Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
HETERHOMO : Rejeter la brebis galeuse permet à Sarkozy, Fillon et la droite en général de faire oublier 5 ans d’homophobie et de transphobie d’Etat.
L’homophobie comme le racisme se nourrissent de complexes de supériorité, d’où le refus du droit au mariage et de bien d’autres égalités. Comme autrefois on disait "je ne suis pas raciste, j’ai le racisme en horreur mais on ne peut accepter les mariages entre noirs et blancs ou entre juif et non juif"
Publié par Yannick Barbe
http://yagg.com/2012/02/16/affaire-…
À quel étrange ballet avons-nous assisté hier matin dans les rangs de l’UMP suite aux propos de Christian Vanneste, député du Nord, niant la déportation des homosexuels en France durant la Seconde guerre mondiale.
« Propos inacceptables, profondément choquants et intolérables » pour Jean-François Copé, secrétaire général du parti, qui a mis à l’ordre du jour du bureau politique du 22 février l’exclusion de Christian Vanneste, en plus de « la suspension immédiate de son investiture pour les législatives ».
Nous avons eu droit également à une série de tweets, tous plus indignés les uns que les autres, de Nadine Morano à Chantal Jouanno en passant par Benjamin Lancar ou Franck Riester.
Même Thierry Mariani, collègue de Christian Vanneste au sein de la Droite populaire, un courant parlementaire pourtant habitué aux sorties homophobes, estime que « s’en prendre aux homosexuels est injustifiable et incompatible avec les valeurs de notre famille politique ».
Vous avez bien lu. Interdit de rire.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, seuls Jacques Myard et Lionnel Luca, également membres de la Droite populaire, ont volé au secours de leur ami, criant au « lynchage médiatique » pour le premier, refusant toute exclusion de Christian Vanneste pour le second.
LA BELLE AFFAIRE
La famille politique de Christian Vanneste est donc vent debout, à la quasi-unanimité, contre ce dernier et découvre — ô surprise – le jour de la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle (mais rassurons-nous, ce doit être une pure coïncidence) le vrai visage homophobe du député du Nord, alors que celui-ci insulte les homosexuel-le-s depuis des années, que ce soit dans les médias, sur son blog ou au sein même de l’Assemblée nationale . La belle affaire.
PROMESSES
En 2004, Christian Vanneste déclarait que « le comportement homosexuel [était] une menace pour la survie de l’humanité », un an plus tard, que « l’homosexualité est inférieure à l’hétérosexualité ».
En 2006, le tribunal correctionnel de Lille avait condamné Christian Vanneste pour injures en raison de l’orientation sexuelle à 3000 euros d’amende et 6000 euros de dommages-intérêts, suite à une plainte déposée par SOS homophobie, Act-Up Paris et le Sneg, une décision confirmée un an plus tard par la cour d’appel de Douai.
Mais en 2008, Christian Vanneste était blanchi par la Cour de cassation, celle-ci invoquant la liberté d’expression.
« Dans un monde homophobe, personne ne vous entend crier », écrivions-nous à l’époque sur Yagg.
Car l’homophobie de Christian Vanneste a pu s’exercer en toute impunité, les instances de l’UMP refusant après moult promesses de sanctionner son député décidément incontrôlable.
Une année, le parti lui refuse l’investiture aux législatives… pour l’accueillir à nouveau en son sein une fois la tempête passée et l’élection remportée.
Christian Vanneste, c’est le retour du refoulé de cette bonne vieille droite homophobe et réactionnaire, la même qui affirme que « toutes les civilisations ne se valent pas » et qu’on laisse s’exprimer au nom de ce « bon sens » si cher à Nicolas Sarkozy.
Mais le jour où ce dernier s’adresse à l’ensemble des Français-e-s pour un discours forcément rassembleur (le locataire de l’Élysée veut rempiler pour cinq ans) alors que durant son quinquennat il n’a cessé de souffler sur les braises de la division, il faut faire place nette et cacher la brebis galeuse qui fait tâche sur la photo. La ficelle est un peu grosse.
L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT
L’indignation d’hier n’en est que plus grotesque face à ces années d’indifférence et de silence, à l’aune de purs calculs politiciens.
N’oublions pas que Christian Vanneste, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt, en témoigne encore cette sortie récente d’un député UMP (lire Pour Jean-Marc Nesme, le mariage et l’adoption pour les homosexuel-le-s sont « une ineptie contre nature »).
Remarquons également que le parti présidentiel s’est bien gardé de condamner le reste des propos nauséabonds du député du Nord (sur l’homosexualité, le lobby gay, l’homoparentalité, le « mariage homosexuel », etc.) dans l’entretien-vidéo par lequel le scandale est arrivé.
