Mariage des homos : une association porte plainte dans l’Etat de New York
Têtu par Rédaction (avec agence) 26 juillet 2011,
Les réacs américains ne s’estiment pas tout-à-fait vaincus.
Ils déposent plainte pour « vices de procédure » contre le mariage à New York. Dans une interview, l’une d’entre eux annonce un combat « difficile mais nécessaire »...
Une association de conservateurs d’obédience chrétienne a déposé plainte lundi contre le mariage homosexuel, qu’elle juge anticonstitutionnel, au lendemain de l’entrée en vigueur dans l’Etat de New York (est des Etats-Unis) de la loi autorisant les mariages du même sexe.
L’association des New Yorkers pour la Liberté Constitutionnelle (NYCF) a déposé une plainte devant la Cour suprême du comté de Livingstone.
« Vices de procédure »
Dans cette plainte, les révérends Jason McGuire, Duane Motley et le rabbin Nathaniel Leiter, font valoir que la loi autorisant les mariages entre homosexuels a été adoptée malgré plusieurs vices de procédures, et notamment en « violation des lois new yorkaises sur les réunions publiques ».
NYCF est une association à but non-lucratif, fondée en 1982 par un groupe de pasteurs « soucieux des libertés religieuses et des valeurs morales dans l’Etat de New York ».
A New York, des chapelles éphémères pour marier les homos
Têtu par Alexis Buisson 01 août 2011
REPORTAGE. Alma et Martiza, John et Robert, Rose et Jen, Lynda et Brenda… Ils étaient 24 couples homosexuels à se dire « oui » samedi à Central Park dans deux chapelles dressées pour fêter l’adoption du mariage gay dans l’Etat de New York.
Révérend Tony (ci-dessus au centre) est entre deux mariages.
Il vient de finir celui de Rose et Jen.
ll attend à présent Rob et John. Leur mariage doit commencer dans dix minutes, près de l’une des entrées du sud de Central Park.
« Je ne les ai jamais rencontrés, mais on est amis sur facebook. Je connais toute leur vie » sourit-il.
Un mariage homo chaque demi-heure
Pas étonnant que le prêtre soit un peu perdu : samedi, il y avait un mariage homo toutes les demi-heures dans le parc.
Vingt-quatre couples participaient à Pop Up Chapel with the Knot, un événement organisé par un groupe d’amis avec beaucoup d’imagination et le groupe de presse The Knot, spécialiste du mariage aux Etats-Unis, pour fêter le « yes, I do » new-yorkais aux unions homosexuelles.
Les couples, qui se sont inscrits en ligne, étaient invités à échanger vœux et alliances dans deux chapelles dressées le temps d’une journée - l’une cartonnée en forme de tulipe et l’autre cubique avec des murs de rubans multicolores. Champagne, pâtisseries, mais aussi cameramen, photographes, officiers religieux étaient mis à disposition gratuitement par les organisateurs.
Les couples, eux, étaient seulement chargés des invités et des témoins.
Et de dire « oui » au bon moment.
« Dès le lancement du site, nous avons facilement trouvé 24 couples.
Cinquante autres étaient sur liste d’attente », indique Bex Schwartz, un des co-organisateurs de l’événement.
Et de plaisanter : « Dès que l’on dit à des couples qu’on va leur offrir un mariage extraordinaire et des cupcakes gratuits, ils se précipitent ! »
Sous les yeux des touristes, tenus à l’écart, les arbres et les rochers de Central Park en décor, il y eut des échanges de vœux humoristiques et émouvants, des robes de toutes tailles et couleurs, des bouquets, des larmes et des rires.
Des mots magiques aussi, comme « par l’autorité qui m’est donnée par l’Etat de New York, je vous déclare époux pour la vie », que les pro-mariages new-yorkais rêvaient d’entendre depuis des décennies.
Aspect militant
Ces mariages, gratuits, étaient une aubaine financière pour les couples participants.
A New York, le coût moyen d’un mariage grimpait à 50.000 dollars en 2010 (contre 28.000 en moyenne pour l’ensemble des Etats-Unis) selon le site New York City Weddings.
