Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
à la dictature de Mugabe
Têtu par Habibou Bangré 28 février 2012,
Taurai Zhanje s’est retiré pour des « raisons personnelles ».
Mais cette décision survient après un nouveau discours homophobe du président zimbabwéen Robert Mugabe.
Le titre de Mister Gay World se jouera sans Taurai Zhanje (photo).
Le Mister gay Zimbabwe s’est retiré de la compétition ce week-end pour des « raisons personnelles ».
« Nous sommes tristes de perdre Taurai, mais en Afrique c’est parfois trop attendre de certains de faire des sacrifices personnels pour les droits gays et humains », a déclaré Coenie Kukkuk, directeur Afrique du concours international Mister Gay World.
« Nous devons respecter sa décision »
Taurai Zhanje, dont la candidature était soutenue par l’association Gays and lesbians of Zimbabwe (Galz), « a déjà fait un geste très courageux contre l’oppression des droits des personnes gay, lesbiennes, bisexuelles, transsexuelles et intersexes et nous devons respecter sa décision, a-t-il ajouté. Nous lui souhaitons seulement, ainsi qu’à sa famille, le meilleur pour l’avenir ».
Le retrait de Taurai Zhanje intervient après de nouvelles diatribes homophobes du président zimbabwéen Robert Mugabe. Le même qui a plusieurs fois répété que les homosexuels étaient « pires que les porcs et les chiens » et qu’il s’opposerait à ce que la nouvelle constitution du pays garantisse des droits aux gays et lesbiennes.
Election en avril à Johannesburg
A l’occasion de son 88e anniversaire, le leader, qui entend se représenter à la présidentielle de 2012, a notamment déclaré : « S’il vous plaît, jeunes hommes et jeunes femmes, vous n’avez pas la liberté pour les hommes d’épouser des hommes et pour les femmes d’épouser des femmes. Vous avez la liberté pour les hommes d’épouser des femmes. C’est la liberté de Dieu. C’est ce qui nous a créés, vous et moi ».
Mister Gay World se déroulera du 4 au 8 avril à Johannesburg, en Afrique du Sud. Les éditions 2010 et 2011 de la compétition ont été remportées par ce pays – le seul d’Afrique avec une constitution gay-friendly, qui offre aux homosexuels le droit au mariage, à l’adoption ou à la succession.
Des Africains noirs pour la première fois La version 2012 est historique : pour la première fois, des Africains noirs y participeront. « Ce qui envoie un message puissant d’espoir aux LGBTI d’Afrique. Un message qu’il y a des modèles et qu’on peut vivre en tant que personne LGBTI qui a du succès et qui est ouverte », estimait Coenie Kukkuk avant le retrait de Taurai Zhanje.
Les Africains qui restent en lice sont le Sud-Africain Lance Weyer, l’Ethiopien Robel Gizaw Hailu et le Nambien Wendelinus Hamutenya, victime d’une attaque crapuleuse en décembre, juste après son élection de Mister Gay Namibia.
Têtu par Rédaction (avec agence) 27 février 2012,
Alors que le Zimbabwe doit bientôt se doter d’une nouvelle Constitution, la question du droit des homosexuels a refait surface ce week-end.
Le président Robert Mugabe a une fois de plus tenu des propos homophobes.
Le président zimbabwéen Robert Mugabe a rejeté samedi les appels au respect des droits des homosexuels du Premier ministre britannique David Cameron, lui disant d’« aller en enfer ». « La nature est la nature. Elle a créé le mâle et la femelle. Vous, David Cameron, suggérez-vous que vous ne savez pas ça, ou est-ce qu’il y a une sorte de démence, ou cela fait-il partie de la culture des Européens ? », s’est interrogé Robert Mugabe devant des milliers de partisans rassemblés pour fêter son 88e anniversaire dans un stade de Mutare, dans l’est du pays.
« Pire que les porcs et les chiens »
« Selon leurs journaux, c’est l’un de mes péchés. Que j’ai dit qu’ils (les gays) étaient pire que les porcs et les chiens parce que les porcs savent qu’il y a des mâles et des femelles. C’est même dans la Bible : vous créez grâce au système du mariage », a argumenté le président zimbabwéen, un catholique pratiquant.
« Voilà comment nous sommes nés, c’est pourquoi nous rejetons catégoriquement cela et vous disons d’aller en enfer », a-t-il lancé au Premier ministre de l’ancien colonisateur de son pays. « Je vais même pas l’appeler un chien parce que mon propre chien va se plaindre », a-t-il ajouté.
