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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Union civile et mariage (2)

Lesbienne et très malade, elle se bat pour que son mariage soit reconnu

Têtu par Marie Billon 08 février 2012,

Aux Etats-Unis, le mariage homo n’ouvre pas encore les mêmes droits que le mariage hétéro.
Atteinte de sclérose en plaque, une ancienne militaire lesbienne veut que son épouse puisse toucher la même pension que les autres veuves de militaires.

Avoir le droit de se marier ne signifie pas toujours avec les mêmes droits que les couples hétéros mariés.
Une ancienne militaire de 38 ans, Tracey Cooper-Harris (à droite sur la photo), en a fait l’amère expérience et a décidé de faire un procès à l’Etat fédéral.

Après avoir servi comme vétérinaire pendant 12 ans, notamment en Irak et Afghanistan, le sergent Cooper-Harris a pris sa retraire militaire en 2003.
Elle a épousé Maggie cinq années plus tard.
En 2010, lorsque Tracey a appris qu’elle souffrait de sclérose en plaques, une maladie neurodégénérative, elle a voulu s’assurer que son épouse aura de quoi vivre après sa mort.

Que pour les époux de sexes opposés « Il y a de grandes chances pour que cette maladie me tue, je veux juste m’assurer que, quelle que soit la pension à laquelle Maggie devrait avoir droit, elle puisse la toucher si effectivement je meurs », a déclaré Tracey au Los Angles Times.
Elle a aussi demandé à ce que son épouse soit enterrée avec elle dans le cimetière militaire, comme c’est souvent l’usage.
Mais ces deux demandes lui ont été refusées parce que Tracey est mariée à une femme.

Le Département des Affaires des Vétérans lui a répondu qu’il ne considérait comme épouse ou époux que les personnes « de sexes opposés ».
Quand bien même le département voudrait faire un effort, la loi dite de Défense du Mariage (Defense of Mariage Act) votée en 1996, interdit l’Etat fédéral de reconnaitre les mariages des homos, même ceux qui sont légaux dans les six Etats américains.

Une pension plus faible Tracey et Maggie se sont mariées en 2008, durant la courte période où le mariage pour tous était légal en Californie. S’il est à nouveau interdit, les unions qui ont été célébrées restent valides.
« Nous voulons juste les mêmes aides que les autres couples mariées, nous voulons avoir droit à la même paix d’esprit », explique Tracey.

L’ancienne militaire, vingt fois décorée, vit avec ces discriminations depuis sa retraite. Si elle reçoit une pension, elle ne touche pas autant que n’importe quelle personne mariée. Selon le Huffington Post, si Tracey et Maggie était un homme et une femme, elles auraient droit à 125 dollars de plus chaque mois et quand son épouse sera morte, Maggie pourrait recevoir une pension de 1.200 dollars par mois.

« Votre sacrifice est moins important que celui des hétéros » Le département des vétérans dit aux « gays et lesbiennes que le sacrifice qu’ils font pour leur pays n’est pas aussi important que celui des hétérosexuels », estime Randall Lee, avocat au Southern Poverty Law Center qui représente Tracey dans la plainte qu’elle a déposé contre l’Etat le 1er février.

Ce genre de procès est encore rare, mais le Huffington Post évoque un autre cas au Massachusetts. L’an dernier, l’administration Obama, qui a mis fin à 18 ans de discriminations dans l’armée en abrogeant la loi Don’t Ask Don’t Tell, a fait savoir qu’elle ne défendrait pas le Defense of Mariage Act et les discriminations qu’elle implique devant la cour.

La « prop 8 » retoquée par la justice : bientôt le retour du mariage homo en Californie ?

Têtu par Rédaction 07 février 2012, La loi californienne qui avait brutalement mis un terme aux unions des couples de même sexe a été jugée « anticonstitutionnelle » en appel. « Pro » et « anti » vont sans doute s’en remettre à la Cour suprême, un ultime recours à double tranchant…

18 000 couples

Le mariage des couples de même sexe, brièvement autorisé en Californie en 2008, avait été interdit par l’adoption de la fameuse « Proposition 8 », qui avait inscrit dans la constitution californienne que le mariage était réservé aux hétérosexuels.
Entre temps, quelque 18.000 couples homosexuels s’étaient mariés en Californie en 2008, des unions restées valides malgré la Proposition 8.

