
A lire les commentaires, il y a visiblement des gens qui n’ont jamais mis les pieds, comme adulte, dans une classe de banlieue difficile.
Après le conte de fées que nous a proposé "Entre les murs" (les élèves de la diversité sont gentils, doivent être respectés et pouvoir s’exprimer, car essayer de leur enseigner quoi que ce soit revient à se moquer d’eux : l’école, les enseignant-e-s, les adultes, la France sont des réalités d’hier, dépassées et réactionnaires), après ce conte de fées pour enfants au sommeil paisible devant la barbarie qui vient, un film réaliste - oh combien - et non manichéen.
Inutile de souligner qu’Adjani est grandiose, cela saute aux yeux si on sait encore lire la panique ou la perte des repères sociaux sur un visage.
Mais les enfants sont le plus souvent extraordinaires de vérité dans cette réactivité spontanée qui tient lieu aujourd’hui d’authenticité.
Ils ne sont pas plus méchants que ceux d’Entre les murs. A vrai dire, ils ne sont même pas méchants, victimes qu’ils sont d’une société gagnée par le fric, le désir de jouissance immédiate et où les adultes ont renoncé souvent à leur donner la simple envie de devenir adulte.
Et ces enfants terribles sont capables de détruire l’autre dans la plus totale inconscience (pour les incultes, relire SVP Sa Majesté des mouches de W. Golding).
Le problème est bien sûr de continuer à penser que l’on doit devenir adulte et que c’est une difficile conquête sur soi.
Cinématographiquement parlant, le film n’est sans doute pas aussi maîtrisé que Entre les murs (les péripéties finales paraissent fragiles) mais il nous parle de la réalité d’une société et d’une école délégitimées par la marchandisation du monde.
Le drame, c’est que le néolibéralisme et la déshumanisation profonde qu’il installe ait peut-être déjà gagné la partie.
Par salomé Le 23-03-2009
Après le film« Entre les murs », qui pouvait donner de l’espoir, nous revoici à nouveau plongés dans l’univers de ces ados des quartiers sensibles, mais cette fois, on passe dans une autre dimension.
La prof. de français « pète un câble » et les conséquences dramatiques s’enchaînent presque naturellement les unes après les autres, ne laissant cette fois que désespoir et impuissance.
Ce film français réalisé en huit clos, avec un tout petit budget, souligne un triple constat désastreux : incompréhension des politiques, des policiers, des enseignant-e-s, face à la réalité de ce qui se passe réellement dans certaines classes.
Les enseignant-e-s ne parviennent plus à dispenser leurs cours de façon normale avec des élèves pour qui le respect ne veut rien dire, les policier-e-s ne savent comment s’y prendre tant la situation est inattendue, les revendications de Mme Bergerac, puis celles d’un élève, semblent impossibles à satisfaire.
Tous les ingrédients sont réunis pour aboutir aux drames des familles concernées par cette réalité que certain-e-s voudraient masquer.
Mais comment a-t-on pu arriver à cette situation ? Au départ, Mme Bergerac, professeur de français, et une classe survoltée, indisciplinée, incontrôlable, avec des élèves qui ne sont là que par obligation de présence.
Un incident va tout faire basculer : un cartable s’ouvre et la prof. incarnée par une époustouflante Isabelle Adjani découvre la présence d’un Beretta.
Elle s’en empare et devient brusquement comme hystérique.
Les raisons de son comportement s’expliquent au fur et à mesure qu’avance le film.
La loi, Mme Bergerac va la faire régner en braquant l’arme sur les élèves, qui ne comprennent pas tout de suite que cette prof. peut tirer, sans même le réaliser, suite aux injures, à son état dépressif, à sa peur, au fait que certaines jeunes filles subissent la loi des tournantes, que ces scènes enregistrées sur portable circulent sur le net.
Il est question de Molière dans ce film, alors c’est de force qu’il faut apprendre ce qu’elle dit sur cet auteur. Avec une arme braquée sur eux, les élèves apprennent très vite.
Adjani se montre plus bouleversante que jamais dans ce rôle où elle est sans artifice, évoluant sans décor dans une classe où rien ne va plus. Il y aura bien un policier qui la comprend parfaitement et sait qu’elle va droit dans le mur s’il ne parvient à lui faire entendre raison. Mais il n’est pas suivi par sa hiérarchie et par l’élue qui incarne la justice.
