Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Comment répondre à des réflexions concernant les lesbiennes en particulier ?
Cible : tous éducateurs et éducatrices pour jeunes à partir de 15 ans.
En résumé, et pour les intégristes, les traditionnalistes : la lesbienne c’est l’esclave qui fuit.
Elle refuse de servir son seigneur et maître, de lui faire des mâles qui perpétueront son nom, de servir au travail domestique, et de servir ses pulsions sexuelles.
Elle est rarement tuée, car on a besoin d’elle comme pondeuse, mais on veut la corriger par le viol en lui faisant connaître et apprécier le « vrai homme ».
Mais les identités s’élaborent en fonction du modèle que la société renvoie, tout en se le réappropriant, car certaines lesbiennes ont besoin de reconnaissance de visibilité, ou d’être facilement identifiées, elles entrent alors dans le jeu du stéréotype : pantalon, cigarettes, (monocle ! en 1925) tailleur couleur lilas, smoking, nœud-pap, chemise de bûcheron, cheveux en brosse, boire sec, vulgarité en prime (autant de clins d’œil parfois discrets).
Mais transgresser les normes permet de signifier son refus du système des genres, le port du pantalon est le symbole de l’émancipation des femmes.
Plus besoin de souffrir pour être belles, elles peuvent s’affranchir des contraintes de la taille minceur et du port des talons aiguilles.
Il s’agit aussi de gagner du temps, de gagner plus de considération sociale et d’assurance.
Enfin il s’agit d’échapper à des tentatives de séduction inopportunes : sifflets, drague et mains aux fesses. Effet de mode ou vraie nature ?
Les « médecins » du 19ème siècle répondent : « parce que les lesbiennes ne sont pas des femmes » ! une âme d’homme dans un corps de femme ».
Les lesbiennes féminines beaucoup plus nombreuses, sont considérées comme fausses lesbiennes : des hétérosexuelles qui se laissent détourner du droit chemin !
Il n’y aurait forcément que 2 sexes forcément opposés en tout, afin d’être complémentaires et par nature on éprouverait tous un désir pour le sexe opposé.
Cette idéologie totalitaire qui ne tient aucun compte des observations objectives a la vie dure.
On sait aujourd’hui, qu’il existe une infinité de genres, que chacun-e est un mélange hormonal (des 2 sexes mais ayant fort peu d’influence sur le cortex), et spirituel des 2 genres variable d’un-e individu-e à un-e autre et chez un-e individu-e d’un moment à un autre.
Nous avons naturellement, tour à tour les qualités et les défauts prêté-e-s à l’un ou l’autre sexe, et c’est la société qui nous harcèle, les anglo-saxons parlent de « bullying » afin que l’on s’efforce de ressembler au modèle qu’on attend de nous.
Chacun subit les contraintes de devoir entrer en représentation en gommant les potentialités et manières d’être estimées appartenir à l’autre sexe, qui varient suivant les époques et suivant les endroits !
Les hommes sont censés briguer le pouvoir et valoriser la compétitivité, n’afficher ni faiblesse, ni sensibilité.
Les femmes privilégient soit-disant l’amour, la beauté, la communication, elles sont sensibles et bienveillantes.
Si le féminisme a secoué le joug de la hiérarchisation des sexes et qui oppresse les hommes comme les femmes, il demeure relativement mal vu de sortir de son rôle.
En réalité, le sexe, l’orientation sexuelle et l’apparence sont en grande partie indépendants.
« Entre femmes, ce n’est pas vraiment du sexe, entre femmes la tendresse charnelle est plus continue, mais elles ne sont pas emportées dans de frénétiques extases » Simone de Beauvoir
"Lesbianisme = tendresse + caresses innocentes + jeux érotiques sans conséquences + complicité affectueuse !"
Comme toujours les hétéros les connaissent mieux qu’elles mêmes et leur dénient la possibilité de relation torride !
