Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Rédaction (avec agence)11 avril 2013, à
Et de douze ! Le Parlement de ce pays d’Amérique latine vient d’approuver définitivement le mariage pour tous. La France sera-t-elle numéro treize ?
Hier soir, dans une rue de Montevideo. L’Uruguay est devenu le deuxième pays d’Amérique latine à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe, dans la foulée de l’Argentine, après le vote hier soir à une large majorité par les députés d’un projet de loi portant sur « le mariage égalitaire ».
« Liberté ! »
Aux cris de « Liberté ! Liberté ! », le public rassemblé dans la Chambre des députés depuis le début des débats a applaudi l’adoption du texte, par 71 voix sur 92 députés présents. La Chambre des députés avait déjà adopté le texte en décembre 2012, mais les sénateurs y ayant ensuite apporté de légères modifications, il a été de nouveau soumis au vote. Dans les deux chambres, le texte a bénéficié d’un large soutien, au delà des clivages politiques. « Demain, nous serons une société plus juste, plus égalitaire, avec plus de droits pour tous et pour toutes », a affirmé à l’Assemblée le député du Frente amplio (Front large, gauche au pouvoir) Sebastian Sabini. Ouvert sous 90 jours Seulement contesté par l’Eglise catholique et quelques associations de défense des valeurs familiales traditionnelles, le texte stipule qu’un « mariage est l’union permanente, conformément à la loi, de deux personnes de sexes distincts ou identiques ». La loi prévoit également des modifications concernant la filiation, le divorce, l’âge minimum pour contracter un mariage, les régimes de succession, l’adoption ou l’ordre des noms de famille des enfants. Le texte doit entrer en vigueur dans les 90 jours suivant son adoption par le Parlement.
Têtu par Rédaction (avec agence) 03 avril 2013,
L’Uruguay va-t-il doubler la France en dernière minute ?
Après le vote favorable au Sénat de ce pays, l’Assemblée pourrait le confirmer dès la semaine prochaine.
Après les députés, les sénateurs uruguayens ont approuvé hier le mariage entre personnes du même sexe, mais le texte devra repasser devant l’Assemblée nationale, ayant été légèrement amendé.
Le projet de loi a été approuvé par 23 voix sur 31, à l’issue de sept heures de débats, avec l’appui de tous les sénateurs de la coalition de gauche au pouvoir du Frente amplio (Front large) et d’une partie des élus des partis d’opposition du Parti Nacional et Partido Colorado.
Le texte avait déjà été largement adopté en décembre par les députés mais devra être revoté, en raison de modifications apportées par les sénateurs, si possible la semaine prochaine.
Fin de l’invisibilité
La future loi stipule que « le mariage civil est l’union permanente, conformément à la loi, de deux personnes de sexe différents ou identiques » et modifie le Code civil pour harmoniser les mariages homosexuels et hétérosexuels.
Des modifications sont également prévues concernant notamment l’adoption, la filiation ou la succession. « Nous parlons de liberté, que personne n’impose sa morale à l’autre », a déclaré au début de la session le sénateur rapporteur du projet, Rafael Michelini.
« En Uruguay, l’homosexualité n’a jamais été un délit mais elle n’était pas non plus acceptée socialement », a rappelé de son côté le sénateur de l’opposition Ope Pasquet (colorado).
« Alors que prend fin l’invisibilité des homosexuels, apparait la nécessité que leurs relations de couple soient régies pas le droit », a-t-il ajouté, en défendant le texte.
« Historique »
« C’est historique pour le pays (…) Cela garantit une série de droits fondamentaux, même si on n’en termine pas pour autant avec l’homophobie et la discrimination », a témoigné pour l’AFP Omar Salsamendi, présent dans le public, qui s’est marié en novembre avec son compagnon à Buenos Aires.
Le petit pays sud-américain a pris une position progressiste envers les droits des homosexuels au cours des six dernières années, approuvant les unions civiles, les adoptions par des couples gays et lesbiens, les changements de sexe dès l’âge de 18 ans et la présence des homosexuels au sein des forces armées.
Le nouveau texte accorde les mêmes droits aux couples quelle que soit leur orientation sexuelle, notamment en matière d’adoption et de PMA.
Uruguay / 21.12.2012
Les quatre groupes parlementaires ont approuvé à une écrasante majorité la loi sur le mariage égalitaire, qui devra maintenant passer par le Sénat avant de pouvoir entrer en vigueur.