David Cameron a déclaré lors d’un sommet du Commonwealth l’an dernier que ses partenaires devraient respecter les droits de l’Homme, y compris les droits des homosexuels, pour pouvoir bénéficier de l’aide britannique. La question a refait surface alors que le Zimbabwe doit se doter d’une nouvelle Constitution, des opposants au président ayant suggéré de suivre l’exemple du voisin sud-africain en garantissant les droits des homosexuels dans la Loi fondamentale.
En croisade contre l’homosexualité
« Nous n’accepterons pas cela », a assuré M. Mugabe. « S’il vous plaît, jeunes hommes et jeunes femmes, vous n’avez pas la liberté pour les hommes d’épouser des hommes et pour les femmes d’épouser des femmes. Vous avez la liberté pour les hommes d’épouser des femmes. C’est la liberté de Dieu. C’est ce qui nous a créés, vous et moi », a lancé le vieux président, dont la croisade contre l’homosexualité est devenue une marque de fabrique.
Sa dernière diatribe est survenu samedi alors que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a à nouveau appelé les pays africains à respecter les droits des homosexuels, lors d’une visite en Zambie, pays voisin du Zimbabwe.
La police zimbabwéenne a mis fin mardi à un rassemblement annuel de 80 pasteurs anglicans, en invoquant une loi sécuritaire qui interdit les réunions publiques sans autorisation officielle.
E-llico.com / Actus
Mis en ligne le 04/01/2012
L’église anglicane du Zimbabwe est l’objet de persécutions depuis que l’évêque Nolbert Kunonga, soutien du président Robert Mugabe qui est lui-même catholique, a été excommunié en 2007 après une querelle sur l’homosexualité avec l’archevêque de Canterbury, Rowan Williams, dirigeant spirituel des Anglicans.
"La police a prétendu que les prêtres n’avaient pas demandé d’autorisation afin de pouvoir se réunir pour prier comme l’impose la loi sur l’ordre public et la sécurité", a déclaré la porte-parole, Precious Shumba.
"C’est de la persécution volontaire de la part de certains officiers de police et nous déplorons cette mesure. Nous appelons les autorités à intervenir en faveur de la liberté de religion", a-t-elle ajouté.
Depuis 2007, Nolbert Kunonga a entrepris de saisir tous les biens de l’église anglicane au Zimbabwe et revendique aussi les propriétés diocésaines à l’étranger.
Ses partisans ont lancé une chasse aux fidèles anglicans dans les églises, mais aussi les écoles, les hôpitaux et les orphelinats.
L’archevêque de Canterbury s’était rendu au Zimbabwe en octobre dernier pour montrer sa solidarité avec ses fidèles et avait rencontré Robert Mugabe, lui remettant un dossier dénonçant les attaques contre les anglicans.
Mugabe et Kunonga reprochent à Mgr Williams de ne pas s’élever contre les sanctions internationales qui frappent le régime de Harare et d’être en faveur de l’homosexualité, ce qu’abhorre le président zimbabwéen.
Têtu par Habibou Bangré vendredi 06 janvier 2012,
Une association gay-friendly a offert ces poubelles afin d’aider à l’hygiène de la deuxième ville du pays.
Mais certains habitants sont scandalisés que la ville les ait acceptées…
Le Sexual Rights Centre pensait bien faire.
Début décembre, cette association gay-friendly a offert 20 poubelles à Bulawayo, la deuxième ville du Zimbabwe, qui peine à gérer la collecte des ordures, menaçant de provoquer une crise sanitaire.
Le maire Patrick Thaba Moyo a accepté le don.
« En fait, on aurait même préféré qu’ils en donnent plus. (…)
On ne regarde pas qui fait un don à la ville, la responsabilité de la ville est de s’occuper de ses citoyens », a-t-il déclaré à TV5 Monde.
« Nous sommes contents de ce don »
Mais les réceptacles métalliques, frappées du logo du Sexual Rights Centre, sont de couleur rose.
Trop connoté, selon certains.
« Le sujet des gays et lesbiennes est un problème national très polémique et la mairie était donc sensée consulter la population, puisque accepter ce don pouvait être mal interprété et signifier que les autorités locales sont en faveur des droits des homosexuels », a expliqué Samuel Moyo, secrétaire général d’une association de résidents.