L’idée reçue tend à désexualiser ce que l’on réduit souvent à une préférence sexuelle !
Parce que les femmes sont moins portées que les hommes sur le sexe.
La pulsion sexuelle masculine est vue comme légitime, la pulsion sexuelle féminine est censée ne pas exister ou ne doit pas s’exprimer, le corps de la femme est vu comme « un corps pour autrui » et les femmes sont éduquées dans le don de soi et l’attention à l’autre.
L’image du sexe demeure phallocentrée et la sexualité est très souvent synonyme de pénétration
Sans le sacro-saint pénis point de sexualité vraie !
En réalité les pratiques sexuelles sont fort variées qui permettent d’arriver à la jouissance et qui n’ont rien à envier aux pratiques hétérosexuelles.
Ce sont des garçons manqués
Elles sont exclues de la catégorie femme sans être inclues dans la catégorie homme.
On les condamne à être des sous-hommes, en jugeant ridicules leur prétention aux attributs et aux fonctions masculines.
Tout être aimant une femme est censé être un homme, car le système de pensée de l’hétérosexiste moyen est borné et il a les œillères : « la femme est faite pour l’homme et l’homme pour la femme » enfin surtout la femme !
D’après eux (et elles) il existerait 2 sexes seulement avec des qualités et sexualités complémentaires.
Une femme a un corps de femme, des qualités féminines et aime les hommes !
Ceux qui désirent les femmes sont des hommes ou s’y apparentent, et c’est le cas des lesbiennes !
Nos grands docteurs de la science estiment que l’homosexuel-le-s a les qualités de l’autre sexe.
Or un grand nombre de lesbiennes ne se reconnaissent pas dans cette image virile, elles détestent le football, sont maternelles, ou témoignent de douceur et intuition.
De plus, les femmes hétéros investissent de plus en plus les métiers techniques, et des tâches de commandement. Beaucoup de lesbiennes flirtent avec la masculinité sans s’identifier à un homme.
Concernant les transsexuels : le transsexualisme concerne bien l’identité sexuelle et non l’orientation sexuelle, la très grande majorité sont hétérosexuelles telles ces femmes qui aiment les femmes et veulent devenir homme, ou ces hommes qui aiment les hommes et veulent devenir femmes par voie hormonale et chirurgicale.
Les lesbiennes masculines « butch » sont néanmoins transgenres dans leur comportement parce qu’elles transgressent les normes de genre, d’autres androgyne…
Les lesbiennes font fantasmer les hommes
Elles inspirent crainte et curiosité, désirs et dégoût, les amours féminines sont systématiquement érotisées pour exciter le désir…masculin.
Le public de la pornographie est essentiellement masculin, et les fantasmes des hommes sont triples :
- l’homme imagine qu’il fait l’amour avec deux femmes,
- qu’il observe des lesbiennes qui ne le voient pas,
- ou imagine deux femmes qui font l’amour.
Beaucoup d’hommes sont inquiets que les femmes puissent éprouver du plaisir voire plus de plaisir avec une autre femme, car ils se sentent inutiles : personne à dresser.
L’homosexualité féminine est vue comme un défi à leurs talents sexuels.
Cet imaginaire assimile les relations féminines à des plaisirs sexuels effaçant alors leurs dimensions affectives, quotidiennes, identitaires, voire politiques.
Il s’agirait d’une sexualité transitoire, qui consisterait en de vagues préliminaires qui précèdent la pénétration par un homme redevenu indispensable.
Elles revendiquent leur homosexualité !
Pourquoi affichent-elles autant leur sexualité tout en réclamant qu’on oublie leur différence ?
Se dire lesbienne n’est que la conclusion d’un long parcours, peu d’homosexuelles y parviennent, et la grande majorité souhaite la discrétion par tempérament ou par prudence.
Les témoignages d’affection en public ne sont pas souvent de la revendication pas davantage que les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics.
