre :

absence de prise en compte de questions comme la lutte contre l’homophobie à l’école primaire ou les notions d’identité de genre et de transphobie, ainsi que l’homophobie à l’encontre des personnels !

absence de la question de l’homophobie véhiculée par l’institution elle-même, notamment à l’encontre des familles homoparentales !

C’est un scandale

Sabotage de la campagne prévue par le ministre

C’en est un autre

Nous critiquions la campagne Campagne d’affichage bidon de Luc Chatel , on ne s’est pas beaucoup trompé

La campagne contre l’homophobie organisée par le MEN n’a touché que 50% des établissements et il faut qu’elle soit reconduite, estime un collectif d’organisations LGBT et de l’enseignement.



Lancée entre la mi-avril et fin juin, cette campagne intitulée "Homo, bi, hétéro ? L’orientation sexuelle n’est pas toujours simple" consistait en l’envoi d’affiches et de cartes dans tous les collèges et lycées publics et privés, a indiqué au cours d’une conférence de presse Natacha Taurisson, la porte-parole du Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire qui regroupe 9 organisations (syndicats d’enseignants, d’étudiants et de lycéens, et la fédération des Conseil de parents d’èléves (FCPE).

Ce matériel renvoyait les jeunes s’interrogeant sur leur sexualité vers un numéro de téléphone (ligne azur) ou un site web géré par l’association Sida info service.

Selon le collectif, 50% des chefs d’établissements ont indiqué qu’ils n’avaient rien reçu, alors que le ministère assure avoir envoyé ce matériel dans tous les établissements.

Dans certains cas selon elle, il a été jeté par les responsables qui ne voyaient pas l’utilité de cette campagne ou rangé pour affichage en septembre.

Quand les établissements ont reçu les affiches, elles ont été placées dans 41% des cas près ou dans les infirmeries, et n’étaient "donc pas forcément visibles du plus grand nombre".

Du coté de la Ligne Azur, 400 appels ont été analysés. 40% concernaient des jeunes de moins de 15 ans, 52% émanaient de filles, évoquant notamment leur attirance pour des personnes du même sexe.

Pour les organisations, tout indique "la nécessité de ce type de démarche".

Ainsi, une augmentation de 117% des appels et questions par mails a été enregistrée par rapport à la période 2009, soit près de 8.000 sollicitations en 2 mois.

L’analyse menée par le collectif fait apparaître des questionnements spécifiques autour de la clarification de son orientation sexuelle, de la discrimination, de la peur du rejet, du mal-être, des entourages.

Les sollicitations, "dès l’âge de 12 ans", justifient une sensibilisation aux questions de sexualité et de genre le plus tôt possible, constate-t-il, battant en brèche l’avis du ministère affirmant que les jeunes au collège ne se posent pas encore ce genre de questions.

Autre fait important : les associations LGBT agréées par le Ministère de l’Education sont saturées de demandes d’interventions en milieu scolaire.

"Il faut que cette campagne soit reconduite au premier trimestre, et il faut que le ministre de l’Education Luc Chatel mette en place des groupes de travail pérennes sur toutes les discriminations, et cela avant un remaniement ministériel qui nous ferait tout reprendre à zéro", a déclaré Natacha Taurisson.

Le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire réclame "une vraie sensibilisation des enseignants, parents et tous les personnels éducatifs sur l’homophobie".

> Publication du rapport sur les discriminations à l’école

Ce bilan intervient au même moment que la publication du rapport sur les discriminations à l’école commandé par Luc Châtel, qui traite également des discriminations liés aux questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre.

Pour l’Inter-LGBT, "outre la question de la sursuicidalité des jeunes LGBT, il est enfin admis que l’homophobie et la lesbophobie ont des conséquences non seulement sur la santé, mais aussi sur le parcours de réussite scolaire des jeunes, que ce soit en terme de résultats, d’absentéisme ou d’orientation".

Le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire approuve nombre de constats et de propositions du rapport, (lutte contre les stéréotypes, demandes d’études statistiques, semaine contre les discriminations, outils pédagogiques…), mais le juge néanmoins "très timoré" et déplore l’absence de prise en compte de questions comme la lutte contre l’homophobie à l’école primaire ou les notions d’identité de genre et de transphobie, ainsi que l’homophobie à l’encontre des personnels.

De même, "la question de l’homophobie véhiculée par l’institution elle-même, notamment à l’encontre des familles homoparentales n’est pas abordée par le rapport", regrette les associations LGBT.

Mis en ligne le 28/09/2010 www.e-llico.com

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Citations

"Il y a continuité et non rupture du plus masculin au plus féminin. Il n’existe pas de critère qui, seul, permette de dire s’il s’agit d’un homme ou d’une femme." Guillaume Carnino

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