Le soutien unanime que la classe politique uruguayenne accorde au projet ne laisse cependant aucun doute quant à l’issue du vote, perçu comme une simple formalité.
Pour que les homosexuels puissent bénéficier des mêmes droits et des mêmes devoirs que les couples hétérosexuels, les mots « mari », « épouse », « femme » et « homme » disparaîtront du Code Civil pour faire place à une union qui se veut avant tout égalitaire.
L’identité des parents biologiques pourra être connue
Les députés du Frente Amplio, le parti du président José Mujica, ont accepté de modifier le seul point du texte suscitant des interrogations de la part de l’opposition.
Celui-ci prévoyait que les enfants adoptés par des homosexuels ne puissent pas connaître l’identité de leurs parents biologiques, mais la mesure a finalement été abandonnée.
Comme pour les couples hétérosexuels, seuls les enfants nés d’une fécondation in vitro continueront d’ignorer leurs origines afin de préserver l’anonymat des donneurs.
Le débat avait attiré un large public de partisans du mariage égalitaire, qui n’a pas hésité à manifester son approbation de façon parfois bruyante, malgré le règlement imposant le silence au sein du parlement.
Les législateurs ont rappelé que le mariage était une « création humaine », et qu’il était normal que cette institution évolue avec le temps.
Selon le député socialiste Nicolás Nuñez, l’Uruguay est le douzième pays au monde à légaliser le mariage entre personnes du même sexe.
La famille, c’est l’amour
Fernando Amado, membre du parti Colorado, a souligné pour sa part que le mariage pour tous était un véritable gage d’égalité et s’est rallié la sympathie du public en déclarant que « la base de la société, c’est la famille, mais la base de la famille, c’est l’amour ».
Le député a rappelé qu’il était temps que la société agisse contre la discrimination, encore trop présente à tous les niveaux :
« on discrimine dans le sport, dans la politique, mais je pose la question : n’est-il pas étrange qu’il n’y ait pas d’homosexuels, ici, au parlement ? Mais bien sûr qu’il y en a ! »
Une intervention remarquée, qui a conduit la députée suppléante Valeria Rubino à prendre la parole pour s’exclamer : « Je m’appelle Valeria, je suis lesbienne et fière de l’être ! »
Le Parlement d’Uruguay a approuvé mercredi avec une très large majorité le projet de loi sur la légalisation du mariage homosexuel, un vote accueilli par un tonnerre d’applaudissements d’environ 200 militants présents lors du débat. E-llico.com Mis en ligne le 12/12/2012
_ Le texte, voté par la Chambre des députés après huit heures de débat par 81 voix sur les 87 députés présents, doit maintenant être approuvé par le Sénat.
Introduit par le parti de gauche Frente Amplio du président José Mujica, le projet de loi vise à réformer le code civil pour que "les hétérosexuels, les homosexuels, les lesbiennes et les transsexuels soient autorisés à avoir un mariage monogame" et met l’accent sur la transformation "de la famille en tant qu’institution".
"Ce n’est pas une loi sur le mariage homosexuel ou gay", a déclaré Bango Juillet, député qui est l’un des auteurs du projet de loi. "Il s’agit d’une mesure pour égaliser l’institution du mariage indépendamment du sexe du couple."
Le petit pays sud-américain a pris une position progressiste envers les droits des homosexuels au cours des six dernières années, approuvant les unions civiles, les adoptions par des couples gays et lesbiens, les changements de sexe dès l’âge de 18 ans et la présence des homosexuels au sein des forces armées.
Par Rédaction (avec agence) lundi 16 juillet 2012,
Pour Mercedes Rovira, l’homosexualité est une « anomalie ».
Pas pour l’université privée et catholique de Montevideo, dont l’Opus Dei est pourtant « le garant moral ».
A la veille de sa nomination comme rectrice d’un des établissements les plus côtés d’Uruguay, Mercedes Rovira avait déclaré dans la presse que l’homosexualité était une « anomalie » et que l’orientation sexuelle d’un professeur postulant « jouait évidemment » au moment de son embauche car celui-ci devait être « un référent » pour ses étudiants.
Elle aura finalement été écartée avant sa prise de fonction…
Samedi matin, la faculté privée et catholique de Montevideo, dont l’Opus Dei est « le garant moral », annonçait avoir accepté la démission de Mercedes Rovira.