A moins de vouloir passer pour hétérosexuelles, elles sont bien obligées de sortir du placard : mentir ou mentionner la vie privée, or quoi de plus humiliant que de mener une double vie ?
Il s’agit pour elle de refuser la clandestinité qu’on leur impose, et d’être en accord avec elles-mêmes, même si cela implique de nouvelles difficultés.
La fameuse marche des fiertés ne fête que la fierté d’avoir eu le courage de vivre selon ses désirs et d’affirmer sa dignité, puis on renvoie les homosexuelles à l’alcôve en faisant mine d’ignorer l’omniprésence de l’hétérosexualité dans la vie quotidienne et dans les médias partout et à toute heure.
Elles devraient se faire soigner !
1974 l’APA Association des psy américains raye l’homosexualité de la liste des maladies mentales
• l’homosexualité est déclassée des maladies mentales en France mais pas le transsexualisme ni le transgendrisme
• mai 1990 même chose à l’OMS
1997 : 27 % des Français considèrent encore l’homosexualité comme une maladie dont il faut guérir et 17 % comme une perversion qu’il faut combattre.
L’homosexualité ne peut ni ne doit en aucune façon être soignée, tout pays qui tente d’instaurer un suivi médical pour homosexualité est condamnable sur le plan international (Convention européenne des Droits de la personne humaine).
C’est un choix féministe !
Dans les années 70, la lesbienne devient pour certaines féministes la figure de proue de leurs luttes car elle incarne la femme qui refuse jusque dans son lit, la domination masculine, symbole d’une cohérence parfaite entre vie privée et engagement militant.
Leurs détracteurs les « accusent » d’en être, et s’en servent pour discréditer le combat féministe.
On compare ainsi le féminisme à une homosexualité elle-même pathologique, et l’homosexualité à un refus d’accepter sa nature féminine.
« En fait la femme choisit d’être un individu complet, un sujet et une liberté ; si ce choix se confond avec celui de virilité, c’est dans la mesure où la féminité signifie aujourd’hui mutilation » Simone de Beauvoir.
Pour les féministes radicales les lesbiennes sont « les seules à ne pas pactiser avec l’oppresseur », tandis que les autres « collaborent ».
Selon Monique Wittig ce qui fait « une femme » est une relation de servage à l’homme avec mariage, maternité, obligations physiques, et économiques.
Parce qu’elles échappent à cette appropriation privée, « les lesbiennes, ne sont pas des femmes », car en rendant les hommes superflus, elles remettent en cause le système de pouvoir à la base de la société.
Le désir peut bien être influencé par des convictions militantes, mais il ne relève pas d’une décision rationnelle.
Elles n’ont pas trouvé le bon !
Une grande majorité de lesbiennes ont eu des relations hétérosexuelles, parce que cela vient avant la prise de conscience de leur homosexualité, parce que tout les a conditionnées à l’hétérosexualité : la famille, l’école, les médias.
Elles sont une majorité (75 %) à trouver leurs premiers rapports hétérosexuels insatisfaisants.
Cela ne signifie pas qu’elles se tournent vers les femmes par dépit, mais la découverte et la reconnaissance d’une préférence homosexuelle, mettent parfois des années.
Elles ont été agressées sexuellement !
Selon une enquête, les femmes qui ont eu des rapports homosexuels sont 2 fois plus nombreuses à avoir été victimes de viols, et 3 fois plus victimes de tentatives de viol, mais elle ne parle pas que des lesbiennes mais de toutes les femmes qui ont eu un ou des rapports homosexuels.
Avant 18 ans pas de différence significative. Fi donc de l’idée que l’homosexualité féminine est nécessairement liée à une agression pédophile.
Le risque d’agression est accru par d’autres facteurs présents chez les lesbiennes ; plus grand nombre de partenaires sexuels, grande période de célibat.
Conclusion de l’étude : l’homosexualité n’a pas d’incidence sur la fréquence des agressions sexuelles.
On n’est pas homosexuelle parce qu’on déteste ou craint les hommes, mais parce que l’on aime et désire les femmes.