Mais pour certains tourtereaux, la participation avait un aspect militant. « Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas important uniquement pour les couples qui se marient, mais pour le monde entier.
J’ai hâte de voir le jour où tous les gays pourront faire comme nous.
C’est une question de droits de l’Homme » a déclaré Leila Haghshenas, alors que sa future femme, Bryn, se faisait maquiller.
Pour Ken Lindley et Clay Schudel, ensemble depuis 21 ans, se marier dans le secret d’une église n’avait aucun sens après autant d’années d’attente.
Leur participation « est un acte politique, a lancé Ken. Pour montrer que nous ne sommes pas des monstres ».
Les chutes du Niagara font un clin d’oeil aux jeunes mariés homos
Têtu par Rédaction 25 juillet 2011,
Le site, très fréquenté par les jeunes époux en voyage de noce, s’est paré ce week-end des couleurs du rainbow flag.
Les chutes du Niagara se sont affichées aux couleurs arc-en-ciel dans la nuit de samedi à dimanche, afin de célébrer l’entrée en vigueur de la loi autorisant les unions gays et lesbiennes dans l’Etat de New York.
Les chutes, haut lieu des lunes de miel dans l’imaginaire collectif américain, ont été illuminées aux couleurs du rainbow flag au moment où les premières unions étaient célébrées.
Kitty Lambert et sa compagne Cheryle Rudd se sont ainsi dit oui dès l’entrée en vigueur de la loi ce 24 juillet à minuit, dans la ville de Niagara Falls, dans l’Etat de New York, qui partage les chutes du Niagara avec la province canadienne de l’Ontario.
Admirez le panorama :
Des centaines de couples homos se sont dit « Yes » à New York
Par Rédaction lundi 25 juillet 2011
A l’occasion de l’entrée en vigueur de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, plus de 800 couples ont fait la queue pour pouvoir officialiser leur union.
Certains s’étaient même postés devant les bureaux dès 4h30 du matin !
New York a célébré dimanche dans la joie et l’émotion les premières unions de couples homos.
13 ans d’attente
« Aujourd’hui, notre certificat de mariage, notre mariage, signifie que New York nous reconnaît légalement en tant que personnes et en tant que couple », se réjouit Daniel Hernandez, 53 ans, en brandissant à sortie du bureau de l’état-civil la précieuse attestation de son mariage avec Nevin Cohen, 48 ans.
Les deux hommes, qui se sont rencontrés il y a 13 ans, ont été à l’origine de la reconnaissance du mariage gay dans l’Etat de New York, contre lequel ils avaient porté plainte en 2004.
« Vous avez attendu un bout de temps, non ? » leur a lancé Alisa Fuentes, l’officier d’état-civil, en les accueillant pour la cérémonie.
« Mariés »
Après l’échange des consentements, les deux hommes se sont embrassés sous les applaudissements de leurs amis quand Mme Fuentes les a déclarés mariés.
« J’ai failli dire "je vous déclare mari et mari" mais j’ai décidé de juste dire "mariés" », a-t-elle expliqué après la cérémonie.
Le premier couple à faire une entrée, empreinte d’émotion, dans une des salles réservées aux mariages était formé de Phyllis Siegel et de Connie Kopelov, deux vieilles dames aux cheveux blancs dont l’une avançait appuyée sur un déambulateur.
La cérémonie a ensuite été fermée aux journalistes.
Anti-mariage
L’adoption de la loi s’est accompagnée d’une longue polémique alimentée par les adversaires du mariage des homos qui n’avaient pas renoncé dimanche à faire entendre leur opposition.
Une dizaine d’entre eux ont manifesté brièvement devant le bureau de l’état-civil, séparés par des barrières métalliques et par de nombreux policiers de la file des fiancés.
« Mariage gay : mauvaise idée », pouvait-on lire sur une pancarte brandie par un militant juif orthodoxe.
Ignorant la polémique, le maire de la ville, Michael Bloomberg, devait lui-même marier deux de ses collaborateurs dans sa résidence officielle.