Mais la cour d’appel fédérale de San Francisco a jugé mardi, dans une décision adoptée par deux juges contre un, que les promoteurs de la Prop 8 avaient « ciblé une minorité et lui avaient retiré un droit qu’elle possédait, sans raison légitime de le faire ».

« Grand jour » « Sur ces bases, nous jugeons la Proposition 8 anticonstitutionnelle » et « le jugement en première instance de la cour fédérale est confirmé », ajoute la cour dans sa décision, entérinant ainsi cette décision rendue en août 2010 par le juge fédéral Vaughn Walker.

Cette victoire pour les droits des homos a été immédiatement saluée comme un « grand jour » par Theodore Olson, l’un des avocats du couple de lesbiennes qui réclamaient l’abrogation de la Prop 8. « Quand vous retirez un droit sur la base de l’orientation sexuelle, c’est de la discrimination », a-t-il déclaré après la publication de la décision.

Pas de nouveaux mariages immédiatement

Les associations de défense des droits des LGBT ont elles aussi salué le jugement. « La décision d’aujourd’hui nous rapproche de (…) la restauration du droit au mariage en Californie, offrant aux couples et à leurs familles la dignité et la sécurité, droits fondamentaux de tout Américain », a déclaré dans un communiqué Clarissa Filgioun, présidente de Equality California.

Une note de bas de page très discrète, dans la décision de la cour d’appel, stipule néanmoins que les mariages homos ne pourront pas reprendre en Californie avant que les parties se décident sur une éventuelle procédure d’appel.

Va-tout devant la Cour suprême

Les opposants au mariage des couples de même sexe, qui ont d’ores et déjà annoncé qu’ils poursuivraient leur combat judiciaire, devraient probablement se tourner vers la Cour suprême des Etats-Unis, selon David Cruz, professeur de droit à l’Université de Californie du Sud à Los Angeles.

« Les deux parties ont toujours souhaité porter le dossier devant la Cour suprême le plus vite possible », observe-t-il.
Ce choix constitue un va-tout pour les deux parties, car une décision au niveau fédéral scellerait le sort des mariages homosexuels dans tous les Etats-Unis, sans possibilité de recours, ni pour les « pro » ni pour les « anti ».

Argumentaire restrictif Mais M. Cruz pense que la Cour suprême - qui n’est pas tenue de se prononcer sur tous les sujets qui lui sont soumis - choisira de ne pas se saisir du dossier, notamment en raison du champ très restrictif de l’argumentaire de la cour d’appel.

« L’argumentaire de la cour est très restrictif et ne concerne en gros que la Proposition 8 californienne, sans aborder les autres restrictions au mariage dans le reste du pays », observe-t-il.
Or, selon lui, « plus l’argumentaire de la décision d’abroger la Proposition 8 est restrictif, plus les chances que la Cour suprême ne se saisisse pas du dossier sont grandes ».

Mariage pour tous les couples : Brad Pitt en a assez d’attendre

Publié par Judith Silberfeld http://yagg.com/2012/01/27/mariage-pour-tous-les-couples-brad-pitt-en-a-assez-dattendre/

Il y a trèèèès longtemps, en 2006, le couple que forment Brad Pitt et Angelina Jolie, affectueusement appelé Brangelina par les fans, avait promis de ne pas se marier tant que tout le monde ne pourrait pas en faire autant.
Oui mais voilà, c’était il y a trèèèès longtemps, et là, les Brangelina commencent à en avoir ras la casquette d’attendre.

« En fait, nous aimerions bien [nous marier], explique Brad Pitt dans un long entretien au Hollywood Reporter, et cela a l’air de plus en plus important pour nos enfants.
Nous avons déclaré il y a un bout de temps que nous ne le ferions pas tant que tout le monde ne le pourrait pas.
Mais je ne pense pas que nous pourrons nous y tenir.
Cela compte tellement pour mes gamins, et ils réclament énormément.
Et c’est important pour moi aussi, ce type d’engagement. »

En septembre dernier, sur le plateau d’Ellen DeGeneres, Brad Pitt avait déjà évoqué cette possibilité et la pression des enfants, mais avait réaffirmé sa promesse (voir Non, les Brangelina ne se marieront pas tant que les couples homos ne le pourront pas).
En décembre, Angelina Jolie balayait la question.