Tous les éléments donnés dans ce film sonnent vrai. Non seulement, on découvre l’ampleur de l’échec de l’Education nationale, mais on réalise combien les profs s’enfoncent de plus en plus dans la dépression, ne réussissant plus à donner leurs cours.
Sacrée leçon de vie et de mort dans ce film si bien pensé et mené et avec si peu de moyens.
Il sera intéressant de voir son évolution sur les écrans : la journée de la jupe n’est rien d’autre que la revendication d’une prof. d’origine maghrébine qui veut que les jeunes filles puissent s’habiller – au moins une fois par an - avec une jupe sans être considérées comme des « putes. ».
Douloureux problème qui remet une fois encore les pendules à l’heure en rappelant qu’il reste tant à faire pour que les enfants de la 3ème génération acceptent que dans une république laïque, le respect de l’autre, quel que soit son sexe, est la première des conditions pour faire avancer les mentalités.
Vous n’oublierez pas ce film quand vous l’aurez vu !
Par Une Sonia Le 27-03-2009
Voilà enfin un film qui ne tombe pas dans un écueil consensuel. Bien sûr, il ne peut pas être le reflet universel de toutes les classes que l’on rencontre dans les collèges. Toutes les classes sont différentes au sein d’une même école. Etant prof d’arts appliqués (dessin), je suis bien renseignée. Il faut aussi tenir compte d’autres facteurs (en ville, en banlieue ou en campagne ? Ecole, collège, lycée professionnel ou général ?…).
De ma lorgnette (lycée professionnel dans une ville moyenne), et sur l’ensemble des classes que j’ai à ma charge, j’estime entre environ 30 à 40% le nombre de celles que je juge très difficiles (proches de celles du film). J’ajouterais que ce chiffre tend à s’accroître depuis environ 2 ans. Pour en revenir au film, je trouve que la « prose » est juste. Par exemple, les insultes entre les élèves. Car oui, c’est comme ça « qu’on » se parle dans les couloirs. Traverser la cour revient à traverser une jungle peuplée d’échanges de grossièretés et d’agressions verbales en tout genre.
« C’est normal de se parler comme ça m’dame ! ». Les phrases sont parfois même incompréhensibles, à part les gros mots qui s’en échappent. Comme dans le film, il faut faire cours avec : la mauvaise foi, la contestation, la critique facile, les commentaires intempestifs au beau milieu des explications, le tutoiement qui échappe, l’accusation du prof qui doit « rendre des comptes », l’agressivité et la colère de ceux qui ne supportent aucune remarque …
Dès les premières minutes du film, j’ai reconnu certaines scènes vécues, et j’avoue que cela m’a remuée. Enfin une fiction qui montre les choses telles qu’elles existent. Sonia s’épuise face aux divers accidents qui arrivent avant et pendant le cours (au début du film). Seule face à la vague. Est-il déjà trop tard ? Ou peut être a-t-elle déjà tout essayé ?
Il y a deux solutions : se laisser dépasser et tolérer, supporter… mais jusqu’à quel point ?…
Ou se battre et lutter contre les débordements abusifs (je vous laisse mesurer la perte de temps et d’énergie nécessaires. Sachant également que sans suivi de l’administration ou des parents, les observations, les colles, les rapports ne servent à rien).
Notez que la classe est nombreuse. Où sont les moyens pour dédoubler certaines classes ?
Dans le film, ce sont les garçons qui se la jouent « caïds » et le machisme de certains qui est mis en lumière. Je dirais que la donne a déjà évolué puisque le phénomène s’étend désormais aussi aux filles qui se mettent en bande derrière, non plus des caïds, mais des Pestes au langage ordurier et aux comportements aussi violents que les garçons.
Il ne faut parfois pas grand-chose : « Je l’ai frappée parce qu’elle m’a regardée avec ses yeux ». Je comprends qu’on ait du mal à s’imaginer à quoi ressemble l’école d’aujourd’hui. Moi-même, si je n’y étais pas, je n’y croirais pas.
C’est tellement gros. Et pourtant… Les prof-e-s se sentent seul-e-s, et ils-elles le sont forcément face à la classe. C’est fou ce qu’ils-elles se plaignent ou monologuent en salle des prof-e-s. Vieux pli du métier ? Je dirais que c’est peut être une soupape de sécurité qui sert aussi à se rassurer les un-e-s les autres.