C’est la faute aux parents !
De nombreux facteurs biologiques, génétiques, hormonaux psychologiques…sont vraisemblablement en cause dans l’élaboration de l’orientation sexuelle, dans et hors de la famille.
Il est inutile de vouloir la changer, ce qui ne ferait que nuire à l’enfant, et ce d’autant plus que l’homosexualité n’est pas un problème en soi : bien vécue, elle s’avère tout aussi épanouissante que l’hétérosexualité.
Il y a plus de gays que de lesbiennes
Les femmes déclarent moins de pratiques homosexuelles que les hommes 2 fois moins environ, elles se déclarent 2 fois moins nombreuses à être exclusivement homosexuelles.
Ces résultats sont à interpréter avec circonspection, car on ne sait pas combien de femmes et d’hommes taisent leurs rapports homosexuels, de plus en France, les femmes se disent plus attirées par une personne du même sexe que les hommes, les femmes Françaises auraient elles peur de passer à l’acte ?
En réalité les hommes bénéficient d’une plus grande liberté sexuelle, ils sortent davantage, surtout la nuit, le pouvoir d’achat des hommes est plus important, le militantisme homosexuel s’est développé avec l’apparition du SIDA, les femmes subissent davantage la contrainte à l’hétérosexualité.
Celles qui déclarent des rapports homosexuels ont généralement un mode de vie plus libre, plus urbaines, plus diplômées, plus souvent célibataires, cadres supérieurs et sans enfants.
Malgré plus de 800 000 françaises concernées, cette sexualité reste taboue à l’exception de quelques débats sur l’homoparentalité. Cette possibilité d’indépendance morale et financière s’est ouverte récemment.
L’homosexualité féminine est mieux acceptée que l’homosexualité masculine
Soucieux de se garantir une progéniture prolifique, le peuple d’Israël fait du sperme un élément sacré dont la dissipation doit être sanctionnée ; il en découle dans les 3 religions abrahamiques toute une série de condamnations de l’homosexualité masculine.
Mais les lesbiennes subissent une double oppression en tant que femmes et en tant qu’homosexuelles.
Si aucune loi n’a réprimé l’homosexualité féminine, c’est que c’était inutile.
La société exerçait une surveillance, si efficace sur l’ensemble des femmes qu’il leur était quasi impossible de vivre leur homosexualité.
Une majorité d’Etats continue à les garder sous tutelle.
Elles échappent difficilement à l’autorité d’un père, de ses frères puis d’un mari.
En France et jusqu’en 1907 le mari dispose du salaire de sa femme, et avant 1965, elle doit lui demander l’autorisation pour travailler !
Les femmes doivent donc entrer dans la norme et y rester.
Pour chacune d’entre elles ce sont les instances privées plus que les pouvoirs publics qui sont les oppresseurs : la famille plus que la police, l’hôpital psychiatrique plus que la prison, la coutume plus que le Code pénal.
Bien des médecins furent chargés d’enfermer les « hystériques », bien des pères ont conclu des mariages forcés, sans que ces actes ne soient considérés comme répressifs attentatoires à la dignité de la personne humaine, actes communs avec les pays fascistes tels que l’Union Soviétique avec son goulag.
Durant l’Inquisition, les femmes qui « luxuriaient » entre elles étaient parfois condamnées au bûcher, mais c’est parce qu’elles se faisaient passer pour des hommes, allant jusqu’à épouser leur compagne qu’on les châtiaient.
La société punissait donc une usurpation de privilèges masculins.
On considérait que la sexualité féminine n’existait pas, ni l’homosexualité féminine.
A quoi bon réprimer un plaisir insignifiant ?
Elles ne portent atteinte ni à Dieu ni au mariage. (deux femmes qui couchent ensemble ne commettent pas d’adultère) ni au régime de la filiation qui gère la transmission du patrimoine.
