Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
par SOS homophobie et le Caélif
SOS homophobie et le CAELIF publient, ce 17 février 2011, une enquête sur les représentations de l’homosexualité dans le milieu étudiant, réalisée au printemps 2010 en Île-de-France.
Cette enquête, la première de ce genre en France, permet de dresser un panorama des perceptions de l’homosexualité et de l’homophobie chez ce public rarement ciblé.
Parce que les étudiant-e-s bénéficient d’un accès facilité aux savoirs et ont toujours connu une société où l’homosexualité n’est considérée ni comme un délit (depuis 1982) ni comme une maladie mentale par l’OMS (depuis 1992), on pourrait s’attendre à ce qu’ils et elles manifestent une ouverture d’esprit certaine.

Les plus de 4000 réponses obtenues révèlent pourtant que l’homophobie n’épargne pas l’enseignement supérieur.
Ainsi, parmi les principaux résultats de l’enquête, il faut souligner le fait que, pour près d’un-e étudiant-e sur cinq, l’homosexualité n’est pas « une manière d’aimer comme une autre »,
et 13% des répondant-e-s estiment que l’homosexualité est « une orientation sexuelle déviante ».
De même, ils et elles sont 19% à se dire « choqué-e-s » ou « dégoûté-e-s » par un couple de même sexe qui se tient la main ou s’embrasse en public.
D’après notre enquête, trois étudiant-e-s sur quatre défendent pourtant les grands principes d’égalité des droits : 73% des sondé-e-s estiment « absolument nécessaire » ou « souhaitable » que la société reconnaisse l’égalité des droits (ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels).

C’est l’homophobie ordinaire et quotidienne (insultes, « plaisanteries » et moqueries) qui est minimisée et banalisée : une majorité des répondant-e-s estiment que les insultes « pédé », « enculé », « gouine » ou « tapette » ne sont pas forcément ou pas du tout homophobes.
De même, 47% des répondant-e-s hétérosexuel-le-s ne constatent « jamais » d’insultes homophobes sur leur lieu d’études, contre seulement 30% des homo et bisexuel-le-s : cet écart montre combien les difficultés rencontrées par les homo et bisexuel-le-s restent méconnues.
Dans ce contexte, les administrations des établissements d’enseignement supérieur ont pleinement leur rôle à jouer pour le bien-être des étudiant-e-s homo ou bisexuel-le-s.

Pourtant, de nombreux établissements d’enseignement supérieur semblent refuser de se saisir du sujet – en témoigne les difficultés que nous avons rencontrées pour diffuser ce questionnaire plus largement.
Des efforts conjoints doivent être menés par les associations, les administrations et les pouvoirs publics.
Aussi cette enquête se conclue-t-elle sur différentes pistes : campagnes de sensibilisation, soutien des associations LGBT de campus par leurs administrations, prise en compte de la lutte contre les discriminations dans les règlements intérieurs…
Il est indispensable que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et les établissements se saisissent véritablement de la lutte contre l’homophobie.
Têtu par Paul Parant 18 février 2011
De cette toute première étude sur la question, on peut conclure ceci : l’homosexualité et la lutte pour l’égalité se sont, apparemment, banalisées – d’ailleurs, les étudiants sont tout de même trois sur quatre à estimer « absolument nécessaire » ou « souhaitable » que la société ouvre le mariage et l’adoption auc couples de même sexe.
Mais l’homophobie, dans ce sillage, semble aussi plus banale.
Ainsi, la majorité des répondants estime que les insultes « pédé », « enculé », « gouine » ou « tapette » ne sont pas forcément, voire pas du tout, homophobes.
Des résultats glaçants, surtout que l’enquête est réalisée un an après le lancement de la campagne contre l’homophobie dans les facs…
Quelles conclusions en tirer ?
Pour les associations, « il est indispensable que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que les établissements, se saisissent véritablement de la lutte contre l’homophobie ».

Pour les aider, l’étude se conclut par quelques pistes : campagnes de sensibilisation, soutien des associations LGBT des campus, prise en compte de la lutte contre les discriminations dans les règlements intérieurs…
La route sera longue, mais il ne faut pas désespérer : ainsi, pour 84% des répondants, apprendre que son meilleur ami est gay ou lesbienne « ne changerait rien à (leurs) relations »…
Enquête réalisée du 7 avril au 5 mai 2010 sur 4638 personnes ayant répondu à un questionnaire en ligne.

"Gouffre de sexualité, instrument de l’abîme, bouche des vices… La femme est un farouche serpent par son cœur, par son visage ou par ses actes. Une flamme très puissante rampe en son sein comme un venin." B de Morlas.