Le malaise ne peut pas être imputé à l’école seule. Les prof-e-s sont mis au pilori par les médias et l’opinion publique. Faire le choix de trouver un bon vieux bouc émissaire, comme du temps de la récré, reste la solution facile qui évite de se poser des questions.
D’ailleurs, quel est l’intérêt d’en trouver un plutôt que de chercher en profondeur ce qui nous amène à cette situation ?
Qu’est-ce qui a changé dans notre société pour que les jeunes ne soient même plus capables ou n’aient plus envie de réfléchir ou de se concentrer ?
Qu’est-ce qui se passe à l’extérieur qui vient déborder à l’intérieur ?
Comment assurer une autorité efficace sans le soutien des parents ou parfois de l’administration ?
Qui ordonne la réforme des programmes à cent lieues des réalités du terrain ?
Pourquoi retire-t-on les moyens du service public et dans quelle finalité ? _ Qui va payer ?… Cela m’a fait plaisir de voir ce film qui témoigne, à sa manière, d’une réalité trop souvent ignorée, et je remercie ceux et celles qui l’ont réalisé et magistralement joué (bravo à Isabelle Adjani et à tous les acteurs et actrices). Je trouve qu’il devrait être diffusé dans toutes les écoles suivi d’une discussion / débat sur le sujet.
Par Portez des jupes Le 24-03-2009
J’ai vu ce film sur Arte vendredi soir et j’en suis encore retournée. Allez le voir, c’est un chef-d’oeuvre. Mais accrochez-vous, vous risquez d’être secoué. Dans une salle de théâtre, comme symbole de la démocratie peut-être, se joue un drame qui révèle toutes nos souffrances : destruction de l’autorité, perte totale de repères et d’ordre, absence de toutes limites et de tout respect humain, violence physique et psychologique, haine des femmes, stigmatisation de tout ce qui est féminin comme la jupe par exemple, racisme, instrumentalisation d’une pseudo-religion par des caïds en réalité non-croyants, terreur et chantage exercés par des brutes.
Adjani est comme toujours magistrale. Certes son visage n’a plus la fraîcheur de ses 25 ans mais elle en a le double : vous vieillirez tou-te-s.
Par contre elle a toujours un visage totalement hors du commun, sensationnel, d’une beauté captivante, une puissance de jeu, une capacité de transmettre l’émotion vraie qui reste de l’ordre du sidérant. Les autres acteurs-trices sont parfaits également, on ne croirait même pas qu’ils-elles jouent.
Le scénario est génial, d’une précision redoutable : les choses sont dites sans complexes, sans fard, sans concession. Nos problèmes sont mis en pleine lumière. Merci à tou-te-s. N’oubliez pas de porter des jupes, beaucoup de jupes.
Par damidoums Le 25-03-2009
Film vu sur ARTE, grand moment, c’est un film qui devrait passer dans tous les collèges de France pour montrer la dure réalité de certains établissements. La violence monte dans toutes les écoles de la maternelle à la fac elle est souvent tenue secrète par les chef-fe-s d’établissement pour ne pas entacher la réputation de leur école et surtout leur notation, sans parler de la peur des représailles.
Ce film doit faire réfléchir, les jeunes, les parents (souvent dépassés), les enseignant-e-s et nos chers politiciens sur l’avenir de l’école.
Par mimie 08 Le 26-03-2009
C’est peut-être une fiction, mais c’est un film excellent, j’étais enseignante et j’ai gardé des contacts avec des classes et des collègues, c’est angoissant et inquiétant ce qu’ils-elles vivent, et d’aucun-e-s me disent que ce n’est pas de la fiction !
Après "Entre les murs" comment vont réagir les ados ? Comment redresser la barre de ces dérives ? on voit de plus en plus d’ados en particulier qui se révoltent à divers niveaux contre l’école : ça va du "tout est pourri" jusqu’aux coups de poing ou de couteau.
Comment peut-on intéresser des enfants qui n’ont : soit rien, soit trop ? comment redonner le désir d’apprendre quand ils-elles sont persuadé-e-s que ça ne sert à rien ? par qui leur donnera-t-on l’exemple de l’honnêteté quand le monde leur montre des patrons voyous, des traders malhonnêtes, des criminels pleins de fric ? Je voudrais croire que ce film aura matière à discussions dans toutes les classes (collèges et lycées).