L’UMP ferait mieux de prendre conscience des conséquences de son discours stigmatisant.
Il y a une semaine à peine, Nicolas Sarkozy défendait ses « valeurs pour la France » et nous faisait bien comprendre que nous n’en faisions pas partie, évoquant une « société [qui] a besoin de repères » pour justifier son refus de l’égalité des droits.
Aujourd’hui, l’UMP s’offusque du énième dérapage homophobe de l’un des siens alors que ce dernier n’est que le pur produit de la doctrine-maison qui conduit à considérer, de fait, les homosexuel-le-s de ce pays comme des sous-citoyen-ne-s.
HOMOPHOBIE D’ÉTAT
Dans le 2e épisode de notre table ronde vidéo sur les militant-e-s et la présidentielle, Louis-Georges Tin, du Comité Idaho, énonce cette idée essentielle : « Il y a une définition plus large de l’homophobie qui est de refuser de traiter les gens à égalité (…).
Et donc quand on me dit : « je ne suis pas homophobe mais je suis opposé au mariage », ce que disait Nicolas Sarkozy, ce que disaient tant de personnes, ça ne marche pas ».
Nicolas Sarkozy a récidivé hier soir sur le plateau du 20 heures de TF1, confirmant son refus du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels tout en indiquant qu’il avait l’homophobie « en horreur ».
Nous ne serons pas les otages de cette mascarade.
Têtu par Rédaction (avec agence) 15 février 2012,
Le bureau politique de l’UMP va examiner une procédure d’exclusion à l’égard de Christian Vanneste, suite à ses propos sur la « légende de la déportation des homosexuels ».
Son investiture aux législatives pourrait être « suspendue ».
Ce matin, le bureau politique de l’UMP a condamné « à l’unanimité » les récentes déclarations de Christian Vanneste.
Il examinera mercredi prochain une demande de son exclusion du parti et de suspension de son investiture aux législatives (une procédure qui n’est donc pas déjà « engagée », comme l’a annoncé l’AFP par erreur ce matin).
« Afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté, je vous indique qu’il y aura, dans sa circonscription, un candidat investi de l’UMP », a ajouté le secrétaire général du parti, Jean-François Copé, lors d’un point presse.
Une décision fait suite aux propos du député UMP du Nord sur la « légende de la déportation des homosexuels ».
Dans cette vidéo, diffusée sur le site catholique liberté politique le 10 février mais qui ne fait parler d’elle que depuis hier soir, le député déclare en effet : « Il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels (…)
Manifestement Himmler avait un compte personnel à régler avec les homosexuels.
En Allemagne, il y a eu une répression et la déportation qui a conduit à peu près à 30.000 déportés, mais il n’y en a pas eu ailleurs. »
« Il n’y a pas eu de déportation homosexuelle en France », a-t-il ajouté
Tout juste réinvesti dans le Nord
Des propos qui semblent avoir scellé (temporairement ?) le sort du député, connu pour ses propos homophobes et pourtant réinvesti par l’UMP il y a quelques jours dans sa circonscription de Tourcoing.
Le secrétaire général du parti présidentiel, Jean-François Copé, avait annoncé ce matin qu’il allait demander des sanctions contre le député, et que ces dernières seraient à l’ordre du jour du Bureau politique de mercredi prochain. Copé a assuré que Christian Vanneste, membre du collectif de la Droite populaire, « ne se déroberait pas ».
Dans un communiqué, Delphine Batho, porte-parole de François Hollande, candidat PS à l’Elysée, a jugé que les propos du député UMP du Nord étaient « non seulement homophobes mais aussi négationnistes » : « En matière d’homophobie, M. Vanneste est un récidiviste.
L’UMP doit immédiatement exclure ce député si elle ne veut pas être implicitement complice de propos aussi odieux.
Nous attendons également du candidat de l’UMP qu’il condamne très clairement ce qui n’est hélas pas un dérapage, mais une idéologie nauséabonde ».
Même la Droite populaire le condamne
De son côté, le ministre Thierry Mariani, cofondateur de la Droite populaire à laquelle appartient pourtant Christian Vanneste, écrit sur Twitter : « J’ai mené avec Christian Vanneste bien des combats et nos points de vue se rejoignent sur bien des sujets (…).
Pour autant, je ne peux me résoudre à le laisser continuer à s’engager sur le terrain de la provocation et sur celui du négationnisme.