New York : Record attendu pour l’ouverture du mariage aux homos
Têtu par Rédaction (avec agence) 24 juillet 2011,
Pour le premier jour de l’entrée en vigueur de la loi autorisant le mariage homo, la mairie de New York mariera pas moins de 823 couples, et a finalement abandonné l’idée d’une loterie.
Un record devrait être atteint aujourd’hui à New York. Huit cent vingt-trois couples se sont inscrits à la loterie mise en place par la mairie de New York, qui a finalement décidé de ne pas tirer au sort et de marier tous les candidats pour ce jour de l’entrée en vigueur de la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe.
Débordée par les demandes affluant depuis le 5 juillet -2.661 dont 1.728 venant de couples homos-, la mairie avait décidé mardi dernier de tirer au sort 764 couples. En fait, à la clôture du dépôt des enregistrements jeudi, il ne restait plus que 823 couples candidats, et la mairie a décidé de satisfaire tout le monde. « Il s’agit en grande majorité de couples homosexuels », a précisé un porte-parole de la mairie.
Mariage devant les chutes du Niagara
Manhattan célébrera le plus grand nombre d’unions, 459 au total, viennent ensuite Brooklyn (sud-est) et Queens (est) avec 112 cérémonies chacun, le Bronx (nord) avec 98 et Staten Island (sud-ouest) avec 42. La mairie a conseillé aux couples « d’arriver le matin, et pas plus tard que 15h45 dimanche ».
La journée sera unique dans les annales des noces de la Grosse Pomme : jusqu’ici, le record était de 621 unions légalisées le 14 février 2003, un jour de Saint-Valentin, et de 610 le 8 août 2008, en raison de la date 08/08/08.
L’Etat de New York est devenu le 24 juin dernier le sixième Etat américain, et de loin le plus grand, à autoriser le mariage homo.
New York, la ville la plus peuplée des Etats-Unis, compte plus de 8 millions d’habitants.
Un des tous premiers mariages de l’Etat a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, peu après minuit… devant les chutes du Niagara.
Obama soutient l’abrogation de la loi fédérale interdisant le mariage gay
Le président Barack Obama soutient l’abrogation de la loi interdisant la reconnaissance des mariages homosexuels par les autorités fédérales, a annoncé mardi son porte-parole, six mois après que son administration eut jugé ce texte "anticonstitutionnel".
E-llico.com
Mis en ligne le 20/07/2011
La loi dite "Défense du mariage" ("Defense of marriage act", DOMA) a été promulguée en 1996 par le président démocrate Bill Clinton.
Elle stipule que l’Etat fédéral ne reconnaît le mariage que comme "une union légale entre un homme et une femme".
L’une des deux élues de Californie au Sénat, Diane Feinstein, a introduit une proposition de loi qui abrogerait DOMA, et qui doit être débattue à partir de mercredi à la chambre haute.
Mais rien ne garantit qu’elle sera adoptée par la Chambre des représentants, où les républicains détiennent la majorité.
"Le président appelle depuis longtemps à une abrogation législative" de DOMA et "est fier" de soutenir le texte de Mme Feinstein, a affirmé le porte-parole de Barack Obama, Jay Carney.
"Cette loi devrait affirmer le principe que le gouvernement fédéral ne devrait pas priver les couples homosexuels des mêmes droits et protections juridiques que les couples hétérosexuels", a poursuivi Jay Carney.
Le 23 février, le ministre de la Justice américain, Eric Holder, avait annoncé pour la première fois que Barak Obama jugeait "anticonstitutionnelle" la loi DOMA et avait donné l’ordre au ministère de ne plus la défendre lors des contentieux portant sur cette question.
Barack Obama n’est toutefois pas allé jusqu’à défendre le mariage homosexuel au niveau fédéral, affirmant que c’était à chaque Etat américain de se déterminer.
Sa position personnelle sur le sujet "évolue", répète depuis des mois la Maison Blanche, refusant d’en dire plus.
Les unions homosexuelles sont désormais autorisées dans six Etats sur 50, mais en raison de la loi DOMA, ces mariages ne sont pas reconnus au niveau fédéral, privant les conjoints des droits et avantages afférents.