« Nous sommes vraiment contents de ce don et nous essayons de nous organiser à les placer dans les lieux stratégiques, où il y a beaucoup de passage. (…)
Nous ne regrettons pas d’avoir reçu ce don et nous n’écoutons personne en désaccord avec le fait qu’elles soient dans la rue », a dit Patrick Thaba Moyo à la SW Radio Africa pour démentir des rumeurs disant qu’il avait mis les poubelles au placard suite aux critiques.
Un maire plutôt tolérant
Le maire de Bulawayo est membre du Mouvement pour un changement démocratique (MDC, opposition) du Premier ministre Morgan Tsvangirai.
Le même avait créé une vive polémique en octobre quand il a dit espérer que la nouvelle constitution, qui doit être votée par référendum cette année, « garantira la liberté d’orientation sexuelle, tant qu’elle ne dérange personne ». Par la suite, il avait nuancé ses propos.
Tëtu par Rédaction (avec agence) 29 décembre 2011,
Une députée a été emprisonnée après avoir dit que le président zimbabwéen « Robert Mugabe (avait) eu des relations homosexuelles » avec un autre homme politique du pays.
Elle vient d’être relâchée contre une caution.
Une députée zimbabwéenne accusée d’avoir prêté « des relations homosexuelles » au président Robert Mugabe est restée sept jours en prison avant d’être libérée sous caution mercredi, rapporte le quotidien officiel Herald.
Ni la députée en question, Lynette Karenyi, ni son parti, le MDC, n’ont souhaité faire le moindre commentaire sur cette affaire.
Lynette Karenyi, 38 ans, est membre du MDC, le parti du Premier ministre Morgan Tsvangiraï, engagé dans une cohabitation difficile avec le président Mugabe depuis 2009.
Selon le Herald, elle a été relâchée contre une caution de 200 dollars après avoir passé sept jours derrière les barreaux, accusée d’avoir « insulté le président et miné son autorité ».
La députée réfute La justice lui reproche d’avoir déclaré, lors d’un rassemblement du MDC le 9 décembre en province : « Robert Mugabe, président du Zanu-PF (son parti, ndlr) a eu des relations homosexuelles » avec un autre homme politique du pays. Selon le Herald, « elle réfute les accusations portées contre elle ».
Le président Mugabe et M. Tsvangiraï co-dirigent le pays au sein d’un gouvernement d’union nationale, dont la formation a permis d’éviter une guerre civile en 2009. Mais leurs partis restent fermement antagonistes.
Le Premier ministre britannique David Cameron est "inspiré par satan" lorsqu’il propose de conditionner l’aide de la Grande-Bretagne au respect des droits des homosexuels, a estimé le président zimbabwéen Robert Mugabe, cité dans la presse gouvernementale jeudi.
E-llico.com
Mis en ligne le 24/11/2011
"Faire une suggestion aussi diabolique est stupide", a déclaré Robert Mugabe lors d’une cérémonie officielle la veille à Shurugwi, une localité à 300 km au sud de Harare. "C’est de pire en pire et satanique quand on voit un Premier ministre comme Cameron déclarer que les pays qui veulent l’aide britannique doivent accepter l’homosexualité", a ajouté le président, qui depuis des décennies plaide pour réprimer l’homosexualité.
Une nouvelle fois mercredi, il a lancé à l’assistance : "Ne soyez pas tentés par ça. Vous êtes jeunes. Si vous prenez cette direction, vous serez sévèrement punis (…) C’est condamné par la nature, par les insectes, c’est pour ça que je dis que c’est pire que les cochons ou les chiens".
Le Premier ministre Morgan Tsvangirai, qui a formé un fragile gouvernement de cohabitation avec Mugabe en 2009, soutient pour sa part le principe des droits des homosexuels tout en estimant qu’"ils doivent faire leur truc en privé" et en renvoyant la question au référendum prévu à une date non déterminée sur la future nouvelle Constitution du pays.
A Londres, un porte-parole de M. Cameron n’a pas souhaité réagir directement aux propos de M. Mugabe mais il déclaré que "le gouvernement britannique était à l’avant-garde pour promouvoir les droits de l’homme dans le monde (…)".
"Cela passe par un effort pour mettre fin à l’intolérance religieuse, aux persécutions et aux discriminations individuelles sur la base de la sexualité", a-t-il ajouté.
"Notre nouvelle approche, exposée en détail en juillet, signifie que nous apportons notre aide directe aux gouvernements dont nous jugeons avec satisfaction qu’ils partagent notre engagement en faveur de la réduction de la pauvreté, du respect des droits de l’homme, de l’amélioration de gestion des fonds publics, de la lutte contre la corruption et de la promotion d’une bonne gestion et de la transparence".