Je veux donc condamner le plus fermement ses récents propos. »
Martine Aubry, première secrétaire du PS, écrit dans un communiqué : « Je condamne avec la plus grande sévérité les propos M. Vanneste. (…)
Des affirmations abjectes, marquées par une homophobie insupportable, qui excluent définitivement M. Vanneste du cercle des élus républicains. Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande : « Très au-delà de l’homophobie, Vanneste est un négationniste.
Il déshonore bien plus que l’UMP qui a perdu son âme et ses valeurs, il déshonore l’Assemblée nationale, la République, la France (…).
L’UMP ne chasse plus sur les terres du FN, mais sur les vieilles friches abandonnées par Jean-Marie Le Pen. »
Mais même le numéro 2 du Front national, Louis Aliot, a estimé sur France 2 que les propos de Vanneste sont « une vraie bêtise ».
Négationnisme
Le Mémorial de la Déportation Homosexuelle condamne les propos "négationnistes" de Christian Vanneste et envisage des poursuites judiciaires.
E-llico.com
Mis en ligne le 15/02/2012
Le Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH), association fondée en 1989 pour réhabiliter et préserver la mémoire des déportés pour motif d’homosexualité pendant la Seconde Guerre Mondiale, "condamne avec la plus grande fermeté les propos négationnistes tenus par le député UMP du Nord Christian Vanneste".
En outre, le MDH a demandé à ses avocats d’examiner la possibilité d’engager des poursuites judiciaires contre lui. "Ces allégations sont d’autant plus indignes qu’elles émanent d’un parlementaire", souligne Hussein Bourgi, le président du MDH.
Le député UMP Christian Vanneste réfute que des homosexuels français aient été déportés durant la Seconde guerre mondiale, parlant à cet égard de "légende de la déportation des homosexuels".
Dans une vidéo diffusée sur le site www.libertépolitique, datée du 10 février, le député déclare : "Il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels".
_ Pour le Mémorial de la Déportation Homosexuelle, "les propos négationnistes de Christian Vanneste relèvent de la même stratégie idéologique développée par Jean Marie Le Pen lorsqu’il évoquait le ’détail" : semer le doute pour ensuite réécrire l’histoire".
Le MDH rappelle que "la déportation pour motif d’homosexualité depuis la France a clairement été établie en 2001 par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) puis précisée grâce à des recherches parcellaires sur des archives à l’occasion d’un colloque tenu en 2007".
"Certains furent déportés depuis les départements alsaciens et lorrains, dont M. Vanneste semble accepter l’annexion par le Reich avec facilité et aisance.
Pour tous ceux qui aiment la liberté, dont nous sommes, l’Alsace et la Lorraine sont demeurées la France entre 1940 et 1944.
Pierre Seel, qui fut le premier déporté Français pour motif d’homosexualité à témoigner, fait partie de ces victimes dont nous ne laisserons pas salir la mémoire", argumente le MDH.
"Les recherches de la FMD ont notamment permis de retracer l’itinéraire de certaines victimes arrêtées à Paris ; plusieurs d’entre elles ont été transférés au sein de transports de ’politiques’ vers Buchenwald", précise encore le Mémorial de la Déportation Homosexuelle.
La déportation pour motif d’homosexualité depuis la France a été mentionnée par le Premier Ministre Lionel Jospin en 2001 et par le Président Jacques Chirac en 2005 à l’occasion du 40e anniversaire de la Libération des camps.
Le MDH demande solennellement à Jean-François Copé de prendre ses responsabilités en excluant Christian Vanneste de l’UMP et en lui retirant son investiture pour les prochaines élections législatives.
"S’il ne le faisait il entacherait de manière irrévocable l’image et la moralité du parti qu’il dirige", affirme Hussein Bourgi.
Le MDH demande également au Premier Ministre François Fillon de condamner de manière officielle les propos d’un des membres de sa majorité parlementaire.
Histoire Des recherches confirment la déportation d’homosexuels depuis la France Le Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH) a rendu public le 7 novembre 2007 les résultats des derniers travaux conduits par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) sur la déportation pour motif d’homosexualité depuis la France pendant la Seconde Guerre Mondiale. Nous publions à nouveau l’aricle qu’E-llico avait alors consacré à ces travaux.
E-llico.com
Mis en ligne le 15/02/2012 Le Mémorial de la Déportation Homosexuelle a eu connaissance des principaux éléments d’un rapport de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation qui traite notamment de la question des déportés français pour homosexualité. Il en a publié hier des données inédites et tout à fait passionnantes d’un point de vue historique.
