Têtu par Louis Maury 14 décembre 2010
Rediffusion de cette excellente fiction née dans le prolongement du film à succès « Vénus beauté (Institut) ».
Portée par les géniales Elsa Zylberstein et Pascale Ourbih, cette série addictive évoque les univers de Douglas Sirk et d’Almodóvar.

Vénus et Apollon est la première série française transgenre.
Elle a été créée dans le prolongement d’un film, Vénus beauté (Institut) de Tonie Marshall qui cartonna avec Nathalie Baye et Audrey Tautou.
En 2005, premier lifting.
Le film devient une « dramédie » en format 26 minutes. Place à 2008, à un autre lifting.
On passe de 26 minutes à 52, et surtout à une fiction plus sombre, qui évoque les univers de Douglas Sirk et d’Almodóvar.
On y retrouve tout ce qui fait le sel d’une telenovela chic : enfances meurtries, douleurs inconsolables, blessures secrètes, amours interdites…
Et ça marche. On adore Elsa Zylberstein en amazone vengeresse qui se laisse séduire par une esthéticienne angélique, mais aussi Pascale Ourbih, en ex-compagnon devenu femme, sans oublier Michèle Mercier, ex-Angélique marquise des Anges, dans une partition fasbinderienne.

Une série inclassable
Vénus et Apollon bouscule la comédie française.
Il y a du David E Kelley (Ally McBeal), du Russell T. Davies (Queer as Folk) du Alan Ball (Six Feet Under) dans l’équipe réunit autour de la scénariste Raphaëlle Valbrune. Vous avez dit inclassable.
C’est tant mieux ! Vénus et apollon est à (re)découvrir, c’est certain.
Vénus et Apollon - saison 2, mardi 14 décembre, à 22h25, sur Arte. Deux épisodes.
La bande-annonce :