Têtu par Habibou Bangré 28 octobre 2011,
Son entourage affirme qu’il a été mal cité et le pouvoir se montre incrédule.
Rétropédalage ?
Le porte-parole de Morgan Tsvangirai a ajouté que le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, dans l’opposition) avait été mal cité lors de son intervention sur la BBC.
« Il n’y croit pas »
Mercredi, des parlementaires ont demandé des comptes à l’intéressé. « C’est un débat d’élitistes quand les gens n’ont pas à manger, quand les gens n’ont pas de travail et quand les gens ont tellement de problèmes », a alors répondu le Premier ministre, d’après les propos rapportés par le quotidien gouvernemental The Herald. « Mon opinion personnelle n’importe pas.
Le peuple du Zimbabwe écrit la constitution dans laquelle il aimerait définir sa société, et qui suis-je pour questionner leur sagesse s’ils décident d’inclure la question des droits gays dans la constitution ? », aurait-il ajouté.
Du côté de la Zanu-PF, le parti au pouvoir emmené par le chef de l’Etat homophobe Robert Mugabe, le ministre de la Justice s’est montré incrédule quant aux déclarations gay-friendly de Morgan Tsvangirai.
« Je sais personnellement qu’il n’y croit pas. Il l’a dit tant de fois dans le cabinet », a expliqué Patrick Chinamasa à la BBC.
Et de conclure : « Nous ne pouvons pas introduire clandestinement [dans la constitution] les opinions d’un Premier ministre qui veut plaire à un certain public afin, je suppose, de mobiliser des fonds pour son parti ».
Têtu par Habibou Bangré 25 octobre 2011,
Dans un entretien avec la BBC, Morgan Tsvangirai se déclare prêt à défendre les droits des homosexuels, revenant sur de précédentes déclarations.
Voilà une déclaration qui a pris tout le monde par surprise.
Dans un entretien accordé à la BBC, le premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai s’est dit prêt à défendre les droits des homosexuels s’il est élu lors de la présidentielle de 2012 alors qu’il avait refusé l’année dernière d’inclure ces mêmes droits dans la nouvelle constitution, comme le réclamait à l’époque une association de défense des droits LGBT.
« C’est un sujet très controversé dans la partie du monde où je vis », a expliqué Morgan Tsvangirai sur la BBC.
« Ma position est que j’espère que la constitution garantira la liberté d’orientation sexuelle, tant qu’elle ne dérange personne.
Qui suis-je pour définir les opinions de chacun en termes d’orientation sexuelle ?
Bien sûr, il y a un ressentiment culturel très fort à l’encontre des gays.
Mais pour moi, il s’agit d’un droit humain.
Les individus doivent être autorisés à faire leurs choix », a-t-il ajouté.
Des propos surprenant de la part d’un homme qui se demandait encore en mars 2010 : « Pourquoi un homme devrait avoir une relation avec un autre homme quand les femmes représentent 52% de la population ? ».
« La question de l’homosexualité est étrangère à l’Afrique »
Peu de temps après ces déclarations, le porte-parole de Morgan Tsvangirai a quelque peu nuancé les propos du Premier ministre zimbabwéen, précisant qu’il croyait toujours que « la question de l’homosexualité est étrangère à l’Afrique ».
« Néanmoins, c’est un social-démocrate », a indiqué Luke Tamborinyoka.
« Ce qu’il a dit, c’est que les droits des personnes devaient être respectés tant qu’elles font leurs affaires en privé »
.
La sortie du leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) intervient au moment où la Grande-Bretagne, ancienne force coloniale, menace de couper son aide aux pays africains disposant de lois homophobes - une menace diversement appréciée chez les militants LGBT africains, les uns dénonçant un geste salutaire et les autres un acte contre-productif.
Le dirigeant de l’Eglise anglicane, Rowan Williams a débuté sa visite au Zimbabwe, dimanche.
Le président du pays, Robert Mugabe, a indiqué qu’il comptait lui demander des explications sur la position de l’Eglise anglicane sur l’homosexualité et les sanctions internationales contre son régime.
