Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
http://yagg.com/2010/07/16/leuropri…
16 juillet 2010

Publié par Esther Trousset
Demain, samedi 17 juillet, aura lieu à Varsovie la marche LGBT de l’Europride, qui se déroule dans la capitale polonaise jusqu’au 18 juillet.
L’Europride à Varsovie, c’est une première en Europe de l’Est, qui plus est dans une ville qui n’a pas toujours accordé le droit aux personnes LGBT de défiler.
Un symbole fort d’une possible évolution des mœurs et des droits LGBT dans le pays.
DES MARCHES DIFFICILES À ORGANISER
Les gay prides de Varsovie ont connu une histoire mouvementée.
En 2004 et 2005, Lech Aleksander Kaczynski, homophobe assumé, alors encore maire de la ville, les avait interdites.
En 2005, il avait même autorisé la « Parade de la normalité » aux catholiques.
Sans oublier que chaque année, des groupuscules d’extrême droite tentent violemment d’empêcher les participants de manifester.

Pierre Serne
Pierre Serne, trésorier de l’Ilga-Europe et responsable de la commission LGBT des Verts, sera présent à Varsovie.
« Demain, cinq contre-manifestations de catholiques et de partisans de l’extrême droite sont prévues, annonce-t-il à Yagg .
Mais elles ne sont autorisées qu’à certaines heures.
Une pétition contre la marche de demain a également été signée par 50000 personnes ».
« C’est important que l’Europride ait lieu en Pologne, précise Pierre Serne.
C’est une des régions où il y a le plus de droits à conquérir.
Le simple fait de faire une marche était interdit.
Il fallait saisir la Cour européenne des droits de l’Homme.
Cela permet aussi de montrer que les marches ne sont pas réservées aux pays où la situation est la plus facile.
Pour les organisateurs LGBT polonais, c’est aussi très bénéfique, car on parle d’eux dans la presse nationale et en plus sous un angle plutôt positif.
C’est un saut quantitatif et qualitatif en terme de visibilité.
Je sors d’une conférence sur leurs initiatives dont l’objectif est d’obtenir un pacs polonais.
Il y a une vraie fenêtre d’opportunités.
En plus, les Polonais sont très pro-européens et veulent être de bons élèves européens ».
« ASSEZ SEREIN ET CONFIANT »
« Je reste assez serein et confiant pour demain, déclare-t-il.
Le gouvernement va éviter le moindre problème. J’ai assisté à des marches partout dans le monde qui se sont mal passées, mais là, je n’ai pas le même sentiment.
Les organisateurs attendent 20 000 personnes, dont 6 000 Polonais.
C’est une réelle progression pour le pays car d’habitude il n’y a que 3000 à 5000 personnes ».
UN NOUVEAU PRÉSIDENT
L’Europride a lieu au moment où s’opèrent des changements politiques majeurs en Pologne. Après la mort de Lech Aleksander Kaczynski, décédé le 10 avril dans un accident d’avion, le nouveau président, Bronislaw Komorowski, prendra ses fonctions le 11 août prochain.
Plutôt libéral, Bronislaw Komorowski va-t-il faire évoluer les droits LGBT dans un pays très catholique ? « C’est une vraie question, répond Pierre Serne.
Ce nouveau président est moins conservateur que le précédent mais on ne sait pas du tout s’il va y avoir des avancées sur les questions LGBT ».
"Quinze mille personnes doivent participer à cet événement, selon la demande d’autorisation soumise par les organisateurs à la municipalité", a déclaré à l’AFP une porte-parole de la mairie, Magdalena Lan. "Deux contre-manifestations sont également annoncées. La parade sera supervisée par la police, conformément à la loi", a-t-elle précisé.
L’année dernière, la parade EuroPride s’était tenue à Zurich, en Suisse. Son édition cette année en Pologne a déjà suscité des controverses dans ce pays catholique à plus de 90%, où la communauté homosexuelle fait l’objet d’intolérance et de remarques ouvertement homophobes de la part d’hommes politiques.
"Nous avons lancé notre campagne depuis 2005, dans une atmosphère inamicale dans notre pays envers les droits des homosexuels", a déclaré Adam Biskupiak de la Fondation de l’Egalité qui organise la parade. Il a déploré que la municipalité ait refusé de s’engager dans son organisation.
Le président conservateur polonais Lech Kaczynski, mort dans un accident d’avion en avril, avait interdit une gay pride à Varsovie en 2005 quand il fut maire de la capitale.
Il a ensuite été condamné pour cette décision par la Cour européenne des droits de l’Homme.
Dans les années suivantes, plusieurs gay pride ont eu lieu en Pologne, accompagnées de contre-manifestations, au milieu d’un important dispositif policier.
Elles ont plutôt été modestes par rapport à celles d’Europe occidentale.
Selon des sondages, deux Polonais sur trois refusent aux organisations d’homosexuels le droit de manifester dans la rue.
79% des Polonais se déclarent opposés à l’idée des mariages homosexuels et 93% excluent celle de l’adoption d’enfants par des couples gays ou lesbiens.
Mis en ligne le 16/07/2010
Têtu par Paul Parant samedi 17 juillet 2010
Ce samedi 17 juillet, c’est le grand final de la parade européenne pour l’égalité. Quinze mille personnes sont attendues dans la capitale polonaise. Rencontre avec Monika, qui évoque la vie LGBT varsovienne et ce dernier week-end d’Europride : « On va s’éclater ! »
