Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Muhsin Hendricks est sud-africain.
A 43 ans, cet imam ouvertement homosexuel et animateur d’une association d’aide aux musulmans homos vient de perdre son statut officiel d’imam.
E-llico.com / Actus
Mis en ligne le 21/02/2011

Surnommé l’"imam rose", animateur de l’association "The Inner Circle" qui aide les musulmans homosexuels, Muhsin Hendricks dérangeait pour le moins en affirmant haut et fort le droit d’être homo et musulman.
Ce message lui a valu de perdre son statut officiel d’imam.
Africain du Sud, Muhsin Hendricks est membre d’une famille religieuse puisque son grand-père a été imam au Cap.
Lorsqu’il se découvre homosexuel, le jeune gay qu’il est décide d’étudier ce que la Coran dit véritablement sur l’homosexualité et arrive à la conclusion que nulle part on ne peut y lire que l’homosexualité est interdite.
Toutefois, il se marie à une femme à qui il ne cache pas son homosexualité et a trois enfants avec elle.
Mais sa vie connaît un tournant avec la rencontre de l’amour en la personne de son compagnon actuel – de religion hindou.
Sous la pression il est alors obligé de cesser d’exercer ses fonctions d’iman à la mosquée, mais lui se considère toujours comme imam.
"Les imams me voient comme une menace pour leur conception de l’Islam. Mais je ne suis pas leur ennemi.
Je les invite seulement à considérer cette autre vision des choses.
Mon interprétation donne aux musulmans la chance de pratiquer leur religion tout en acceptant leurs sentiments", explique-t-il.
(Article paru sur Les toiles roses)
Deux imams ouvertement homosexuels ont participé, samedi 9 octobre 2010, à Paris, à une assemblée de militants homos musulmans venus du monde entier, et notamment du Maghreb. Leur message : être homo et musulman n’est pas incompatible. Qu’en pensent nos théologiens, réputés pour leur interprétation tolérante des textes de l’Islam ?
« Il est possible d’être un bon musulman tout en étant homosexuel », affirme l’imam Moulana Muhsin Hendricks, d’Afrique du Sud, le seul imam au monde avec Daayiee Abdullah, de Washington, à assumer publiquement son homosexualité. Samedi, ils étaient tous les deux à Paris, sous haute protection policière, pour participer à la première Conférence internationale des associations homos musulmanes (Calem).
Réconcilier foi et sexualité
« Être un bon musulman signifie être en paix dans son cœur et son âme, explique Daayiee Abdullah.
Il faut atteindre le point où deux pôles de sa vie, sa foi et sa sexualité, sont réconciliés.
Et mon étude personnelle du Coran m’a montré que c’était possible. »
Pour les deux religieux, rien dans le Coran ne condamne l’homosexualité et ceux qui le font en son nom se trompent d’interprétation.
Pourtant, ils confient que « la communauté musulmane n’est pas forcément prête à accepter les différences » et qu’en retour, « l’Islam est souvent mal perçu par la communauté LGBT ».
Pour « jeter des ponts entre les communautés » et donner « le droit d’être gay et musulman », l’imam Hendricks a créé il y a 13 ans en Afrique du Sud The Inner Circle, la seule association d’envergure internationale d’homos musulmans.
Sa mission : « lutter contre l’intériorisation de l’homophobie qui conduit au suicide certains musulmans homos et contre les mariages forcés et la pression sociale qui pousse des homos à mener une double vie ».
D’autres associations du même genre étaient représentées à la rencontre de Paris, telle Homos musulmans de France (HM2F), organisatrice de la rencontre.
Sachant que dans certains pays musulmans, l’homosexualité est assimilée à un crime passible de sanctions pénales pouvant aller jusqu’à la peine capitale, comme en Iran, nombre des militants homos musulmans présents à Paris ont préféré garder l’anonymat, comme dans leurs pays d’origine.
Il est sûr « qu’un jour, tous les pays musulmans accepteront les homos », prédit Moulana Muhsin Hendricks.
Qui s’empresse cependant de tempérer son optimisme : « Mais ça prendra du temps, je ne sais pas si je serai encore en vie pour le voir. »
Nos confrères de ‘‘Rue 89’’ ont interviewé un imam français d’origine maghrébine, Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, qui s’était distingué en signant en mars 2010 l’appel mondial contre l’homophobie.
Pour justifier son geste, l’imam a expliqué : « Je ne vais pas faire de l’autisme religieux et faire comme si l’homosexualité n’existait pas.
L’appel était contre la violence subie par ceux qui ne s’inscrivent pas dans la pratique sexuelle majoritaire.
Notre société a besoin de paix. Je ne veux pas que ma religion soit associée à la violence, sinon cela impactera négativement sur la société.
Et moi, je suis responsable de ma communauté.
Je ne veux pas que les musulmans soient stigmatisés comme antisémites ou homophobes. »
L’homosexualité n’est-elle pas interdite par l’Islam ?
Réponse du théologien : « sa pratique n’est pas préconisée par l’Islam, mais les musulmans homosexuels sont des musulmans à part entière.
Le fait de les stigmatiser, de les violenter, de les harceler est antinomique avec l’éthique commune. »
Les théologiens qui condamnent l’homosexualité et les juges qui prononcent des peines de mort à l’encontre des homos font « une lecture de l’Islam qui repose sur des hadiths non authentiques », explique Oubrou.
Ainsi, le hadith qui dit : « Lorsque deux hommes couchent ensemble, le trône de Dieu est ébranlé » serait, selon lui, « apocryphe, c’est-à-dire inventé. »
"Aucun texte univoque, authentique, ne fait mention d’une quelconque sanction contre les homosexuels", explique l’imam de Bordeaux.
Certes, concède-t-il, « éthiquement parlant, le Coran n’admet pas l’homosexualité », affirme Oubrou.
Qu’en pensent nos théologiens, réputés pour leur interprétation tolérante des textes de l’Islam ? On serait bien curieux d’entendre leur avis sur cette question.

"L’homophobie : La discrimination que l’on tait et qui tue". Heterhomo.