E-llico.com
Mis en ligne le 10/10/2011
Mgr Rowan Williams, dirigeant spirituel de l’Eglise anglicane, pourrait ne pas être autorisé à pénétrer dans des bâtiments de l’église anglicane zimbabwéenne, en raison de la sécession de Mgr Nolbert Kunonga, un évêque anglican proche de Mugabe qui a pris le contrôle des biens de la communauté. Du coup des milliers d’anglicans zimbabwéens n’ont pas d’autre choix que de prier dans des tentes, sur des parkings ou dans des églises d’autre confession.
Le chef spirituel de l’Eglise anglicane s’est entretenu vendredi à Blantyre avec le président du Malawi Bingu wa Mutharika et après le Zimbabwe il est attendu en Zambie.
Evoquant vendredi son étape au Zimbabwe, il avait tenu à préciser que celle-ci ne serait pas "directement politique mais pastorale, mais évidemment je devrais aborder les problèmes du harcèlement et des persécutions de nos paroisses au Zimbabwe avec le président Mugabe". L’UE et les Etats-Unis ont interdit d’entrée sur leur sol et gelé les avoirs du président, de ses proches et d’entreprises liés à son régime, après des violations massives des droits de l’Homme lors des élections de 2002.
L’église anglicane avait frôlé le schisme en août 2008, lors de sa conférence décennale à Canterbury qui avait rassemblé quelque 600 évêques anglicans du monde entier, essentiellement sur la question de l’ordination des femmes ou de prêtres homosexuels par l’Eglise d’Angleterre.
Un quart environ des prélats, pour la plupart d’Afrique, avaient décidé de boycotter cette réunion.
Le président du Zimbabwe Robert Mugabe a condamné jeudi la "fange" homosexuelle en Europe et attaqué les puissances occidentales pour le maintien du gel de ses avoirs et l’interdiction de voyager imposés à lui et à son entourage.
E-llico.com
Mis en ligne le 14/04/2011
"Nous ne nous soucions pas de ce qui se passe en Europe", a-t-il dit à des milliers de participants aux obsèques du responsable en second des services secrets Menard Muzariri, décédé lundi.
"A propos des actions contre nature qui se passent là bas (en Europe) où certains ont des relations d’homme à homme ou de femme à femme, nous disons que c’est leur pays.
S’ils veulent nommer leur pays le Royaume britannique des gays, libre à eux.
Ce n’est pas notre culture, mais nous condamnons cette fange", a-t-il encore dit.
L’Association des gays et lesbiennes du Zimbabwe (GALW) et autorisée, bien qu’elle souffre de harcèlements de la police.
Têtue par Patricia Huon 10 août 2010
Sans qu’on ne sache trop si elles sont lesbiennes ou victime d’une vengeance entre élèves, ces jeunes filles doivent comparaître prochainement.
Au Zimbabwe, la délation à l’école est prise très au sérieux quand il s’agit d’homosexualité.
Vingt jeunes filles, âgées de 14 à 16 ans, ont été arrêtées après qu’une de leurs camarades les a accusées d’avoir des relations homosexuelles.
L’incident a eu lieu le jeudi 29 juillet, dans un lycée pour filles de Bulawayo, la deuxième ville du pays. La police a emmené les élèves incriminées au commissariat, où elles auraient été interrogées toute la journée.
Pour l’association des Gays et lesbiennes du Zimbabwe (GALZ), il s’agit là d’une violation des droits de l’enfant.
Conséquences psychologiques
« Quand des enfants passent neuf heures à être interrogés par la police, il est probable que cela ait des conséquences psychologiques et que cela affecte leur droit à l’éducation.
Ces jeunes filles, après avoir été ainsi exposées, seront victimes de moqueries et de stigmatisation de la part des autres étudiantes », a commenté Samuel Matsikure, responsable du programme Santé de cette association.
A la suite des arrestations, le directeur provincial de l’éducation, Dan Moyo, a quant à lui condamné l’homosexualité comme « une pratique inacceptable », ajoutant qu’il ne sait « pas si les accusations sont fondées ou relèvent d’une vengeance entre élèves ».
Les étudiantes doivent comparaître prochainement devant un tribunal.
La loi zimbabwéenne ne prévoit pas de sanction à l’égard de l’homosexualité féminine, mais considère la sodomie comme un délit passible de trois ans de prison.
Têtu par Rédaction 19 juillet 2010,
« C’est similaire à un comportement de chien ! »
Une nouvelle fois, le président de ce pays du Sud de l’Afrique a utilisé une homophobie violente, au moment de refuser le moindre droits aux gays et lesbiennes de son pays.