Elle « a informé les autorités de l’université (de) son intention de renoncer à assumer les fonctions de rectrice. Sa demande a été acceptée », a indiqué hier dans un bref communiqué l’établissement en question.
Demande de pardon
« L’Université de Montevidéo (UM) base son action (…) sur le respect des personnes et la recherche de la vérité.
Ainsi, les déclarations dans cet entretien (…) ne correspondent pas à l’esprit institutionnel de l’UM, qui ne prend pas en compte l’orientation sexuelle des personnels au moment de les embaucher », poursuit le communiqué.
Cette fac de la capitale uruguayenne, qui compte « plus de 25 ans d’activité, 2.700 étudiants, 300 collaborateurs, 600 professeurs et plus de 3.000 diplômés », a reformulé sa « demande de pardon aux personnes qui se sont senties offensées et à l’opinion publique en général » pour les déclarations de Mercedes Rovira.
Les députés uruguayens ont adopté mardi un projet de loi permettant aux transsexuels de modifier leur état civil pour qu’il soit conforme à leur apparence physique, confirmant la position de pionnier de l’Uruguay en matière de moeurs en Amérique latine.
"Chaque personne a le droit au libre développement de sa personnalité conformément à l’identité de genre qui lui est propre, quel que soit son sexe biologique, génétique, anatomique, morphologique, hormonal", dit le projet qui rend possible le changement de nom et sexe sur les papiers d’identité à partir de 18 ans.
"C’est très important, ce n’est pas une chirurgie esthétique mais cela va dans le sens de l’égalité", a dit à l’AFP Maria Paz, de l’organisation Colectivo Oveja Negra, qui regroupe des gays, lesbiennes et transsexuels.
Le changement d’état civil permet d’"éviter d’être humiliées, les filles trans ne vont pas chez le médecin, parce qu’ils t’appellent par le nom qui est écrit sur la carte d’identité, ils te discriminent", selon elle. Ce sera aussi "plus facile d’accèder à un emploi", a-t-elle ajouté.
Le projet de loi a été adopté par 51 voix (sur 53 députés présents), celles de la coalition de gauche au pouvoir mais aussi d’une partie de l’opposition.
L’Uruguay, pays de 3,4 millions d’habitants, s’était démarqué de ses voisins plutôt conservateurs en autorisant l’an dernier une union civile entre homosexuels. Le Sénat a donné le 9 septembre son feu vert définitif à l’adoption par les couples homosexuels.
Le changement d’état civil est autorisé pour les personnes majeures et non dès l’âge de 12 ans comme le Sénat l’avait voté dans un premier temps. "Malheureusement, la population la plus vulnérable, les adolescents, sont abandonnés", regrette Maria Paz.
Mis en ligne le 16/09/2009
Le Sénat uruguayen a donné son feu vert définitif hier à l’adoption par les couples homosexuels, une première en Amérique latine. Le Sénat avait déjà approuvé le texte en première lecture le 15 juillet, mais il a dû le voter à nouveau, en raison des légères modifications de forme effectuées par les députés, lorsqu’ils l’ont adopté à leur tour le 27 août.
Mis en ligne le 10/09/2009
2009.08.28
Par 40 voix sur 53, la chambre des députés d’Uruguay – 3,4 millions d’habitants – a adopté jeudi un projet de loi autorisant l’adoption par les couples homosexuels.
L’entrée en vigueur définitive de la loi est prévisible puisque le sénat uruguayen, qui avait déjà approuvé le projet sous une forme légèrement différente, ne devrait pas se dédire.
Il devrait voter le projet d’ici au 15 septembre.
L’Uruguay devient ainsi le premier pays d’Amérique latine à entériner une révolution aussi fondamentale de sa société, rejoignant les « pionniers » européens : les Pays-Bas en 2001, puis la Suède, l’Angleterre, le pays de Galles, l’Espagne, l’Islande, la Belgique, la Norvège et le Danemark.
Aux Etats-Unis, 14 Etats autorisent désormais la procédure approuvée pour la première fois par voie judiciaire en Californie en 1986, la plupart des provinces Canadiennes ont pris le même chemin, ainsi que deux Etats australiens et l’Afrique-du-Sud.
Le mouvement semble planétaire. Sa progression est spectaculaire : ce qui fut impensable pendant des millénaire a gagné en moins d’une décennie quelques-uns des pays les plus riches, sinon les plus admirables.