Le journaliste du Hollywood Reporter pousse et un peu et veut savoir si Brad a demandé Angie en mariage : « Je ne vais pas aller plus loin, répond l’acteur.
Mais être amoureux de quelqu’un, élever une famille avec quelqu’un, vouloir s’engager et ne pas pouvoir le faire, c’est grotesque, simplement grotesque. » On est bien d’accord. Mais à la différence des Brangelina, les couples gays et lesbiens qui souhaiteraient se marier n’ont pas le choix. Et eux aussi trouvent le temps long…

Les maires de 80 villes s’engagent en faveur du mariage gay

Plus de 80 maires de villes américaines ont annoncé leur soutien à l’égalité du mariage lundi, prédisant qu’il serait prochainement prochain étendu à l’ensemble de leurs cités.
E-llico.com

Mis en ligne le 23/01/2012
Cet appel de maires pour la liberté de se marier - annoncé lors d’une conférence de presse lundi - rassemble notamment les maires des cinq plus grandes villes américaines : Michael Bloomberg (New York), Antonio Villaraigosa (Los Angeles), Rahm Emanuel (Chicago), Annise Parker (Houston), et Michael Nutter (Philadelphie).

Tous les maires ont signé un engagement en faveur de l’égalité du mariage dans lequel ils encouragent les législateurs à prendre fait et cause en faveur du mariage homosexuel.

Le maire de New York (photo, entouré des ses collègues) - qui a promulgué l’égalité du mariage l’année dernière, a déclaré que la liberté de se marier dans l’Etat "n’a fait que rendre New York plus forte". Selon lui, "étendre ce droit à tous les citoyens américains n’est qu’une question de temps".

"Pour moi, la question n’est pas de savoir si l’égalité du mariage interviendra dans chacun des 50 états.
La question est de savoir quand" a-t-il affirmé lors de la conférence de presse qui avait lieu à la veille d’un vote capital dans l’Etat de Washington qui s’apprête à examiner dès mardi la légalisation du mariage gay.

Le maire de Los Angeles, président de la Conférence des maires américains, a souligné quant à lui la nécessité de mettre de côté les divisions partisanes.

Annise Parker, maire de Houston ouvertement lesbienne, a parlé des obstacles qu’elle a dû affronter avec sa partenaire sans droit de se marier.

Jerry Sanders, le maire républicain de San Diego, a déclaré qu’il n’a pas toujours été un partisan de l’égalité du mariage, mais que ses positions avaient changé.
"Je ne peux regarder des personnes en face et leur dire que leur relation est moins significative que mon mariage avec ma femme", a-t-il admis.

Marc Salomon, directeur de la campagne nationale "Freedom to Marry", s’est félicité de l’appui des maires qui représente, selon lui, l’occasion de réunir des "défenseurs passionnés et infatigables de la liberté de se marier."

L’Etat de Washington sur le point d’autoriser le mariage homo

Têtu par Rédaction (avec agence) 24 janvier 2012, Il ne manquait plus que la voix d’un seul sénateur pour que la loi puisse être adoptée. Ce sera peut-être celle de Mary Margaret Haugen, qui a fait volte-face « au nom du respect des autres ».

L’Etat de Washington, dans le nord-ouest des Etats-Unis, est en passe de devenir le septième Etat du pays à autoriser le mariage des homos, après le soutien apporté hier par une influente élue locale.

La démocrate Mary Margaret Haugen (photo) a expliqué sur son site internet qu’elle avait longtemps réfléchi à la question avant de prendre sa décision, qui devrait permettre l’adoption d’une loi au niveau de l’Etat garantissant le droit pour les couples de même sexe de se marier.

Par respect pour « les autres » Si elle vote en ce sens, cette élue sera en effet le 25e élu du Sénat de l’Etat à se prononcer en faveur du texte, permettant ainsi son adoption.
« J’ai de très fortes croyances chrétiennes.
Personnellement, j’ai toujours cru dans le mariage traditionnel entre un homme et une femme.
C’est encore ce que je crois aujourd’hui », dit-elle.
Mais « il n’est pas seulement question ici de ce que je crois, ajoute-t-elle.
Il est question du respect des autres, y compris du respect des gens qui pensent différemment de moi.
Il s’agit de savoir si tout le monde peut avoir les mêmes possibilités en matière d’amour, de relations de couple, de famille et de sécurité
 ».

S’exprimant lors d’un débat sur le projet de loi en question, Mary Margaret Haugen a reconnu qu’elle aurait préféré que cette question soit soumise à référendum.
« Contrainte de faire un choix, j’ai donc décidé de permettre à tous les hommes et femmes de notre Etat de bénéficier des mêmes privilèges qui sont si importants dans ma vie.
Je voterai donc en faveur de l’égalité dans le mariage », a-t-elle lancé, ajoutant : « Il s’agit d’un vote juste et c’est celui que je défendrai lorsque le projet de loi sera voté » au Sénat.