Présidentielle : Deux candidats républicains s’engagent à lutter contre le mariage gay s’ils sont élus
Deux candidats à la primaire républicaine pour la présidentielle de 2012 - Michelle Bachmann et Rick Santorum - ont signé le texte d’une organisation religieuse intégriste adepte de la "guérison" de l’homosexualité.
E-llico.com
Mis en ligne le 12/07/2011
La campagne des primaires républicaines pour l’élection présidentielle de 2012 a pris un tour radical ces derniers jours avec la signature par deux candidats d’une charte de l’association religieuse intégriste "The Family Leader".
Michelle Bachmann, représentante du Tea Party, et Rick Santorum, qui se disputent tous deux les faveurs des électeurs conservateurs, ont ainsi promis de mettre en place tous les moyens nécessaires pour préserver l’institution du mariage.
En signant la charte en question intitulée "le voeu du mariage", ils s’engagent à lutter contre toutes les tentatives de modification de la loi - qui interdit expressément le mariage homosexuel - comme "la reconnaissance d’unions bigames, polygames, polyandres ou entre personnes de même sexe". Suivant le document, Michelle Bachmann et Rick Santorum vont donc professer tous deux leur croyance que les hommes gays sont un risque pour la santé publique, que les parents homosexuels sont inférieurs aux parents hétérosexuels, et que l’homosexualité est un choix en plus de la promesse d’interdire le mariage homosexuel avec un amendement constitutionnel au niveau fédéral.
Santorum a longtemps été la figure de proue de l’aile ultra-conservatrice des républicains, mais Bachmann l’a éclipsé dans les derniers sondages.
Il y a donc fort à parier que la question gay soit une occasion de surenchère de la part des deux compétiteurs.
Le mari de Michel Bachman accusé de pratiquer des thérapies de guérison
Le mari de Michele Bachmann est accusé de tenter de guérir les homosexuels depuis plusieurs années.
Marcus Bachmann, un thérapeute "chrétien", a nié pratiquer la "thérapie de réparation", qui vise à transformer les gays en hétérosexuels, mais plusieurs témoins disent que la clinique qu’il dirige, Bachmann & Associates, a tenté de les "guérir".
Andrew Ramirez, notamment, a publiquement déclaré qu’en 2004, alors adolescent, il avait été envoyé à la clinique en question par ses parents.
Un employé de Bachmann lui avait expliqué qu’"être gay n’était pas un mode de vie acceptable aux yeux de Dieu", affirme-t-il.
Mariage aux États-Unis : une avancée historique
Publié par Bénédicte Bécret http://yagg.com/2011/07/06/mariage-…
L’administration Obama a franchi une étape décisive dans la lutte pour les droits des LGBT.
Vendredi 1er juillet, le département de la Justice a déposé un rapport à la cour fédérale de San Francisco dénonçant le DOMA (Defense of Marriage Act), la loi de 1996 qui définit le mariage au niveau fédéral comme « l’union entre un homme et une femme ».
C’est en vertu de ce principe que Karen Golinski, une lesbienne mariée en Californie, s’est vu refuser la couverture de sa compagne par son assurance santé.
Le rapport du département de la Justice revient sur l’histoire de la discrimination envers les personnes homosexuelles, reconnaît le « rôle regrettable » qu’a joué le gouvernement fédéral en citant précisément des cas et condamne le DOMA, qu’il juge « motivé par une hostilité envers les gays et les lesbiennes » et « contraire à la Constitution ».
« Il n’existe aucun argument raisonnable pour défendre [le DOMA] », renchérit Tara Borelli, l’avocate de Karen Golinski et membre de l’association Lambda Legal, qui soutient ce cas depuis le début.
« UN CHANGEMENT PROFOND »
Déjà, le 23 février dernier, dans une lettre au président du Congrès, l’administration Obama avait déclaré qu’elle ne défendrait plus le DOMA .
Avec ce rapport, elle va plus loin. « Ce rapport manifeste un changement profond de paradigme dans la position du gouvernement sur les discriminations homophobes et les droits constitutionnels des couples de même sexe mariés », a déclaré Tobias Barrington Woff, professeur de droit à l’Université de Pennsylvanie dans une interview accordée à Associated Press.
