Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtue par Mélanie Vives 14 décembre 2010
La correspondance de Virginia Woolf et Vita Sackville-West vient d’être rééditée chez Stock.
Une relation épistolaire rythmée par des accès de jalousie, de colère, mais surtout d’amour et de désir ardents et mutuels qui ont animés les deux femmes de lettres anglaises pendant plus de 18 ans.

« Je t’adore absolument. J’adore chaque partie de ton être de la tête aux pieds », écrivait Virginia Woolf à Vita Sackville-West en 1928.
Ces deux auteures britanniques éprouvaient une passion ardente et réciproque dont il est impossible de douter après la lecture de Vita Sackville-West, Virginia Woolf, Correspondance 1923-1941, ouvrage qui vient d’être réédité chez Stock.
Leur correspondance aura duré plus de 18 ans, jusqu’à la mort de Virginia Woolf.
Tout l’intérêt du livre réside dans le fait que nous sommes au cœur de la relation qu’entretiennent les deux femmes. Toute la palette des sentiments amoureux et fusionnels y passe : orgueils froissés, crises de jalousie et accès de fureur répondent aux caresses verbales et aux mots doux et passionnés.
Vita Sackville-West et Virginia Woolf se rencontrent au cours d’un dîner.
La fougueuse et dominatrice Vita fascine la fragile et vulnérable Virginia.
Avec Vita, lesbienne déclarée et assumée, Virginia, qui traîne une réputation de femme frigide, n’est pas toujours des plus à l’aise.
Qu’importe, l’attirance est là, pressante.
La talentueuse Woolf, femme parmi les plus brillantes et les plus libres de son temps, ira jusqu’à consacrer un livre à Vita.

Cette dernière l’apprend en 1927, à la fin d’une longue lettre.
Un petit jeu s’installe alors entre elles, Virginia réclamant des détails sur le passé de Vita ;
Vita voulant arracher des éclaircissements supplémentaires sur l’ouvrage, qui allait s’appeler Orlando.
Mais elle n’obtint finalement pas l’autorisation d’en lire une seule ligne avant le jour de sa publication…
Vita Sackville-West, Virginia Woolf, Correspondance 1923-1941. Editions Stock. 24 euros.

"Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre autorité sur l’homme ; mais elle doit se tenir dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Ève ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été séduit : c’est la femme qui, séduite, est tombée dans la transgression. Néanmoins, elle sera sauvée en devenant mère…" St Paul, Épître aux Éphésiens-V, 22-24 1ère Épître à Timothée-II 11-14