Nouvelle année, nouveaux droits pour les homos

Têtu par Marie Billon 02 janvier 2012,

Les États américains d’Hawaï et du Delaware ont légalisé les unions civiles hier.
Plusieurs couples de même sexe se sont empressés de se dire « oui ». Dès que minuit a sonné, ils se sont précipités sur leur ordinateur.
Pour ces quatre couples homos hawaïens, le champagne, c’était pour plus tard.
C’est au passage de l’année 2012 que les unions civiles devaient être légalisées sur l’archipel.
A l’heure dite, le site internet permettant d’enregistrer les demandes était ouvert.
Les huit amoureux se sont unis dans une cérémonie commune le 1er janvier à 1 heure du matin, le temps de remplir les documents nécessaires.
« Nous ne faisons pas cela uniquement pour nous mais aussi pour les autres couples, a déclaré Gary Bradley, venant de se lier à son partenaire de 3 ans, Paul Perry. (…) C’est en groupe que nous voulions nous unir, pour montrer que nous faisons un grand pas en tant que groupe. »
Des débats houleux

La communauté homo a aussi franchi ce pas quelques États plus loin, dans le Delaware.
Lisa Goodman et Drewry Fennell ont été les premières à se dire oui, hier à midi.
« C’est important pour nos enfants, a déclaré la première.
Cela leur donne la protection de la loi et leur assure une aide normale si les choses tournent mal. »

Au Delaware, les débats ont été moins houleux qu’à Hawaï.
La loi est passée en mai dernier, en trois semaines seulement. La majorité n’a cependant pas été très large, l’État demeurant relativement conservateur.

Un tremplin vers le mariage homo

Cela a été plus compliqué à Hawaï. L’archipel avait pourtant failli être le premier État américain à reconnaître le mariage homo après une plainte portée par trois couples, en 1993.
La Cour Suprême hawaïenne avait alors estimé que l’interdiction de se marier était une discrimination.
Mais en 1998, avant que la justice ne donne son verdict, l’île a voté pour que soit stipulé dans la constitution que le mariage est réservé aux seuls hétérosexuels.
La loi aura finalement été signée en février 2011 par un nouveau gouverneur enthousiaste, Neil Abercrombie.

Pour Hawaï et le Delaware, les unions civiles sont un « tremplin » vers le mariage homo.
Mais si pour le Delaware Family Policy Council « il n’y a aucune différence entre elles et le mariage », à Hawaï un couple de lesbiennes a porté plainte en novembre pour discrimination.
Comme les hétéros, Natasha Jackson et Janin Kleid veulent « avoir les droits légaux et la reconnaissance sociale de (leur) relation ».
Le gouverneur Neil Abercrombie a répondu qu’il était « très heureux de la situation actuelle et de la direction dans laquelle l’État se dirige ».

Encore des efforts à faire Depuis hier, 14 États américains et Washington DC reconnaissent donc une forme d’union pour les couples homos.
Mais les discriminations restent encore nombreuses partout aux Etats-Unis.
A Hawaï, par exemple, un couple de lesbiennes a porté plainte, il y a quelques semaines, après avoir été interdites de séjour dans un Bed & Breakfast par sa tenancière.
Celle-ci n’a pas nié les motifs de l’expulsion, jugeant que l’homosexualité était « détestable ».

La gouverneure de l’Etat de Washington s’engage en faveur du mariage gay

La gouverneure démocrate de l’État de Washington a apporté jeudi son soutien public à une loi qui introduirait l’égalité du mariage pour les couples homosexuels dans l’Etat.

E-llico.com / Actus Mis en ligne le 06/01/2012
Cette loi ferait de l’Etat de Washington le septième Etat américain à avoir introduit l’égalité du mariage et elle pourrait être déposée pour discussion lors de la nouvelle session de la législature de l’Etat.

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi, Christine Gregoire a déclaré : "Nos familles gay et lesbiennes font face à aux mêmes diificultés que les familles hétérosexuelles : joindre les deux bouts, choisir l’école où envoyer leurs enfants, trouver la bonne personne avec qui vieillir, faire face à sa famille et ses amis et s’engager pour la vie.