Plusieurs éléments sont nécessaires pour que la Cour suprême des Etats-Unis puisse déclarer le DOMA contraire à la Constitution, notamment que les discriminations subies par la population homosexuelle soient répertoriées.
D’où la liste de plus de 20 cas de pratiques discriminatoires de la part d’instances étatiques ou locales établie dans le rapport.
En outre, le rapport précise que la justice doit porter une attention accrue aux cas impliquant des gays ou des lesbiennes.
« C’est un signal assez fort que l’administration déclare dans un rapport juridique que ce type de discriminations doit être traité avec une vigilance particulière », a indiqué Tara Borelli à Associated Press.
Andrew Cuomo, le gouverneur par qui le mariage homo est arrivé à New York
Têtu par Rédaction (avec agence) 27 juin 2011,
Les couples homosexuels qui auront très bientôt le droit de se marier dans l’Etat de New York le doivent grâce à l’obstination de leur gouverneur. Portrait d’un homme qui aura tenu sa promesse.

La marche triomphante d’Andrew Cuomo, samedi à la gay pride de New York, au côté de Christine C. Quinn, présidente ouvertement lesbienne du Conseil municipal de la ville et possible future candidate à la mairie de New York.
La légalisation du mariage homosexuel à New York est avant tout un triomphe personnel pour le gouverneur de l’Etat, Andrew Cuomo… qui peut désormais espérer défendre les couleurs démocrates lors de la présidentielle de 2016.
Le mariage, une de ses priorités
Né dans le quartier du Queens, à l’est de Manhattan, cet homme politique de 53 ans est le fils aîné de Mario Cuomo, qui fut lui-même gouverneur de l’Etat durant 11 ans, de 1983 à 1994. Spécialiste du logement social et pourfendeur de la corruption, Andrew Cuomo a été secrétaire au Logement entre 1997 et 2001, durant la présidence de Bill Clinton, dont il est resté proche.
Lors de son élection au poste de gouverneur en novembre 2010, porté par sa popularité en tant que procureur général – un poste qu’il a occupé entre 2006 et 2010 – Andrew Cuomo faisait immédiatement du mariage homosexuel sa priorité.
Le pari était difficile, après plusieurs échecs ces dernières années du projet de loi devant le Sénat, devenu entretemps en majorité républicain.

Un compromis pour faire voter
Six mois à peine après avoir été élu, Adrew Cuomo lançait l’offensive le 14 juin, en présentant son projet de loi baptisé « Equality Marriage Act » (Loi d’égalité du mariage).
Après une approbation rapide par l’Assemblée à majorité démocrate, qui avait déjà dit oui à trois reprises dans le passé au mariage gay, le document s’est retrouvé à nouveau devant le Sénat. Là, il avait besoin de 32 voix sur 62, rapidement avant les vacances d’été fixées au 20 juin.
Faisant fi des obstacles, Cuomo a alors montré une volonté politique exceptionnelle, participant personnellement aux négociations avec le président du Sénat, le républicain Dean Skelos, qui a été obligé de prolonger la session parlementaire.
En annonçant vendredi soir que le document amendé allait être mis au vote, ce dernier a reconnu que le gouverneur avait « coopéré » en acceptant les préoccupations des républicains et en amendant son projet original pour protéger les droits des institutions religieuses.
Les homos lui disent « Thank You »
Le vote triomphal, de 33 voix pour, et 29 contre, lui a donné raison. Et un peu plus d’une heure après, il promulguait la loi, entouré des législateurs des deux camps à Albany, la capitale de l’Etat à 240 km au nord de New York.
« Ces six derniers mois, nous n’avons pas travaillé comme des républicains et des démocrates, mais comme des New-yorkais. La démocratie fonctionne quand les gens parlent, et les gens ont parlé », a-t-il dit sereinement.
Comme il fallait s’y attendre, la communauté homosexuelle ne tarit pas d’éloges sur lui.
