Pour une révision des programmes selon SOS-homophobie
Les programmes en place permettent de parler de l’homosexualité au même titre que de l’hétérosexualité.
L’étude de la citoyenneté en Grèce classique peut être l’occasion de traiter de la place de la pédérastie et ainsi de la distinguer de l’homosexualité et de la pédophilie. On ne compte plus les exemples où la déchéance de la citoyenneté, l’ostracisme, étaient prononcés à l’encontre de l’homme qui était passif dans ses relations avec des personnes du même sexe.
L’étude de l’éducation dans ces sociétés archaïques et classiques ne devrait pas seulement s’articuler autour de la formation militaire, mais donner toute sa place à l’apport des femmes. Sapho de Lesbos ne fût elle pas l’initiatrice d’un mouvement formateur et émancipateur pour les femmes grecques, remettant ainsi en cause les schémas phallocrates ?
Au Moyen Âge, la construction de la norme repose sur la toute puissance du religieux. L’interdiction de la sodomie ne visait pas en premier lieu ceux ayant des relations sexuelles avec des personnes du même sexe mais plutôt les membres de l’Église. C’est bien de la réorganisation de l’Église et de l’affirmation de la primauté pontificale par Gratien que découle la condamnation civile des relations sexuelles entre personnes du même sexe.
De la même façon, les 18ème et 19ème siècles voient l’explosion du « scientisme ». Il s’agit de fonder par l’observation ce qui auparavant était affirmé par dogmatisme religieux. L’apparition de nouvelles sciences permit la condamnation de certains comportements jugés incompatibles avec les exigences de l’époque. On voit assez combien ce qui est enseigné pourrait inclure l’homosexualité. Il ne s’agit pas de centrer le programme sur une orientation sexuelle mais de compléter un enseignement qui, depuis longtemps, a fait le choix de l’analyse systémique sans y inclure – paradoxalement – l’ensemble des éléments composant ce système. Cette construction de la pensée qu’est l’homosexualité devrait alors se confronter aux valeurs d’égalité, de justice et de droit. La complémentarité des enseignements d’Histoire et d’Éducation Civique serait alors ce que les textes officiels nomment « une réalité effective ».
Il est important de donner des exemples positifs pour décomplexer nos élèves sentant en eux cette orientation