Le président du Zimbabwe Robert Mugabe a réitéré lors d’un rassemblement religieux son opposition à la reconnaissance de droits pour les homosexuels dans la future Constitution, ont rapporté les médias d’Etat dimanche.
« Nous disons non à des droits pour les gays.
Nous n’écouterons pas ceux plaident pour leurs droits dans la nouvelle Constitution », a déclaré Robert Mugabe lors d’un rassemblement de l’Eglise apostolique dans l’arrondissement de Marange (est du Zimbabwe).
« Folie »
Le processus politique pour l’élaboration d’une nouvelle Constitution a été lancé le 16 juin conjointement par le président Mugabe et son rival devenu Premier ministre Morgan Tsvangirai. La rédaction d’une nouvelle Constitution fait partie de l’accord élargi signé en février 2009 par les deux partis sur un gouvernement d’union.
« Pourquoi un homme devrait-il avoir une relation avec un autre homme quand les femmes représentent 52% de la population ? »
MM. Mugabe et Tsvangirai se sont l’un et l’autre déjà prononcés contre la reconnaissance par la constitution des droits des homosexuels.
Robert Mugabe a qualifié l’idée de « folie ».
Il avait déclaré il y a une décennie que les homosexuels étaient « pires que des cochons et des chiens ».
Devant les membres de l’Eglise apostolique, Robert Mugabe s’en est pris à la reconnaissance par l’Eglise anglicane des mariages gays ». « Aujourd’hui l’Eglise anglicane tolère les mariages entre hommes et entre femmes. L’archevêque bénit de tels mariages. C’est similaire à un comportement de chien », a-t-il déclaré.
La nouvelle constitution du Zimbabwe ne reconnaîtra pas les droits des homosexuels, a fait savoir le responsable de la commission chargé de la rédiger.
Munyaradzi Paul Mangwana - qui préside les travaux de la nouvelle constitution du Zimbabwe - a déclaré que l’homosexualité était "contre l’éthique et la morale de la nation". Il a ajouté qu’il était primordial pour le Zimbabwe de se concentrer sur le développement et non sur de "bizarres cultures occidentales".
"Le Zimbabwe, en tant que nation, est guidé par la morale traditionnelle et notre rôle n’est pas de recueillir des avis sur la nécessité de telles pratiques inhumaines", a-t-il affirmé pour fermer tout débat constitutionnel sur les questions LGBT alors que certains groupes de pression souhaitaient voir inclus les droits des homosexuels dans la nouvelle Constitution.
Tant le président Robert Mugabe que le Premier ministre Morgan Tsvangirai sont ouvertement et résolument homophobes.
Mugabe avait déjà fait savoir qu’il était personnellement opposé à l’intégration des droits des homosexuels à la nouvelle constitution du pays.
"Ceux qui s’adonnent à des comportements homosexuels sont des malades mentaux. Nous ne pouvons pas le faire (légaliser l’homosexualité) ou les morts se retourneraient dans leurs tombes", avait-t-il affirmé.
Une nouvelle constitution est en cours d’élaboration en vertu d’un partage du pouvoir entre les différents courants politiques et des groupes gay ont appelé à la reconnaissance et la protection de leurs droits.
La sodomie est illégale au Zimbabwe.
Ellen Chademana et Ignace Mouhambi, deux employés de l’organisation Gays and Lesbians of Zimbabwe (GALZ) ont été arrêtés à leur bureau de Harare, vendredi dernier.
Les deux militants s’attendaient à être libérés sous caution mardi suite à leur arrestation pour possession présumée d’"images indécentes", mais de nouvelles accusations ont été portées contre eux.
On leur reproche de "saper l’autorité du Président", a fait savoir leur avocat. La police a ajouté une accusation d’"insulte au président", a-t-il indiqué.
En cause, une lettre dénonçant l’homophobie de Mugabe signée de l’ancien maire de San Francisco qui aurait été affichée dans les bureaux de l’association.
La police prétend avoir confisqué deux cassettes vidéo pornographiques dans les bureaux du GALZ, ce qui signifie que chacun des deux accusés pourrait risquer un an de prison s’il est reconnu coupable.
Mis en ligne le 26/05/2010
Photo google :


"Puisque la femme n’est qu’une ménagère, n’a-t-on pas besoin d’elle dans ce grand ménage mal administré qu’on nomme Etat ?" Maïté Albistur et Daniel Armogathe, extrait de l’Histoire du féminisme français du Moyen Age à nos jours