Par jimfi Le 09-04-2009
Certains films sur l’école – je pense surtout à celui qui a reçu l’honneur suprême, ce dont je ne m’explique toujours pas la raison - sont moins des films que des docu-fictions dont on se demande quel message ils veulent porter et qui n’apprennent rien que l’on ne sache déjà sur l’école de la démission, du laxisme, côté enseignant-e-s, et de l’insolence, de la provocation, de l’ignorance du côté élèves.
Le message dominant pourrait être celui-ci : danger d’une méthode pédagogique qui établit une relation symétrique avec ses élèves et conduit à un fiasco relationnel. L’autorité et le respect ne se gagnent pas dans le copinage et l’usage d’un langage identique à celui de ses élèves.
L’échec pédagogique et les malentendus sont inéluctables lorsqu’on donne abusivement la parole à des jeunes qui n’ont pas acquis la langue.
Cependant reste l’impression de parti-pris en faveur d’un public d’élèves dissipé-e-s et arrogant-e-s certes, mais attachant-e-s et tellement maltraité-e-s par la société et l’institution.
Aucune démagogie de cette sorte dans "La Journée de la Jupe".
La prof-e veut amener ses élèves vers le haut, vers le savoir et la découverte, refuse de copier leur mode de relation, mais s’épuise et commet l’irréparable.
Comme L’Esquive de Kechiche, La Journée de la Jupe de Lilienfeld est un vrai film, un récit à suspense, à rebondissements, à engrenage tragique, selon les règles antiques des trois unités, avec d’excellents acteurs et actrices qui nous livrent une histoire réaliste sur le difficile métier d’enseigner.
C’est un film riche car il a deux niveaux de lecture et de sens. En effet, au-delà de l’histoire dramatique et psychologique d’une situation scolaire bloquée, c’est l’histoire plus générale d’un huis clos d’êtres humains, dans lequel l’enfer c’est les autres, mais où surviennent pourtant quelques notes optimistes de rédemption. Bref La Journée de la Jupe, c’est du vrai cinéma, du niveau d’une vraie Palme d’Or du cinéma mondial.
Par Pangloss Le 05-04-2009
Les jeunes acteurs et actrices ont parlé comme ils-elles parlent, ou entendent parler au collège. Ils-elles sont d’ailleurs incroyables de naturel, de spontanéité, de vérité.
Ce ne sont pas de malheureux-euses petit-e-s figurant-e-s venant ânonner sur scène des "dialogues trop écrits".
On se demande d’ailleurs quel scénariste pourrait écrire avec cette faconde, y compris dans le cliché, typiquement banlieusard.
Il faut être né-e dans "les cités" pour assimiler ça. Chapeau les artistes !
Ceux et celles qui ne comprennent pas que la profe soit d’origine maghrébine et n’en ait rien dit à ses élèves, qui trouvent que c’est inutile d’avoir introduit ce détail, ils devraient essayer de se rappeler qu’Adjani elle-même a des origines kabyles !
Que je sache elle n’en parle pas plus dans son milieu professionnel que si elle avait des origines auvergnates.
Bien sûr ce n’est pas une gentille bluette façon "Entre les Murs", ça ne peut pas plaire aux tenant-e-s du politiquement correct et de sa langue de bois.
Ils ont d’ailleurs fait tout leur possible, et avec succès, pour que le film ait un accès très limité aux salles de cinéma.
Mais c’est parce qu’on ne veut pas voir ce qu’il y a de vérité profonde dans "La journée de la Jupe" qu’on continuera à foncer dans le mur.
Par Dissurdis Le 27-03-2009
Un film qui retrace parfaitement la réalité de langage au quotidien dans un collège de banlieue. Les élèves parlent ainsi et celles et ceux qui en doutent sont hors réalité.
Maintenant il ne faut pas croire que ce problème de langage de nos collégien-ne-s n’est pas pris en compte par l’Education Nationale, bien au contraire.