« Nous applaudissons le gouverneur pour son extraordinaire leadership dans la priorité donnée à la loi sur l’égalité du mariage », a ainsi déclaré dans un communiqué la Force nationale des gays et lesbiennes, une des nombreuses organisations homosexuelles du pays.
Bientôt la présidence ?
Cette victoire pourrait placer Andrew Cuomo sur le chemin des aspirants possibles à la Maison Blanche en 2016, estimait ce week-end Jason Ralston, un expert démocrate, cité dans un blog du Washington Post. « Il n’a pas seulement réglé une question importante de droits civils, offrant un cadeau précieux à la base démocrate dans un Etat immense. La façon dont il l’a fait, en gagnant des appuis venus des deux partis, et sa fermeté, sont exceptionnelles, estime Jason Ralston. Combinez cette victoire avec son combat de toujours pour la classe moyenne, et il est prêt pour être en tête de file en 2016. »
Pour confirmer son pedigree politique, Andrew Cuomo, qui vit actuellement avec Sandra Lee, une célébrité de la télévision, a auparavant été marié avec une fille de Robert F. Kennedy (assassiné en 1968), Kerry Kennedy, avec qui il a eu trois filles
L’Etat de New York légalise le mariage homo : « Nous sommes submergés par la joie ! »
Par Alexis Buisson samedi 25 juin 2011,
Après deux semaines de négociations, le Sénat de l’Etat de New York a fini par dire « oui » au mariage pour les homosexuels. Une décision historique.
Il aura fallu attendre vendredi tard dans la soirée sur la côte Est des Etats-Unis pour que l’Etat de New York entre dans l’Histoire.
Les sénateurs de l’Etat se sont prononcés hier à 33 votes contre 29 en faveur du mariage entre personnes de même sexe au terme d’un marathon législatif fort en rebondissements.
L’Etat de New York devient ainsi le plus peuplé des Etats et territoires fédéraux américains ayant légalisé le mariage pour les homosexuels.
« Nous sommes submergés par la joie. Le Sénat de notre Etat a pris la bonne décision, souligne Ron Zacchi, directeur de l’association « Marriage Equality New York ».
Nous avons hâte de parvenir au jour où l’égalité des droits sera la loi pour tous dans notre grande nation. »
« Merci ! Merci ! »
Ce vote historique clôt deux semaines de hauts et de bas.
Dès l’introduction du projet de loi au Parlement le 14 juin dernier, l’issue de le consultation était incertaine. Un vote devait avoir lieu avant vendredi 17, mais le parti républicain, qui contrôle le Sénat de l’Etat, s’est longtemps opposé à soumettre le texte au vote de la Chambre haute, alors que l’Assemblée majoritairement démocrate l’avait déjà adopté.
La situation était d’autant plus frustrante pour les supporters du mariage homo qu’il ne manquait qu’un seul petit « oui » de la part d’un Sénateur républicain pour que le mariage gay soit adopté.
Le gouverneur de l’Etat, Andrew Cuomo, qui a fait de la légalisation du mariage gay un de ses chevaux de bataille, a alors prolongé la session parlementaire pour permettre un accord entre Sénateurs républicains et démocrates.
Au centre des discussions : l’inquiétude des Républicains face à d’éventuelles poursuites contre les institutions religieuses refusant de réaliser des mariages homosexuels.
La situation s’est accélérée vendredi soir lorsque le Sénateur Stephen M. Saland, qui était publiquement indécis, s’est déclaré favorable devant ses collègues à une mouture du texte comprenant davantage de garanties pour les organisations religieuses.
Sitôt la mesure adoptée, des militants pro-mariage réunis dans la galerie surplombant la Chambre ont crié « Merci ! Merci ! ».
Des New-Yorkais qui suivaient la session à la télévision depuis le Stonewall Inn de Manhattan, berceau du mouvement gay américain, ont applaudi le vote historique (photo).
« Le monde nous regarde »
Plusieurs tentatives avaient échoué ces dernières années.
Dernière en date : en 2009, lorsque le Sénat a repoussé un projet de loi proposé par le gouverneur démocrate de l’époque David Paterson.