Ironie du sort : Adolfo Garcé, professeur en sciences sociales à l’Université de la République de Montevideo, observe que la forte immigration d’Européens au XXe siècle, notamment des Espagnols ayant fui la guerre civile, a doté le pays d’une « culture politique progressiste et laïque ». Comme quoi l’homme blanc apporte aussi du bon sur les terres colonisées, du point de vue de la gauche !
L’évolution législative a été facilitée par l’approbation ouverte du premier Président de gauche de ce pays à majorité socialiste : Tabaré Vazquez, catholique, rompt là avec les exigences de sa foi alors qu’il s’est très courageusement opposé à la légalisation de l’avortement, malgré le vote favorable du Parlement. Médecin, il avait invoqué des « principes éthiques ».
La loi sur l’adoption s’ajoute à d’autres réclamées avec succès par la « communauté » gay, comme le droit de changer de sexe dès l’âge de 12 ans voté par le sénat en décembre, ou la signature par le Président d’un décret autorisant les homosexuels à intégrer les Forces armées.
Par le fait de la nouvelle loi, c’est, curieusement, tout le droit de l’adoption qui sera bouleversé en Uruguay : seules seront possibles désormais les adoptions plénières et seuls pourront y accéder les couples mariés ou en état de concubinage légalement reconnu.
L’agence officielle d’adoption uruguayenne se voit en outre reconnaître un droit d’exclusivité quant au choix du couple adoptant – et lui donne le droit d’imposer un couple homosexuel.
L’Eglise catholique avait vivement combattu le projet, publiant les avis de son comité de bioéthique et multipliant les mises en garde.
Ainsi Mgr Nicolas Cotugno, archevêque de Montevideo, avait déclaré que son opposition ne reposait pas sur des exigences religieuses ou philosophiques mais sur les réalités de la nature humaine et sur les « droits de l’enfant » : « Les enfants ont besoin d’un père et d’une mère comme référents naturels, c’est un droit qu’on ne peut leur ôter. »
Cela n’a pas suffi dans ce pays majoritairement catholique mais où la franc-maçonnerie exerce depuis longtemps une influence très importante.
Il faut souligner aussi que la pression en faveur de la légalisation de l’adoption homosexuelle et de tous les « droits gay » s’exerce de manière de plus en plus contraignante par le biais des organisations internationales comme l’ONU, non à travers des instruments légaux signés par les Etats mais par le jeu des comités et commissions de surveillance mandatés par elles pour peser sur les législations nationales.
Ainsi, le 2 juillet dernier, un comité des droits de l’homme de l’ONU a publié un document enjoignant aux Etats-membres de reconnaître et mettre en œuvre des nouveaux droits relatifs « à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre », droits qui devront être reconnus et protégés à tous les niveaux, même au sein des familles et des « institutions culturelles », sous peine de « violation » de la loi internationale.
Laquelle ? On se le demande, mais la question n’est plus là. Intitulé General Comment 20, le texte réclame la non-discrimination généralisée dont la mise en place est surveillée par des « experts ».
Ce genre de documents a beau ne pas avoir une réelle force contraignante, les partisans de ces « changements culturels » – litote – savent fort bien s’en servir pour faire avancer leur point de vue.
Et même si un point précis comme l’adoption homosexuelle n’y est pas explicitement réclamé, il n’est que trop facile d’en demander la légalisation pour des motifs de « non-discrimination », comme cela se fait actuellement devant la CEDH.
JEANNE SMITS
Les homosexuels ont désormais le droit d’intégrer les rangs de l’armée en Uruguay, où le port de l’uniforme leur était interdit jusque-là.
Le président Tabaré Vazquez, premier dirigeant de gauche dans l’histoire de ce petit pays d’Amérique du sud, a signé cette semaine un décret stipulant que l’"orientation sexuelle" ne pouvait être un critère pour refuser l’entrée à l’école militaire.
Le texte précédent prohibait son accès aux candidats souffrant de "maladies mentales", dont les "troubles sur l’identité sexuelle".
Le nouveau décret constitue une "décision politique", a affirmé à l’AFP le vice-ministre uruguayen de la Défense, Jorge Menendez, estimant que la précédente législation était "datée".
La décision du président uruguayen ne remet toutefois pas en cause le règlement intérieur de l’armée, qui interdit notamment aux militaires toute manifestation publique de leur sexualité.
Des soldats ont déjà été expulsés de l’armée pour avoir affiché un comportement homosexuel, portant atteinte à "l’éthique et aux bonnes moeurs", a rappelé à l’AFP le porte-parole de la Force aérienne, le colonel Mariano Rodrigo.