Chaque année dans le monde des femmes sont battues, violées, tuées en raison de leur préférence sexuelle ; mais un plus grand nombre encore essuie les remarques désobligeantes d’un père, les insultes d’une voisine, ou les blagues grivoises d’un collègue.
La lesbophobie, forme d’hostilité ordinaire, est encore bien trop souvent, socialement correcte.
Les lesbiennes préfèrent rester entre elles
La « communauté » homosexuelle rassemble des hommes et des femmes dont les conditions sociales, les aptitudes, les origines, les croyances religieuses, et les opinions politiques sont extrêmement variées.
Leur point commun ? Considérer leur orientation sexuelle comme fondamentale dans leur identité sexuelle, avec les conséquences sociales que ce positionnement implique.
Et par delà les frontières, elle consiste surtout en un sentiment de solidarité et d’identification mutuelle entre ses membres.
« Lobby » en un sens, non pas dans le sens d’un réseau secret qui manipule les politiciens, mais en tant qu’ensemble de mobilisations minoritaires qui sans entrer dans le jeu de la représentation démocratique, attire l’attention de la classe politique sur des problèmes de santé publique, et sur les discriminations.
Certes la plupart des lesbiennes se sentent rattachées à la communauté mais beaucoup précisent « hors milieu » comme si cette caractéristique s’avérait une qualité. Pourquoi ?
Pour elles les lieux lesbiens sont des vases clos. Leur clientèle est constituée de femmes blanches lesbiennes conformistes centrées sur le look et la drague.
Elles désirent se fondre dans la société et trouvent que l’orientation sexuelle ne suffit pas à créer des liens entre les gens, mais en même temps elles veulent éviter le repli sur soi.
Ces critiques sont assez peu objectives car ces lieux sont fréquentés par toutes sortes de gens, hommes, femmes, hétéros, homos, autres.
Ces mots ne montrent-ils pas « la peur de l’autre en soi » OK hélas je suis lesbienne, mais pas comme elles !
Ce sont d’excellents lieux de socialisation, on peut y trouver toutes sortes d’info, d’études, de services, on peut y être soi-même sans se cacher et sans mentir, un lieu où on peut se rendre utile aux autres, protégé de l’hostilité sociale, sans importuner les autres.
Elles ne devraient pas avoir d’enfants !
Les compétences parentales de soin et d’éducation des homosexuel-le-s ne sont plus remises en cause, du moins rarement ouvertement ;
Le reproche est de priver les enfants de père ce qui est le cas de tous les hétéros qui ne reconnaissent pas la paternité, de toutes ces mères qui ne veulent pas d’un « bonhomme », de tous ces couples divorcés où la mère veut garder l’enfant.
Le père biologique n’est pas nécessairement absent, quand l’enfant vient d’un mariage, ou d’une insémination artificielle artisanale.
Il n’y a pas de père dans le cas d’une adoption par une célibataire (15% de l’APGL) ou dans le cas d’une PMA Procréation médicalement assistée à l’étranger (40 %).
Dès l’âge de 5 ans l’enfant est averti de ses origines et du rôle de son père biologique.
Mais quel couple lesbien n’a pas de parents hétéros avec un ou 2 grand-père, des frères, des cousins, des amis ? Chacun s’arrange pour lui trouver un « parrain ».
L’enfant opère un repérage des fonctions parentales des 2 mères l’une étant maternelle, sensible (souvent la mère biologique), l’autre étant « paternelle » autoritaire (le parent social).
La société n’a de cesse de lui expliquer et répéter ce que c’est un homme et une femme.
Le symbolique (la fonction maternelle) n’est pas indissolublement lié au biologique (l’enfantement).
Les valeurs masculines et féminines ne se polarisent pas nécessairement sur 2 personnes, mais sur chacun d’entre nous. On peut les incarner tour à tour comme dans un couple hétéro.