Depuis, le soutien pour la légalisation du mariage gay a grandi au sein de l’opinion publique de l’Etat. Un sondage de l’université Quinnipac indique que 58% des New-Yorkais soutiennent le mariage homo aujourd’hui.
« Le monde nous regarde. La législature, par un vote bipartisan, a dit que tous les New-Yorkais sont égaux face à la loi.
Grâce à ce vote, l’égalité face au mariage va devenir une réalité dans notre Etat, amenant justice et protection légale à des milliers de familles new-yorkaises. », a déclaré dans un communiqué Andrew Cuomo, le charismatique gouverneur démocrate de l’Etat, qui signe ainsi une belle victoire moins d’un an après son élection.
Le texte entrera en application fin juillet.
En attendant, la Gay Pride de dimanche promet d’être chaude à New York.
Minnesota La Maison Blanche contre l’interdiction du mariage gay dans l’Etat
La Maison Blanche a publié une déclaration condamnant les propositions visant à interdire le mariage gay dans l’Etat du Minnesota.
Le Minnesota interdit déjà le mariage homosexuel, mais selon ses opposants, la loi doit être renforcée.
La semaine dernière, un sondage indiquait qu’un peu plus de la moitié des électeurs du Minnesota ne veut pas d’une interdiction constitutionnelle du mariage de même sexe.
e-llico Mis en ligne le 25/05/2011
Un couple gay binational échappe (pour l’instant) à la séparation
Têtu par Paul Parant 10 mai 2011, Henry Velandia, Vénézuélien marié à un Américain, ne sera pas expulsé… tout de suite.
En attendant des éclaircissements sur les intentions de Barack Obama envers les couples gays binationaux, la justice a choisi de ne pas séparer un couple.

Il avait attendu la nouvelle avec inquiétude, car cela devait être la dernière étape avant son expulsion vers son Vénézuela d’origine.
Mais, ce vendredi, Henry Velandia (photo, à droite) a accueilli l’annonce avec soulagement : son expulsion a été suspendue jusqu’au mois de décembre, au moins.
Le temps, selon le juge, de permettre à l’avocat général et à la cour d’appel de faire le point sur le droit pour un homosexuel, marié mais non Américain, de résider légalement aux Etats-Unis, si un certain nombre de circonstances sont réunies.
L’histoire d’Henry, un danseur de salsa de 27 ans qui est arrivé aux Etats-Unis en 2002, et de Josh Vandiver, étudiant à Princeton (New Jersey), est devenue symbolique de la situation de ces couples homos binationaux qui risquent la séparation, alors même que certains Etats leur ouvrent le droit au mariage – c’est le cas de Josh et Henri, qui se sont mariés dans le Connecticut.
Problème : en vertu du texte intitulé Defense of Mariage Act (DOMA), la juridiction nationale – et donc le ministère de la Justice, et les services américains de l’immigration – ne reconnaissent que les mariages entre un homme et une femme. Discriminant ainsi les couples homosexuels, puisque, à l’inverse de leurs homologues hétéros, leur mariage ne peut ouvrir l’accès à une « carte verte » pour le partenaire étranger.
Le DOMA en suspens
Rachel Tiven, directrice exécutive de Immigration Equality, une association américaine qui aide les gays migrant aux Etats-Unis, veut voir dans cette décision concernant le couple un « signe d’ouverture » de l’administration américaine.
« Quelque chose est en train de s’ouvrir, l’horizon se transforme », a-t-elle déclaré.
Allusion à la décision de Barack Obama de « ne plus défendre le DOMA » (même s’il existe encore des débats sur les conséquences de cette déclaration) et à une autre affaire, celle d’un couple gay binational constitué d’un Américain et d’un Irlandais.
Eux n’étaient pas mariés, car leur Etat (le New Jersey) ne permet que les unions civiles, mais un juge a tout de même également suspendu l’expulsion du partenaire étranger.
Mais suspendre des expulsions « n’est pas encore la solution que des milliers de familles attendent », précise Rachel Tiven.