"Pour tous les couples, le mariage est très important.
Il leur donne le droit d’entrer dans un contrat dans lequel leurs intérêts juridiques et ceux de leurs enfants le cas échéant, sont protégés en droit civil
", a-t-elle ajouté.

L’organistion Marriage Equality 2012 s’est félicité de ces déclarations.
"L’annonce historique d’aujourd’hui de la gouverneure Gregoire montre le dynamisme de l’égalité du mariage à New York et que d’autres victoires vont se produire à travers le pays se propage rapidement", a réagi l’organisation.

Un récent sondage a montré que 55% des habitants de l’Etat de Washington voterait contre une initiative de vote qui a tenterait d’abroger une loi sur l’égalité du mariage.

En 2009, l’Etat de Washington a introduit le partenariat pour ses citoyens homosexuels, une législation approuvée par 53% des électeurs.

George Clooney au casting d’une pièce pro-mariage homo

Têtu par Mélanie Vives 14 décembre 2011,

L’acteur jouera dans « 8 », un spectacle de Dustin Lance Black qui retrace la procédure judiciaire engagée contre la Proposition 8 en Californie.
Il en profite pour se positionner une fois de plus sur la question du mariage des homos.


« Il est stupéfiant de voir que les gays et lesbiennes américains sont encore traités comme des citoyens de seconde classe.
Je suis confiant, très bientôt les lois de cette nation reflèteront la simple vérité qui est que les homosexuels -comme tous les êtres humains- sont nés égaux en dignité et en droits. »

Annoncé dans le casting de 8, George Clooney vient d’en profiter pour, à nouveau, livrer haut et fort son point de vue sur le mariage des homosexuels.

L’acteur sera sous le feu des projecteurs lors de l’unique représentation de cette pièce à Los Angeles, le 3 mars.
Une lecture-spectacle adaptée des transcriptions du procès historique en faveur du mariage pour tous en Californie, qui a abouti au renversement de la Proposition 8, amendement à la constitution de l’État californien qui empêche, encore aujourd’hui, les gays et lesbiennes de s’unir.

Lever des fonds pour le droit au mariage Pour sa représentation sur la côte ouest américaine, la pièce, écrite par Dustin Lance Black -Oscar du meilleur scenario pour le biopic Harvey Milk- sera mise en scène par le défenseur des droits LGBT Rob Reiner.
Le reste du casting devrait bientôt être annoncé.

A Los Angeles comme à Broadway, où il a fait sensation en septembre dernier, le spectacle servira à lever des fonds pour l’American Foundation for Equal Rights.
Selon le président de l’association, qui milite en faveur du droit au mariage pour tous, « cette pièce continue à montrer aux Américains, un à un, que les préjugés et les peurs ne peuvent résister à la vérité et à la justice ».
Dustin Lance Black tient lui aussi à insister sur le but pédagogique de son œuvre : « Il faut que les gens soient témoins de ce qui est arrivé dans ce procès contre la Proposition 8. »

Un pas historique vers une proposition de loi au Sénat

La commission judiciaire du Sénat des Etats-Unis a approuvé jeudi par dix voix contre huit, une proposition de loi qui pourrait ouvrir la voie à un vote au Sénat légalisant le mariage homosexuel au niveau fédéral, un vote qualifié par les démocrates de "pas historique".


E-llico.com

Mis en ligne le 10/11/2011

Les 18 membres de la commission judiciaire ont débattu et approuvé (dix voix pour, huit contre) une proposition de loi qui abrogerait la loi Doma, une fois présentée en séance plénière à une date indéterminée.

La loi Doma dite "Défense du mariage" ("Defense of marriage act") a été promulguée en 1996 par le président démocrate Bill Clinton.
Elle stipule que l’Etat fédéral ne reconnaît le mariage que comme "une union légale entre un homme et une femme".

Le président de la commission, le démocrate du Vermont Patrick Leahy a salué le vote comme un "pas historique", lors d’une conférence de presse qui a suivi les travaux de la commission.

"C’est un grand pas en avant", a insisté la démocrate de Californie Dianne Feinstein, à l’initiative de cette proposition de loi.

Elle avait auparavant dénoncé auprès de ses collègues la nature "discriminatoire" de la loi Doma, en évoquant les 131.000 couples homosexuels déjà mariés et notant que quelque 1.100 allocations diverses, pensions, assurances-santé, etc, ne pouvaient être partagés par un couple de même sexe.