Pour ma part je suis Médiateur Scolaire depuis un peu plus de 2 ans dans un collège de banlieue et tous les adultes du collège passent du temps à reprendre les élèves sur leur langage et leur comportement vis à vis des adultes et des autres collégien-ne-s
Par Myriam Le 16-04-2009
Ce film décrit bien le désespoir des enseignant-e-s dans leur volonté d’enseigner. Adjani montre toute son implication et son talent et les jeunes acteurs et actrices sont très convaincant-e-s.
On voudrait ne pas croire à la violence de ces dialogues mais on y croit.
C’est un parfait état des lieux de l’impossibilité d’enseigner dans une banlieue sensible.
Par Manenette de l’Oise Le 21-03-2009
L’absence d’humour et de recul ensuite qui mène à des dialogues sans relief et cumulant tous les poncifs sur les jeunes en montrant une profe caricaturale et raide qui déclame des vérités moralisantes. Encore une fois un peu d’humour et de distance fait passer les messages avec plus de force.
Par Parisien du nord Le 26-03-2009
Vraiment étonné des bonnes critiques, unanimes sur ce film. Pour ma part je l’ai trouvé grotesque.
La fidélité à "la réalité des banlieues" saluée par la critique ne doit pas masquer l’infidélité à la réalité tout court. -
Les acteurs et actrices sont mauvais-es, se complaisent dans une caricature de la "caille-ra", avec un accent surjoué, des expressions que plus personne n’utilise.
Eh oui c’est ça la réalité des banlieues, on évite avant tout de réutiliser les expressions qui sont devenues connues aux non banlieusards.
Plus personne ne dit "c’est de la bombe".
Adjani n’est pas crédible un seul instant dans le rôle de cette profe féministe et hystérique.
La voir pointer son revolver est à mourir de rire.
Mais plus grave, c’est un film manichéen opposant les gentils aux méchants élèves sexistes et violents, le tout au service d’une réflexion pourtant intéressante sur l’éducation, à savoir qu’il faut apprendre avant de s’exprimer.
Mais n’y avait-il pas des moyens moins "tirés par les cheveux" d’exprimer cette idée ?
Bref tout se passe comme si le réalisateur, voulant à tout prix parler de sa vision, faisait fi de toute la complexité de la vie réelle.
D’où des personnages grossièrement dessinés, et des situations ridicules à force de se vouloir inédites.
Pour résumer, un film à thèse. Le réalisateur semble avoir oublié que le meilleur moyen de partager sa vision est peut-être de créer une mise en scène crédible, histoire de montrer que cette vision se base sur une fine observation des comportements et de la réalité.
Par lulu Le 05-04-2009
Un navet, tout simplement. Les clichés s’enfilent les uns après les autres… Adjani surjoue et devient pathétique, ce huis-clos tourne au ridicule. Non… est ridicule. Caméra tremblante, mise en scène inexistente… un film de série Z et encore.
http://www.nord-cinema.com/fiches/f…
Isabelle Adjani vient tout juste de recevoir le Prix de la Laïcité, remis par le Comité Laïcité République.
Sihem HABCHI, Présidente de Ni Putes Ni Soumises avait fortement soutenu l’actrice de la Journée de la Jupe pour ce prix.
Dans son discours, elle affirme que “la jupe devient l’étendard de la laïcité”.
Isabelle Adjani, c’est la Journée de la Jupe. Isabelle Adjani, c’est aussi un message politique fort adressé au moment où elle reçoit le Globe de Cristal pour ce film, contre la burqa.
Pour toutes ces raisons, l’actrice française vient de se voir décerner le Prix de la Laïcité, également dédié à Sakineh, condamnée à mort par lapidation.
Le Prix lui a été décerné, des mains de Yamina Benguigui, réalisatrice et Adjointe au Maire de Paris. Isabelle Adjani a fortement insisté pour défendre l’école républicaine, et rappelé que “seule la laïcité pouvait nous apporter un peu de paix”.
“Cette jupe, c’est celle que portent des milliers de jeunes filles et de femmes pour affirmer qu’elles refusent que l’on confonde l’Islam, avec l’aliénation et l’assujettissement des femmes ! (…) Une jupe, ce n’est qu’un bout de tissu, mais qu’elle soit courte ou qu’elle soit la longue, ce symbole peut nous aider à gagner une bataille contre l’obscurantisme, et même contre ce qu’il convient d’appeler, la haine des femmes. Cette jupe, c’est l’anti-niqab, c’est l’anti-burqa…”