Aujourd’hui sera un jour à marquer d’une pierre blanche : la Pologne sera forcée de voir les LGBT qui la peuplent. Car dans les rues du centre-ville de Varsovie, la capitale, plusieurs milliers de personnes devraient se presser pour l’Europride, organisée pour la première fois dans un pays d’Europe centrale. La manifestation emprunte les principaux axes de la ville et passe même à proximité du palais présidentiel.
Un symbole fort pour la nouvelle administration du pays, après l’élection récente du libéral Bronislaw Komorowski.
Protection policière
La marche sera placée sous la protection de la police, qui a montré son efficacité lors des gays prides précédentes dans ce pays. Deux contre-manifestations sont annoncées.
« L’autre jour un petit groupe d’homophobes a fait un rassemblement devant le centre des festivités, mais ça ne nous a fait que plus de publicité ! » s’amuse Monika (photo), 24 ans, lesbienne et militante de la Fondation pour l’égalité, qui organise l’événement.
La courageuse jeune fille, étudiante en sociologie, s’enthousiasme pour cet événement tant attendu qui ouvre les homos polonais au reste de l’Europe et l’inverse.
« Il faudra voir comment ça se passe avec Komorowski, dit-elle, mais il ne changera pas le fait qu’on soit un pays homophobe, patriarcal et en grande majorité catholique. L’homosexualité n’est pas punie bien sûr, mais on est condamnés à l’invisibilité puisqu’on n’a pas le droit de se faire entendre par le grand public. Cette Europride pourrait changer les choses. En tout cas je l’espère. »
« On a instauré la parité dans les associations »
Monika refuse cependant de s’apitoyer sur son sort de lesbienne à Varsovie : franchement, la vie n’est pas si mauvaise.
Il n’y a pas de bar spécifiquement lesbien, mais on peut sans problème faire la fête avec les garçons dans plusieurs lieux homos, et il y a des soirées spéciales lesbiennes dans des clubs. »
De plus, ajoute Monika, les associations LGBT ont instauré une parité : il y a une fille pour un mec dans les conseils d’administration.
Cela est dû à notre collaboration avec les groupes féministes : elles promeuvent l’union civile pour les homos, contre quoi on promeut le rôle des femmes. »
Dur réveil
« Pour ce dernier week-end d’Europride, il va se passer plein de choses, raconte-t-elle : la parade, bien sûr, mais aussi un grand concert avec le groupe lesbien Betty (qui a composé la musique de la série The L Word), du clubbing, du football féminin, des expos… Les participants continuent d’affluer. On va s’éclater ! »
La fête continue… mais le réveil s’annonce rude dans un pays dont les mentalités évoluent lentement. Les organisateurs de l’événement déplorent l’absence de soutien de la municipalité.
Têtu par Rédaction dimanche 18 juillet 2010
Des milliers de participants, des contre-manifestants maintenus à distance par la police… Samedi, les LGBT polonais ont pu faire valoir leurs revendications au cours de cette gay pride européenne, qui rassemblait les militants de plusieurs pays.
Une dizaine de milliers de personnes se sont réunis samedi à Varsovie pour l’Europride, qui avait lieu pour la première fois dans un pays d’Europe de l’Est. Les couleurs, la musique, le soleil de plomb…
Tous les ingrédients des gay prides étaient réunis, même si le défilé était tout de même beaucoup plus modeste par rapport à ceux que connaît l’Europe occidentale.
« Solidaires avec les gays polonais »
Les manifestants ont brandi des banderoles réclamant des droits pour leur minorité, dont le droit à une reconnaissance légale de leurs unions.
Onze plateformes tirées par des camions sont parties depuis la grande place devant la mairie de la capitale polonaise, pour parcourir les principales avenues du centre de la ville.
« Nous espérons ouvrir un débat sur la possibilité de légaliser les unions de couples gays et lesbiens mais nous ne sommes pas optimistes qu’une telle législation puisse passer dans un proche avenir », a déclaré Jacek Adler, responsable du site www.gaylife.pl consacré aux gays en Pologne.
« Nous voulons rester solidaires avec les gays polonais.
Nous voulons aussi montrer aux policiers polonais que dans la police il n’y a aucun problème à se déclarer gay », a indiqué de son côté l’inspecteur Goran Stanton, président de l’Association des gays dans la police suédoise, participant au défilé à Varsovie.
Huit personnes interpellées
La municipalité a mobilisé environ 2.000 policiers pour superviser la Marche et protéger ses participants contre d’éventuelles agressions de la part de groupements nationalistes et ultracatholiques qui avaient annoncé des contre-manifestations à proximité du passage de l’Europride.
Quelques oeufs ont été lancés en direction des manifestants au départ du défilé mais la police a immédiatement isolé les agresseurs. Huit personnes ont été interpellées.
Des organisations catholiques ont distribué des tracts aux manifestants, représentant une effigie de Jésus Christ prononçant cette phrase du Nouveau testament : « Je ne suis pas venu pour condamner mais pour sauver ».
Des prières pour la « conversion » des participants à l’Europride ont été organisées dans plusieurs églises de Varsovie.

"Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre autorité sur l’homme ; mais elle doit se tenir dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Ève ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été séduit : c’est la femme qui, séduite, est tombée dans la transgression. Néanmoins, elle sera sauvée en devenant mère…" St Paul, Épître aux Éphésiens-V, 22-24 1ère Épître à Timothée-II 11-14