Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Etudes récentes
Suite de la page : l’homosexualité est fréquente chez les animaux : homosexualité, questions biologiques

Par Myrtille Rambion lundi 22 juin 2009
Une étude de l’Université de Californie-Riverside a répertorié les comportements homosexuels dans la nature. Leurs manifestations sont parfois surprenantes, autant que les raisons qui semblent les provoquer.
Une nouvelle étude scientifique des plus sérieuses vient bousculer les idées reçues.
Figurez-vous que des chercheurs de l’Université de Californie-Riverside ont recensé bon nombre d’espèces animales parmi lesquelles les relations homosexuelles sont plus répandues qu’on ne l’imagine.
Rien de tel pour redonner un coup de fouet au débat nature-culture !
« Il est clair, explique ainsi le biologiste Nathan Bailey, que les comportements sexuels entre individu-e-s du même sexe vont bien plus loin que les quelques exemples connus qui dominent la littérature scientifique, par exemple chez les bonobos, dauphins, pingouins et mouches ».
Le poussin des albatros lesbiennes néo-zélandaises est né
Par Têtu 02 février 2010,
Le couple femelle d’albatros royaux vient d’accueillir le poussin, en couvaison depuis décembre dernier, au cap de Taiaroa (péninsule d’Otago, Nouvelle-Zélande).
Des albatros royaux femelles qui couvaient leur œuf au cap de Taiaroa (péninsule d’Otago, Nouvelle-Zélande), haut lieu de l’observation de la vie sauvage marine, non loin de la ville portuaire de Dunedin, viennent d’accueillir le bébé albatros au monde.
Les deux albatros n’ont pas nourri l’oeuf les deux premiers jours
Les deux albatros femelles avaient attiré l’attention du monde entier et particulièrement des médias gays et lesbiens. L’éclosion fut pleine de rebondissements, car l’oisillon, une fois sorti, n’a pas été nourri pendant ses premières 48 heures par les femelles albatros.
L’équipe l’a transféré momentanément à des parents adoptifs provisoires où il a pu être alimenté, l’espace d’une nuit.
Il a pu être ensuite reconduit à ses deux parents d’origine.
Mais encore ? Eh bien par exemple, près d’un tiers des albatros de Laysan, nous dit cette étude, ont été élevés par deux femelles.
Ces couples de « deux mamans » élèveraient moins de bambins que les couples formés d’un mâle et d’une femelle, mais leurs efforts auraient clairement permis de repeupler l’île, alors que la population d’albatros était en forte diminution.
Chez le vautour gypaète barbu, les relations entre mâles représentent un quart des accouplements, tandis que chez les dauphins, nous disent ces scientifiques, on est carrément dans du 50-50.
Nathan Bailey et sa consœur Marlene Zuk, les deux responsables de l’enquête, concluent que les raisons de formation des couples de même sexe sont variables selon les espèces.
« Par exemple, indiquent-il-elle, les mouches mâles sont attirées par d’autres mâles car il leur manque un gène leur permettant de différencier les sexes.
Mais c’est très différent chez les dauphins, qui s’engagent dans des relations entre même sexe pour faciliter les liens sociaux dans le groupe ».
Moralité ?
Deux : dans la série des « noms d’oiseaux », il existe donc plein de supplétifs au phoque…
Sur la double page 56 -57 du cahier en supplément, il y a un article dont le titre est « Il n’y a pas d’animaux exclusivement homosexuels ».
Le sujet débute par la phrase suivante : « Contrairement à la croyance populaire, l’homosexualité n’est pas réservée à l’être humain-e, loin de là ! », lit-on sur un site gay. Mais quelle est l’idée reçue ?
Le journaliste explique, avec un exemple, qu’il faut différencier les comportements homosexuels (encore dénommés conduites homosexuelles) de l’homosexualité.
Des animaux peuvent avoir des relations sexuelles avec un autre animal du même sexe pendant une période donnée avant de copuler avec un animal de l’autre sexe.
L’homosexualité, elle, fait référence à des comportements sexuels EXCLUSIFS avec des animaux du même sexe et l’on apprend qu’un bélier sur huit est homosexuel.
Le journaliste souligne qu’il est plus simple de s’assurer de l’exclusivité chez l’animal que chez l’être humain-e, chez qui, on ne peut que se référer au témoignage des intéressé-e-s.
Quand au bélier homosexuel, des chercheurs américains pensent avoir identifié dans leur cerveau une particularité anatomique affectant le niveau de production d’une hormone sexuelle.
Une deuxième espèce animale, le putois, pourrait après validation d’une étude du CNRS rejoindre le bélier : un putois mâle refuse obstinément de s’accoupler avec des femelles alors qu’il copule énergiquement avec son mâle préféré, des jours durant.