Car la situation n’est que temporaire et n’ouvre pas l’accès à une carte verte, donc pas le droit au travail.
Et tandis que l’opposition républicaine n’a pas manqué de réagir négativement à ces expulsions avortées (« L’administration envoie le signal dangereux qu’elle se moque de la loi », a dit Lamar Smith, un député texan),
Barack Obama devra s’expliquer et proposer une solution de long terme. Un élément à mettre au programme pour sa candidature à la réélection, en décembre 2012 ?
New York, Un couple d’homos attend le mariage depuis 61 ans
Deux New Yorkais en couple depuis 61 ans témoignent de leur amour et de leur frustration de ne pouvoir se marier à New York. Emouvant.
E-llico.com
Mis en ligne le 04/05/2011
Alors qu’Andrew Cuomo, le gouverneur de New York, se dit optimiste quant à la légalisation du mariage homosexuel dans l’Etat, la campagne pour l’égalité du mariage se poursuit.

Deux New Yorkais, Richard Adrian Dorr et John Mace - respectivement âgé de 83 ans et 91 - qui vivent ensemble depuis 61 ans, mais ne peuvent toujours pas se marier, ont apporté leur contribution à la campagne.
"N’ont-ils pas attendu assez longtemps ?", demande une vidéo dans laquelle ils témoignent de leur histoire et de leur lien, tournée dans le cadre de la campagne "Freedom to Marry" qui revendique le droit au mariage pour les couples de même sexe dans l’Etat de New York.
Le couple révèle comment les deux hommes se sont rencontrés à la Juilliard School of Music en 1948 et sont ensemble depuis 1950. Tous deux professeurs de chant ils vivent et travaillent dans Manhattan. Parmi leurs élèves, ils auront une certaine Bette Midler.
Le couple a pensé s’unir légalement dans le Massachusetts ou le Connecticut, mais ces New-Yorkais qui ont toujours vécu à New York estiment que c’est là qu’ils doivent pouvoir se marier et nulle part ailleurs.
"Nous sommes des New-Yorkais et après 61 années de complicité, nous estimons avoir le droit d’être mariés à New York", disent-ils.
Evan Wolfson, le président de "Freedom to Marry", a déclaré : "Richard et Jean sont la quintessence de New York en couple.
Ils se sont rencontrés à la Juilliard School et ont passé leur vie ensemble ici.
Ils sont profondément amoureux après 61 ans d’engagement et on leur refuse toujours la chose qu’ils désirent le plus au monde - la liberté de se marier à New York. Il est temps de changer cela. Après 61 années ensemble, n’ont-ils pas attendu assez longtemps ?".
Un opposant au mariage des couples gays et lesbiens change de bord
Publié par Judith Silberfeld
http://yagg.com/2011/04/15/etats-un…

Louis Marinelli a consacré une bonne partie de l’été 2010 au « Summer for marriage », une tournée des États-Unis pour combattre la légalisation du mariage des couples de même sexe, à l’initiative de la National Organization for Marriage (NOM).
S’il s’était contenté de l’organiser, on ne parlerait peut-être pas de lui aujourd’hui.
Mais il y a aussi participé, et pendant les 30 jours qu’il a passés à parcourir les États-Unis pour NOM, il a rencontré des gays et des lesbiennes et s’est rendu compte que c’étaient des vrais gens avec des vrais vies.
Cette confession quelque peu naïve, qui lui vaut les foudres de son ancien boss, Brian Brown, le directeur exécutif de NOM, Louis Marinelli l’a faite dans un entretien exclusif au blog Good As You et la répète dans un courriel aux adhérent-e-s et soutien de Courage Campaign.
Il y revient aussi sur son blog.
S’il pense toujours que l’homosexualité, c’est mal, il considère aujourd’hui qu’il ne lui appartient pas d’interdire aux homos d’être homos ni de leur retirer les droits que leur donne la Constitution en tant que citoyen-ne-s américain-e-s.
Il se dit donc désormais favorable au mariage des couples de même sexe. Et ce qui l’a fait changer d’avis, ce sont notamment les discussions qu’il a pu avoir avec les membres de Courage Campaign.