"Doma se trompait quand elle a été votée en 1996, et elle se trompe maintenant", a-t-elle dit. Le "gouvernement fédéral ne doit pas refuser la reconnaissance et la protection de milliers d’Américains qui sont légalement mariés dans leur Etat".

Diane Feinstein a également cité une lettre de 70 entreprises américaines, dont Xerox, CBS, TimeWarner, Google ou Nike, évoquant les "coûts élevés" que provoque pour eux la non-reconnaissance de couples mariés de même sexe, en matière de comptabilité et de charges sociales.

Pour "moi, il ne s’agit pas de savoir si Doma va être abrogée, mais quand", a insisté le démocrate de New York Chuck Schumer.

Les sénateurs républicains au contraire avaient expliqué qu’ils souhaitaient conserver Doma pour un ensemble de raisons religieuses, économiques ou simplement pour une question d’agenda car "nous avons tellement d’autres sujets à traiter, comme l’emploi", selon le républicain de l’Iowa, Chuck Grassley.

Selon son collègue du Texas, John Cornyn, la loi actuelle "préserve le droit de chaque Etat de prendre ses propres décisions", et empêche les surcoûts en matière d’allocations sociales qu’engendrerait la légalisation du mariage homosexuel au niveau fédéral. Par ailleurs, "le peuple américain continue à soutenir le mariage traditionnel", a-t-il résumé.

HETERHOMO faux les américains pour à 57 % sondage 2011

Dans un communiqué, l’organisation de défense des droits des homosexuels The National Gay and Lesbian Task Force a "salué" ce vote et appelé le Sénat tout entier à continuer dans ce sens.
"Il est choquant que dans une Amérique moderne, des couples de même sexe légalement mariés soit discriminés et privés de leurs droits fondamentaux par leur propre gouvernement fédéral", dit un communiqué. "C’est un pas important, il nous rapproche de la fin d’une grave injustice qui touche des milliers de couples qui s’aiment, qui veulent simplement se soutenir l’un l’autre tout comme les autres couples", ajoute-t-il. Le président Barack Obama avait fait savoir en juillet dernier qu’il approuvait l’abrogation de cette loi.

USA : une tribu amérindienne légalise le mariage des homos

Têtu par Rédaction (avec agence) 04 août 2011,

Une tribu amérindienne du nord-ouest des Etats-Unis a reconnu un droit que de nombreux pays – dont la France – refusent : ils ont reconnu le mariage, suite au combat d’une jeune lesbienne de la tribu. La tribu amérindienne des Suquamish, dans l’Etat de Washington (au nord-ouest des Etats-Unis) a modifié sa constitution pour rendre légal le mariage entre personnes de même sexe.

Cette décision n’a aucune valeur légale au niveau fédéral, ni même au niveau de l’Etat de Washington – qui ne reconnaît pas le mariage gay – mais elle permet à tout Suquamish homosexuel de se marier dans le cadre de sa tribu.

Défendu par une jeune lesbienne

Le texte, défendu par une jeune lesbienne Suquamish, a été approuvé lundi à l’unanimité par les sept membres du conseil de la tribu, qui compte 1.050 membres.

« Il n’y a pas eu de controverse parmi les membres de la tribu, et les anciens de la communauté ont soutenu les demandes des plus jeunes », a déclaré Michelle Hansen, avocate des Suquamish.
« C’est une tradition chez nous d’être ouverts, d’accepter les personnes différentes », a-t-elle ajouté.

Après les Coquille

Alors que le thème du mariage homosexuel fait couler beaucoup d’encre aux Etats-Unis – avec une procédure judiciaire en cours visant à le légaliser en Californie et sa récente adoption dans l’Etat de New York – Mme Hansen a souligné que la décision des Suquamish ne concernait que la tribu.

« La tribu a ses propres lois (et une constitution depuis 1965), mais nous ne pouvons garantir que le monde autour de nous partage nos valeurs.
C’est au gouvernement fédéral de reconnaître (le mariage homo).
Nos lois s’appliquent au sein de la tribu et à ses membres », a-t-elle déclaré.
La tribu Suquamish est la deuxième à légaliser le mariage homosexuel, après les Coquille, dans l’Oregon (nord-ouest).

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Citations

" L’anti communautarisme est un nom pudique pour masquer l’opposition à la culture gay qui fait partie intégrante du multiculturalisme, mais il existe un communautarisme majoritaire, blanc, catholique, hétérosexuel". Heterhomo

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