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Lancé en Octobre 2008, ce concours soutenu par le ministère de la Santé et des sports, l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation à la santé) en partenariat avec le groupe Canal+, avait un but : lutter contre l’homophobie via un appel à scénarios ouvert aux filles et garçons de 16 à 30 ans.
Des scripts destinés ensuite à devenir des courts métrages, qui sont diffusés à partir du 26 juin sur Canal+, et dans les cinémas ;
Utopia..Inspiration et originalité
Baptisé « Jeune et homo sous le regard des autres »,
Chapeauté par le réalisateur André Téchiné, le directeur général de l’Inpes Philippe Lamoureux et le journaliste de Canal+ Laurent Weil, de jeunes cinéastes se sont emparé-e-s des meilleurs projets qui arrivent aujourd’hui sur les écrans.
Et cette collection, révèle de très belles surprises, tant au niveau des scénaris que de la réalisation.
Les films revisitent avec inspiration et originalité le thème de l’homophobie, dans un registre qui va de l’humour au drame, mais toujours accompagné de beaucoup de délicatesse.
Voici le lien pour les découvrir directement sur le site de CANALREPLAY (attention, il se peut que le site de CANAL stop la diffusion de ces courts. Alors, dépéchez vous de les découvrir !!
Humour, par exemple, avec le premier court Les incroyables aventures de Fusion Man signé Xavier Gens (Frontière(s), Hitman) et Marius Vale.
On y suit les aventures d’un jeune homme suicidaire qui n’assume pas son homosexualité. Et qui va être sauvé par un Superman masqué, très impliqué sur le sujet… En reprenant le rythme, la mythologie et les codes du film de superhéros, ce court, très drôle, frappe fort.
Pauline, le seul court (c’est dommage !) autour de l’homophobie au féminin, joue sur un tout autre répertoire.
Une jeune femme explique pourquoi elle a du quitter son village pour vivre sa sexualité loin des regards critiques de ses proches.
Sans effet, ni pathos, la cinéaste Céline Sciamma (à qui doit l’excellent Naissance des pieuvres) porte un regard sensible dans cette confession portrait.
Ralph Amoussou (Aide toi, le ciel t’aidera) dans Omar est un jeune d’une cité en pleine schyzophrénie : homophobe avec sa bande, amoureux maladroit d’un de ses potes qu’il voit en cachette.
Sur fond de slam, le court de Sebastien Gabriel dit beaucoup, en peu de plans.
Déjà auteur de nombreux courts et d’un long remarqué Donne moi la main, Pascal-Alex Vincent met en scène En colo.
Les vacances, des ados, un mono sexy… et le petit jeu des émotions amoureuses trop mal contenues.
Avec un double coup de théâtre dans l’intrigue, ce court sait aussi ménager ses effets.
Enfin, avec Basket et maths, Rodolphe Marconi (”Lagerfeld confidentiel”, “Défense d’aimer”, “Ceci est mon corps”) explore le difficile travail d’acceptation d’un jeune garçon qui va mettre du temps à accepter le regard des autres.
De notre côté, nous trouvons que le résultat est à la hauteur de notre attente, c’est à dire très bon ! Ces cinq courts métrages sont de qualité, tant au niveau du message qu’ils délivrent qu’à celui de l’interprétation et de la réalisation.
Une petite remarque toutefois… Il aurait été sans doute intéressant et utile qu’au moins l’un d’entre eux montre que l’homophobie n’a pas toujours une happy end, et que ses conséquences peuvent s’avérer dramatiques…
Comme dans le court métrage « Dirty Slapping » réalisé en 2008 par Édouard Molinaro dans le cadre du concours « Scénarios contre les discriminations ». Si vous ne l’aviez pas déjà vu l’année dernière le voici juste en dessous… Attention à la claque !
Omar
Omar par Inpes Pauline .
Pauline par Inpes Basket et math
Basket et maths par Inpes
En colo
En colo par Inpes
Fusion man
Les Incroyables Aventures de Fusion Man par Inpes