Deux cents études en Belgique, Pays-Bas et pays anglo-saxons, ont été faites avant 98, sur les enfants et petits-enfants de couples lesbiens et gays et aucune séquelle n’a été constatée, la proportion d’enfants LGBT n’étant pas supérieure, cependant ils considèrent plus facilement cette option comme possible.
Ils-elles se portent ni mieux ni moins bien que les autres et ce, quelle que soit la façon dont ils-elles ont été conçu-e-s.
Ils-elles s’identifient parfaitement bien en tant que garçon ou fille, ont de bonnes relations avec leur entourage.
L’autre problème évoqué est les difficultés que vont rencontrer ces enfants dans leurs relations sociales ; ils-elles pourraient souffrir de brimades alors que l’enfance et l’adolescence sont des périodes très normatives où l’on souhaite pour s’intégrer être comme les autres.
Oui mais pas plus que pour les petit-e-s noir-e-s ou arabes ou juifs-ves ou gens du voyage, ou les enfants de prostitue-é-s, ou les enfants d’handicapé-e-s et pourtant on ne demande pas à leurs parents de ne pas avoir d’enfants ;
alors c’est une excellente occasion pour donner une leçon de tolérance à ces enfants par l’exemple de ceux et celles qui ne sont nullement responsables de leurs parents homo-amoureux, des parents qu’ils aiment et qui les aiment.
C’est la qualité de la relation parentale qui importe, il ne faut pas être obnubilé par leur sexe ou leur orientation sexuelle, et il est préférable que l’enfant ait 2 parents voire 4 plutôt qu’un seul.
Le divorce, l’adoption par un seul parent ont été acceptés, or est-ce souhaitable pour l’enfant ? Non.
L’argument que l’on oppose aux homosexuel-le-s de l’intérêt de l’enfant est indécent puisqu’il serait justement de l’intérêt de l’enfant que ces 2 parents même de même sexe
• aient des droits et devoirs sur lui, le devoir d’éduquer
• de pouvoir hériter de ces 2 parents (on comprend bien qu’il s’agit pour l’Etat de faire des recettes sur les droits de succession aux dépens de ces enfants)
• et d’être élevé par son parent social en cas de décès du parent biologique.
On refuse ces droits à l’enfant qui n’a pas la même égalité des chances que l’enfant d’hétérosexuel, il s’agit pour lui d’un cas de développement séparé de son parent social ou apartheid puisqu’il se retrouve à la DDASS.
On n’est pas heureux quand on est lesbienne !
Ce qui rend malheureux jusqu’au suicide c’est le portrait que la société en fait : pêché, vice, abomination, anomalie, contre-nature, perversion, construction névrotique de la personnalité, personnalité immature, incapables de s’adapter socialement, angoissées, violentes, maladivement jalouses, entraînant « un manque de bonheur propre à toutes les lesbiennes » Franck Caprio psychiatre américain 1959.
Bien entendu les auteurs se plaisent à plonger les lesbiennes dans un univers morbide par goût, mais aussi pour faire le jeu de la censure et ne pas faire de prosélytisme.
Les lesbiennes doivent être avilies, salies et punies.
L’homosexualité est une source indéniable de bonheur, comprendre qui l’on est, avoir le courage de le dire, de faire les choix qui s’imposent, voilà de quoi ravir celles et ceux qui ont le cran de vivre en accord avec leurs désirs. Partager la joie d’être du même bord, c’est ce dont témoigne la liesse des marches des fiertés, célébrer son amour par un PaCS, fêter en famille l’anniversaire du dernier-né, c’est ce que vivent aujourd’hui de plus en plus de lesbiennes. On peut écrire : « oui bon nombre de lesbiennes sont aussi heureuses qu’on peut l’être ».

"Pour un raciste, les noirs seraient une race dangereuse et inférieure et ils menaceraient de nous détruire, mais même le pire raciste ne pourrait craindre que les noirs aient le pouvoir séducteur de le rendre noir. Or c’est exactement en quoi consiste l’homophobie". Léo Bersani