
« Enculé »
Hefez note alors « les déterminismes (…) au cœur même de la construction psychique de chacun » qui peuvent amener à l’homophobie, et notamment les concepts de « féminin » et de « masculin », « les notions les plus confuses du domaine scientifique… », comme Freud le soulignait déjà en 1905.
Pourtant, « quoi de plus partagé, explique Hefez, que cette définition du masculin qui s’appuie sur l’élégant "ni une gonzesse, ni une tapette", quoi de plus commun que la haine du pédé et la terreur de l’enculé ? ».
Le psychiatre remarque en effet que « si l’insulte suprême qu’un homme puisse adresser à un autre homme est « enculé ! »
cela signifie clairement que le masculin se doit d’être actif, et que la passivité est inférieure à l’activité (et par là même que les femmes sont inférieures aux hommes de par leur passivité pénétrée). (…)
C’est le fondement des sociétés patriarcales, où les femmes (et les homosexuels) n’ont aucune place de sujet ».
Conclusion évidente : la lutte contre l’homophobie a bien avoir avec la lutte contre le sexisme et le machisme…
Heterhomo :
_Questions avant l’étude du texte, puis après
1) « le masculin se doit d’être actif ». Lorsqu’un actif sodomise un homme (homo ou hétéro) par exemple en prison sans son accord, comment doit on appeler cet acte ?
2) Comment doit-on considérer l’homme ainsi sodomisé contre son gré ?
3) Soutenez-vous l’actif ou le passif ? pourquoi ?
4) le passif « joue quel rôle » dans cet acte ?
5) si vous pensez que le passif est inférieur à l’actif, donc la femme est inférieure à l’homme ?
6) la femme souhaite-t-elle se faire sodomiser en général ?
7) l’homme hétéro peut-il souhaiter être sodomisé par une femme ? (sachant que son point G lieu de son maximum de jouissance se trouve au fond du rectum à l’endroit de la prostate).