C’est une équipe basée au Mémorial de Caen qui a travaillé sur la déportation depuis la France d’un certain nombre d’homosexuels dont elle a pu retracer le parcours.
Ces recherches font suite à un précédent rapport de 2001, évoquant une première liste de 210 victimes de déportation pour homosexualité.
"Nous avions accueilli ce rapport comme une base de départ, c’est pourquoi nous avions plaidé pour une nécessaire poursuite des recherches sur les archives", explique le Mémorial.
> Le cas de 63 victimes étudiés
Les conclusions rendues aujourd’hui évoquent le sort de 63 victimes dont la déportation pour motif d’homosexualité (depuis la France) est désormais prouvée grâce à des éléments probants (identité des personnes ; date et lieu d’arrestation ; motif de condamnation et date du jugement ; date de remise aux forces allemandes ; date et lieu de départ en convoi ; date et nom du camp d’internement ; date de décès ou de libération ; motif de libération : décès, fin de la peine, enrôlement de force dans l’armée allemande sur le front de l’est, ou libération des camps par les forces alliées).
Si les nouvelles recherches écartent volontairement certains cas pourtant recensés dans le rapport de 2001, c’est pour s’attacher à mettre à jour des parcours complets et donc irréfutables.
Aujourd’hui il est clairement établi que même si elle était marginale (1%) la déportation depuis la France pour motif d’homosexualité est une réalité historique incontestable.
Sur les 63 cas recensés par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD), on apprend que 22 ont été arrêtés en Alsace-Moselle (territoires annexés au Reich), 35 au sein du Reich même et 6 en zones occupées (notamment Paris).
La plupart d’entre eux ont été internés dans des camps, les autres dans des prisons allemandes. L’enquête atteste qu’au moins 11 de ces homosexuels trouvèrent la mort en déportation dont 9 dans un camp de concentration ou un commando extérieur.
> Des informations rares et instructives
Les nouvelles recherches livrent d’autres informations sur des aspects peu connus de la déportation d’homosexuels depuis la France occupée et notamment Paris.
Parmi les 6 cas recensés, on trouve celui d’un artiste dramatique arrêté en 1944 à Paris car il entretenait une liaison avec un Allemand.
Celui encore d’un danseur d’opéra fréquentant les bals homosexuels clandestins de Paris.
Arrêté, emprisonné puis remis à la Brigade Mondaine de Paris qui le livre aux forces allemandes en vue de sa déportation.
On découvre aussi l’existence de cas de déportation pour homosexualité de Français travaillant dans le cadre du Service du Travail Obligatoire (STO) en Allemagne.
Ainsi, sur 15 Français déportés au camp de Natzweiler au titre du Paragraphe 175, 8 moururent en déportation, 4 restèrent en vie, le destin des 3 derniers reste méconnu.
Le rapport mentionne aussi l’existence d’un Strasbourgeois déporté pour homosexualité ayant tenté de faire valoir ses droits à une pension.
En 1964, il sollicite une pension de la Commission Départementale chargée d’indemniser les victimes.
Ayant essuyé un refus, il forme un recours et saisit la Commission Nationale qui confirme le refus.
Il décide alors de saisir le Tribunal Administratif de sa ville. Il meut le 9 février 1965 à l’âge de 68 ans. N’ayant ni descendant, ni héritier, la plainte disparaît avec lui.
> La fin d’une dénégation
Pour le Mémorial de la Déportation Homosexuelle, "les nouveaux résultats révélés viennent valider a posteriori les convictions défendues par le MDH depuis sa création en 1989.
Les décennies qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre Mondiale ont été marquées du sceau du tabou, du silence, de l’occultation et même de la négation de la déportation pour motif d’homosexualité".
"Grâce à Pierre Seel (premier français à avoir témoigné de sa déportation pour motif d’homosexualité), grâce à l’engagement du journaliste militant Jean Le Bitoux, grâce à la persévérance du MDH, et plus récemment grâce aux travaux des historiens et des universitaires, nous arrivons progressivement à faire la lumière sur cette sombre page de l’Histoire de France", se félicite Hussein Bourgi, le président du Mémorial.
"Il reste des dizaines de cas mis à jour et dont l’itinéraire reste à reconstituer, poursuit-il.
C’est pourquoi le MDH demande au Ministre de la Défense et au Secrétaire d’Etat à la Défense d’inclure la poursuite des recherches sur la déportation pour motif d’homosexualité depuis la France dans la convention triennale (2008-2011) qui sera signée prochainement avec la Fondation pour la Mémoire de la Déportation".

« La femme est l’avenir de l’homme » Louis Aragon.