
Sœur sourire n’est pas l’histoire d’un tube, mais celle Jeannine Deckers, la fille d’un boulanger écrasée par sa famille, qu’elle quittera un jour pour entrer au couvent.
Confrontée à l’autorité d’une mère supérieure, elle trouvera refuge auprès des autres sœurs, ou plutôt de l’une d’elles en particulier…
On est dans les années 60. Le Vatican en plein concile trouvera en sœur « Luc Gabrielle », un tempérament, une guitare et un tube, le fameux Dominique.
On connaît la suite, enfin des bribes : le départ du couvent, le nom de Sœur Sourire confisqué par l’Eglise, la carrière qui tourne court, le fisc qui s’en mêle, la fin tragique.
Portrait subtil
Stijn Coninx remplit les blancs entre les fragments d’une histoire, qui est à la fois celle de l’interprète d’un seul tube, d’une sœur manipulée, d’un couple de lesbiennes, et surtout d’une enfant pas assez aimée.
Plutôt qu’un film polémique, il a brossé un portrait subtil, profond.
Cécile de France lui apporte son entrain et une belle gamme de nuances.
Elle porte le film. Aussi crédible à 16 ans qu’à 50, elle esquisse toutes les facettes d’une personnalité complexe et tourmentée, induisant l’empathie sans forcer sur la sympathie. Elle irradie l’écran.
Soeur Sourire Un film de Stijn Coninx avec Cécile de France, Sandrine Blancke, Jan Decleir, Johan Leysen, Chris Lomme, Christelle Cornil. Drame. 2h. La bande-annonce :