Le journaliste aborde ensuite les théories évolutionnistes.
On apprend que des lézards ont supprimé les individus de sexe masculin. Ces espèces composées uniquement de femelles se reproduisent par parthénogénèse mais elles ont besoin de faire l’amour entre elles pour stimuler l’ovulation.
Le journaliste demande, sans fournir de réponse, comment peut on expliquer que les béliers homosexuels (et donc sans progéniture) n’aient pas été éliminés par la sélection naturelle.
L’auteur rappelle que des études ont établi que la proportion de béliers homosexuels est la même peu importe le pays.
L’auteur conclut que les scientifiques se perdent en conjectures face à la persistance de l’homosexualité chez l’animal comme chez l’être humain-e.
Les manchots mâles du zoo allemand de Bremerhaven, devenus des stars médiatiques l’an dernier parce qu’ils préféraient les relations homosexuelles, ne se sont toujours pas accouplés cette année avec des femelles, a annoncé mercredi la direction.
Les six manchots mâles du zoo de Bremerhaven qui formaient des couples homosexuels depuis des années, faute de partenaires du sexe opposé, se sont à nouveau regroupés "entre hommes" cette année, malgré les efforts de la direction du zoo qui l’an dernier avait fait venir pour eux quatre femelles d’un zoo suédois.
"Les Suédoises restent en retrait", a regretté la directrice de ce zoo qui participe à un programme de reproduction des manchots destiné à sauver cette espèce menacée, celle des "manchots du Pérou" ou encore "manchots de Humboldt".
L’arrivée des femelles suédoises à Bremerhaven avait provoqué une mini-tempête médiatique en février 2005, des associations gays et lesbiennes ayant dénoncé la volonté du zoo de "modifier l’orientation sexuelle" des manchots.
"Nous nous réjouissons de tout couple hétérosexuel qui se forme, donne des oeufs puis des oisillons. Mais il est évident que nous acceptons (aussi) les couples de mâles tels qu’ils se forment, et que nous ne les forçons pas à l’hétérosexualité comme cela nous avait été reproché l’an dernier", s’est défendu une nouvelle fois, mercredi, le zoo sur son site internet.
Consolation pour la direction de l’établissement : en plus des trois couples "gays", quatre couples hétérosexuels se sont malgré tout formés, dont l’un avait donné naissance l’an dernier à deux petits de sexe masculin.
e-llico Mis en ligne le 09/02/06
Agence Science-Presse
Les groupes de droite qui décrivent encore l’homosexualité comme une tare contre-nature ont du rattrapage à faire.
On compte désormais plus de 1000 animaux chez qui des comportements homosexuels ont été observés.
Au point où, à Oslo, en Norvège, un musée leur consacre actuellement une exposition.
« Normalement, déclare le zoologue Geir Söli dans les pages du journal allemand Der Spiegel, les musées d’histoire naturelle présentent des choses plutôt ennuyeuses. » Deux girafes mâles dans une posture qualifiée d’équivoque, un couple de cygnes lesbiennes ou deux baleines mâles se masturbant mutuellement, n’est pas ce qu’on s’attend à voir dans un tel lieu.
Les conservateurs du Musée d’histoire naturelle d’Oslo, qui ont planché sur ce projet depuis trois ans, affirment que cette idée d’une exposition sur l’homosexualité chez les animaux est bien accueillie en Norvège, en dépit de quelques opposants plus bruyants au début.
De nombreuses familles y viennent, et cela non plus n’a engendré aucune vague de protestation.
Il s’agirait de la première exposition consacrée à ce sujet dans le monde.
Le Musée ne cache pas que ses objectifs sont un tantinet politiques : « nous espérons contribuer à rejeter l’argument trop connu selon lequel le comportement homosexuel est un crime contre-nature », résume le zoologue Petter Bockman.
Le titre de l’exposition n’y échappe pas : « Contre-nature ? », avec le point d’interrogation.
Trop souvent, reproche Geir Söli, les zoologues ont refusé de voir les comportements homosexuels chez les animaux qu’ils observaient. Le simple fait pour une girafe mâle de renifler une femelle était classé dans la case « intérêt sexuel ».
Mais si un mâle en grimpait un autre, dit-il, les scientifiques préféraient classer cela dans la catégorie « lutte pour le territoire » —même lorsqu’il y avait éjaculation.
Si tel est le cas, préviennent les responsables de l’exposition, cela signifie que ce total de plus de 1000 animaux chez qui de l’homosexualité a été observée va continuer d’augmenter dans les années à venir, à mesure que les observations vont se poursuivre.

L’homophobie contribue à la propagation du SIDA dans de nombreux pays : « l’épidémie continuera tant que les homosexuels ne pourront pas réclamer un traitement sans craindre pour leur sécurité ». Elton John.