En pointe dans la lutte contre les discriminations, l’Uruguay était devenu l’an dernier le premier pays latino-américain à légaliser les unions de concubins, y compris homosexuelles, en les dotant des mêmes droits que ceux du mariage.
Mis en ligne le 15/05/2009
L’union civile d’un couple homosexuel a été célébrée jeudi en Uruguay, premier pays d’Amérique latine à avoir voté une loi autorisant ce type de pacte entre concubins. Une juge uruguayenne a prononcé l’union d’un directeur de théâtre de 67 ans et de son compagnon de 38 ans, dans l’enceinte d’un tribunal de Montevideo. L’Uruguay a adopté au début de l’année une loi dite de l’"union concubine", qui permet aux couples homosexuels ou hétérosexuels de conclure un pacte civil, après au moins cinq ans de vie commune. Ce document offre aux concubains des droits similaires à ceux du mariage dans les domaines de la succession, de la pension ou encore de la sécurité sociale.
Mis en ligne le 18/04/2008
Le Président Tabare Vazquez a signé la loi instaurant l’union civile en Uruguay mercredi 19 décémbre, faisant de son pays le premier à reconnaître les couples de mêmes sexe en Amérique latine. La version finale du texte avait été adopté au Congrés mardi, suite à une promesse de la majorité de gauche. La nouvelle loi autorise les unions civiles pour les couples gay ou hétérosexuels après cinq ans de vie commune et ouvre des droits en matière de retraite et d’héritage notamment. L’Eglise catholique qui s’est opposée autant qu’elle a pu à ce texte a fait savoir qu’elle continuerait à faire échec au mariage homosexuel.
Mis en ligne le 20/12/07
Le concubinage homosexuel est en passe d’être reconnu en Uruguay à l’égal du concubinage hétérosexuel. Un projet de loi porté par la gauche est en discussion au niveau parlementaire et il a de bonne chance d’être voté. La nouvelle loi prévoit d’accorder les mêmes droits et devoirs aux concubins qu’aux mariés à la condition qu’ils vivent ensemble depuis au moins cinq ans.
Mis en ligne le 21/09/06
Un transsexuel uruguayen a gagné le droit de changer son prénom de Elisa Estela pour Bryan Javier, après s’être soumis à une opération pour changer de sexe au Chili et au terme d’une longue bataille juridique.
Après un premier recours en appel et un autre en cassation, la Cour suprême a tranché en donnant raison au plaignant qui voulait modifier le prénom figurant sur son acte de naissance. C’est la première fois que la plus haute instance judiciaire uruguayenne autorise le changement de sexe de femme à homme.
Il y a un an, un procureur avait présenté un recours en cassation pour annuler une décision de justice autorisant le changement de sexe.
Le procureur avait estimé que la rectification de l’acte de naissance n’était pas autorisée par la loi uruguayenne. Mais la Cour suprême a rejeté cette opinion, reprenant l’argumentaire de l’instance inférieure qui avait estimé en 2004 qu’il y avait un vide juridique sur ce point et qu’il fallait le combler par des interprétations juridiques.
La Cour suprême avait déjà approuvé en 1997 un changement de sexe mais dans le sens inverse, d’homme à femme, en estimant que "chaque personne ne peut être qu’une, sur le plan physique et psychique, et ne peut être scindée en deux".
Mis en ligne le 03/08/05
Le sélectionneur de l’équipe d’Uruguay de football, Jorge Fossati, va être convoqué par la justice pour avoir affirmé qu’il ne sélectionnerait jamais un footballeur homosexuel.
Une enquête a été ouverte sur la base d’un article du code pénal qui poursuit les auteurs d’actes de violence morale ou physique, démontrant de la haine ou du mépris en raison de "l’orientation sexuelle ou de l’identité sexuelle".
Dans un entretien publié mardi par le quotidien uruguayen El Pais, Jorge Fossati avait estimé qu’un "joueur homosexuel ne doit pas être dans un groupe professionnel". "Il existe certaines normes qui doivent être sauvegardées", avait-il ajouté, estimant qu’un "joueur gay serait un élément de transgression parmi les hommes".

Le genre est une question de culture : il se réfère à la classification sociale en « masculin » et « féminin ». Le genre est le sexe social, la part variable de l’identité sexuelle, par opposition au sexe biologique considéré comme immuable. Guillaume Carnino.